<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773</id><updated>2011-08-21T11:45:03.107-04:00</updated><title type='text'>Les mains vides</title><subtitle type='html'>Parce qu'on n'est jamais contents de ce qu'on a et jamais trop certains de ce qu'on veut...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>111</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-7867077828348174956</id><published>2010-04-18T18:52:00.003-04:00</published><updated>2010-04-18T18:57:32.906-04:00</updated><title type='text'>Une nouvelle vie, un nouveau blogue</title><content type='html'>Après mûre réflexion, j'en suis venue à la conclusion que cet endroit ne me convenait plus, que je devais renaître ailleurs, autrement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous ai donc concocté un tout nouveau blogue, que vous viendrez visiter en grand nombre, je l'espère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j'ai pas mal de suite dans les idées, après &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les mains vides&lt;/span&gt;, eh bien, je vous offre mon nouveau cru: &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La bouche pleine&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://labouchepleine.blogspot.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plaisir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie B. la ressuscitée&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-7867077828348174956?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://labouchepleine.blogspot.com' title='Une nouvelle vie, un nouveau blogue'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/7867077828348174956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=7867077828348174956' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7867077828348174956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7867077828348174956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2010/04/une-nouvelle-vie-un-nouveau-blogue.html' title='Une nouvelle vie, un nouveau blogue'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1657830912011023585</id><published>2009-12-01T09:44:00.005-05:00</published><updated>2009-12-01T09:55:59.157-05:00</updated><title type='text'>ADIEUX</title><content type='html'>F. revient demain. J'en suis presque à compter les secondes me séparant de lui tellement j'ai hâte. En attendant son retour, j'essaie de me concentrer sur mon travail, lequel consiste à apporter les dernières retouches à mon roman. J'ai décidé d'en partager un nouvel extrait avec vous, que je considérais de circonstance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant, un extrait de ce fameux roman sera publié dans la prochaine édition de la revue &lt;a href="http://www.revuezinc.com/zinc_site_web-index_002.htm"&gt;ZINC&lt;/a&gt;, qui devrait sortir au courant des prochains jours. (Ne cherchez pas Sophie Beaudoin dans la liste des auteurs cependant, car vous risquez de chercher longtemps. Les plus perspicaces d'entre vous sauront découvrir quel est mon vrai nom en achetant la revue...) J'espère que vous serez nombreux à aller vous en procurer une copie. Je n'en retirerai pas plus de bénéfices, mais la revue oui, et il faut encourager les revues littéraires, surtout celles qui donnent la chance à de jeunes auteurs de se faire connaître. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_______________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ADIEUX&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce voyage tire à sa fin. Je n’ai pas prévu de date de retour, mais je sens qu’elle approche. Ce matin, à la librairie, c’est cette phrase que j’ai inscrite dans l’agenda : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pourquoi ici plutôt qu’ailleurs, puisque, à défaut d’être partout, exister sera toujours n’être que là, puis un peu plus loin, et enfin d’être nulle part ?&lt;/span&gt; Je pense que ce sont là des mots adéquats pour ce qui se termine. David a dû percevoir que certaines choses allaient changer dorénavant, que nous ne nous reverrions pas aussi souvent et peut-être même plus jamais – il avait une mine plutôt triste. Il m’a dit &lt;span style="font-style:italic;"&gt;c’est beau ce que vous portez aujourd’hui, ça vous va bien. &lt;/span&gt;J’ai répondu merci en souriant. J’avais ces vêtements sur le dos presque tout le temps. Mais aujourd’hui ils me vont bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai fait une dernière promenade dans les environs de l’hôtel. Cet endroit ne va pas me manquer, parce que je continuerai de le porter en moi encore longtemps. Je ne compte pas y revenir. Cette partie de la ville appartient réellement à un autre pays et il me coûterait trop cher d’y remettre les pieds. Il faut apprendre de ses erreurs, mais également de ses bons coups – éviter de reproduire les bonheurs anciens. La joie n’a de sens que maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie m’a servi un dernier repas tout à l’heure. J’en ai savouré chaque bouchée, en prenant bien soin d’en laisser une au fond de l’assiette, comme pour m’assurer qu’encore plusieurs bonnes choses m’attendraient, même après avoir conclu ce périple. Sylvie ne m’a rien chargé pour mon dîner – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;c’est la maison qui invite&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. La maison : un autre indice qui me forçait à croire qu’il était temps pour moi de rentrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai regagné la chambre pour aller faire mes bagages. Il ne me reste plus grand-chose de la vie précédente. Tant qu’à trimbaler une valise à moitié pleine, j’ai décidé de la vider complètement. J’ai laissé les quelques vêtements achetés à la friperie, le guide de la motocyclette et deux ou trois autres babioles dans la commode à côté du lit, n’ai conservé que les cartes postales et l’appareil photo. J’y ai fait tellement d’espace que la valise est maintenant ronde comme le ventre d’une femme enceinte et quand je colle l’oreille dessus, je peux entendre l’espoir qui grouille. Cette nuit sera ma dernière dans cette chambre. Cette nuit sera ma dernière tout court. Demain le jour commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Papa, c’est moi. Je voulais te dire, je reviens de voyage demain. J’aimerais bien pouvoir aller passer quelque temps chez toi. &lt;br /&gt;- Bien sûr, tu sais que tu es toujours la bienvenue. Tu veux que j’aille te chercher à l’aéroport ? Je peux me libérer sans problème, t’as qu’à me dire à quelle heure. &lt;br /&gt;- Merci papa, mais ça ne sera pas nécessaire. Je me suis déjà arrangée autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que les détails de mon retour sont réglés, ne me reste plus qu’à attendre que demain vienne. Pour la première fois depuis que je suis ici, j’aurais bien aimé regarder la télévision, pour graduellement revenir au monde, reprendre contact avec lui, sauf que la télécommande est toujours portée disparue. Mais parfois, c’est étrange, il suffit de penser à une chose ou à une personne pour qu’elle apparaisse. Je me lève pour aller déposer la valise près de la porte, qu’elle soit prête à partir, et j’entends un objet percuter le sol. Je regarde sous le lit et vois la télécommande faire comme si elle avait toujours été là. Moi qui ai fouillé partout à sa recherche, ouvert tous les tiroirs, toutes les portes d’armoire, vérifié dans la garde-robe, sous le lit au moins cinq fois, sans résultat. Elle devait être prise entre les draps et le matelas et c’est maintenant qu’elle décide de se libérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’en retiens qu’une chose : regarder sans chercher reste la seule manière de trouver.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1657830912011023585?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1657830912011023585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1657830912011023585' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1657830912011023585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1657830912011023585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/12/adieux.html' title='ADIEUX'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5817539751668268005</id><published>2009-11-23T22:12:00.003-05:00</published><updated>2009-11-23T22:55:50.860-05:00</updated><title type='text'>La première neige</title><content type='html'>F. est parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F. est le premier homme qui m'ait jamais donné envie de me marier. Je me suis toujours un peu foutue de la question matrimoniale, mais avec lui, je vois le fait d'officialiser notre union comme une possibilité envisageable. Comme quelque chose de beau, de grand, qui pourrait vraiment avoir un sens - que nous formons ensemble un tout dont la force va bien au-delà de nos énergies individuelles mises en commun. F. me donne envie d'être sa femme, de lui appartenir, juste un peu, mais d'être quand même à lui, dans mes défauts et mes extravagances. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait en Bretagne, sur une plage de Saint-Malo, durant la saison des hautes marées. Je porterais une robe très longue et très légère, mes cheveux bouclés flotteraient dans les airs, les bourrasques seraient violentes, aussi féroces que notre envie de nous embrasser, mais nous nous retiendrions, nous attendrions que le célébrant nous donne sa bénédiction avant de faire fondre nos lèvres ensemble. Le bas de ma robe serait tout mouillé, taché par le sel et les algues, mais peu m'importerait car F. déchirerait ma tenue une fois passé la porte de notre chambre d'hôtel, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;de toute façon&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ferions l'amour, ça sentirait le varech, la mousse, le large, le vent, le poisson et la terre humide, et nous jouirions en même temps, tandis qu'une vague immense viendrait se fracasser contre la fenêtre. Elle nous engloutirait et nous emporterait jusqu'à une île secrète, lieu de notre lune de miel. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Luna di miele&lt;/span&gt;, qu'on dit dans sa langue. Nous ne parlerions plus aucune langue. Nous n'en aurions plus besoin, nous serions mari et femme et les mots n'arriveraient plus jamais à exprimer à quel point nous nous aimons, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;de toute façon&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F. stimule en moi le désir irrépressible de foutre en l'air mes certitudes, de me jeter dans le vide, de m'abandonner à l'inconnu. Je veux lui faire confiance, le suivre partout où il ira, le croire lorsqu'il me dit que l'avenir est radieux et que la fin du monde n'est qu'une farce. Qu'il ne peut y avoir de fin du monde, parce que le monde c'est nous, et que nous sommes infinis. Avec F., je n'ai pas peur de mourir parce que je sais que dans la terre, je ne pourrai qu'être encore plus proche de lui: mon corps se décomposera dans le sien, nous réchaufferons la planète de nos cendres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand F. dort avec moi, je ferme tous les calorifères, je me glisse nue sous les couvertures et jamais je n'ai froid. F. est la vie au creux de mes reins et mes rêves sont tranquilles. Mais F. est parti. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F. est retourné chez lui, dans son pays blanc, rouge et vert comme Noël qui s'en vient. Lui aussi va s'en venir - s'en revenir: ce n'est qu'un petit voyage de quinze jours. Le temps d'embrasser la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;famiglia&lt;/span&gt;, de faire le plein de bouillon et de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pasatelli&lt;/span&gt;, de sentir que ses pieds ont encore des racines, de se reposer, se retrouver: après, c'est sûr, il va me revenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je compte les jours en chocolat. Je me suis fabriqué un calendrier de l'avant-Avant, comme je l'appelle. Chaque jour, je mange un chocolat d'une saveur différente et je fais le voeu que F. rentre à la maison sur le champ. Mon souhait ne se réalise jamais, mais le goût sucré sur ma langue me réconforte quand même: chaque bouchée me rapproche de lui. Il ne reste plus que neuf friandises dans la boîte. J'ignore ce que celle de demain goûtera. Aujourd'hui, l'absence de F. avait une saveur légèrement caramélisée - truffe chocolat et caramel, oui, c'est ça. Quand j'aurai mangé tous les chocolats, mes joues seront un peu plus dodues, mais c'est tant mieux: elles sauront ainsi mieux supporter le sourire qui s'étampera sur mon visage parce que le retour de F. sera imminent. J'irai peut-être à l'aéroport le chercher. Ou peut-être que j'attendrai simplement qu'il se présente chez moi. Je l'accueillerai dans ma maison en faisant comme s'il n'était jamais allé nulle part. Je porterai une robe très longue et très légère et peut-être qu'il comprendra ce que cela veut dire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'embrassera sur l'épaule, mordillera la bretelle de mon soutien-gorge et dehors il neigera. La première neige de l'année, comme des confettis qui crient tu nous as manqué. Et la neige n'arrêtera pas. Elle tombera tout décembre, et tout l'hiver, jusqu'au printemps, peut-être même juin. C'est que F. et moi n'aurons jamais cessé de nous embrasser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5817539751668268005?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5817539751668268005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5817539751668268005' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5817539751668268005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5817539751668268005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/11/la-premiere-neige.html' title='La première neige'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-4113748289649807072</id><published>2009-11-20T20:26:00.004-05:00</published><updated>2009-11-20T21:26:56.112-05:00</updated><title type='text'>Être né pour un petit-pain-blanc-pas-d'croûte</title><content type='html'>Tout à l'heure, j'étais à la pharmacie. Les bras chargés, je me suis placée dans la file pour payer. Devant moi, il y avait une dame d'une cinquantaine d'années, mais qui agissait comme une petite fille de huit ans. Elle souffrait visiblement d'un retard mental. Je dis souffrir, mais le mot est plus ou moins adéquat; cette femme ne souffrait pas, elle avait plutôt l'air de s'en foutre: elle était vivante et c'est tout ce qui comptait pour elle. Elle chantonnait en se dandinant sur ses pieds chaussés de bottes mauves. En bougeant ainsi, elle déplaçait l'air et ce dernier se chargeait de son parfum: un mélange de boule à mites, de gras de cheveux et d'humidité. Elle puait, mais elle s'en foutait. Elle ne le savait pas. Tout ce qu'elle savait c'est qu'aujourd'hui, c'était vendredi et que vendredi, c'est le plus beau moment de la semaine: c'est la journée où elle va au Jean Coutu pour s'acheter un deux litres de Pepsi et des gratteux. Céline. Elle avait l'air de s'appeler Céline. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Céline était accompagnée d'une femme plus âgée, qui devait être sa mère. Celle-ci avait l'air seulement une coche plus brillante que sa fille. Juste pour dire qu'elle pouvait s'occuper d'elle (à lire: lui acheter des plats congelés pour souper, les faire cuire dans le micro-ondes et lui mettre son film préféré dans le lecteur VHS). Jocelyne pourrait lui convenir comme nom. Jocelyne, elle, elle aime le vendredi parce qu'elle va faire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;valider&lt;/span&gt; ses billets de loto à la pharmacie - moment d'excitation intense qui lui donne même du mal à s'endormir le jeudi soir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois ses billets validés et déclarés non gagnants, Jocelyne s'en est évidemment procuré d'autres. Elle a dit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'vas vous en prendre trois autres ma belle p'tite madame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caissière lui a répondu:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il ne m'en reste plus de ceux-là... Ah! non, c'est vrai, vous, vous prenez ceux à 2$, pas à 5$. J'vous sors ça alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que la caissière sortait les billets de la pochette de plastique, Jocelyne s'est mise à rigoler et s'est lancée dans une tirade décousue:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben sûr que j'prends les billets à 2$, t'sais! J'suis pas pour prendre ceux à 5$, tu peux gagner des trop gros montants avec ceux-là, pis moi faut pas que j'gagne trop d'argent parce que si j'gagne trop d'argent, y vont me couper le B.S. (Rire aussi gras que les cheveux de Céline). J'te dis qu'y checkent pas mal ça au B.S., y te watchent, ça fait que j'suis mieux de pas prendre de chance pis de prendre juste des billets à 2$. Avec les billets à 2$, j'peux pas gagner beaucoup d'argent, ça fait que c'est correct, y me couperont pas mon B.S. (Rire encore, mais dans sa barbe cette fois. Parce que oui, Jocelyne a de la barbe et elle la rase.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette femme achète des billets de loterie dans l'espoir de ne &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pas&lt;/span&gt; gagner. Parce que si elle gagne, ils vont lui couper son bien-être social. Elle aurait le choix entre 1 million de dollars, là, maintenant, tout de suite, et 400$ par mois, elle prendrait les 400$ par mois. Parce que c'est rassurant de savoir qu'un montant fixe rentre dans son compte en banque à une fréquence régulière, parce que c'est plus facile de gérer un compte dans lequel il y a moins de zéro ou parce que si elle devenait millionnaire, elle n'aurait plus le droit d'habiter dans son HLM et que ça ne lui tente pas trop de déménager. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'elle aime bien le pain-blanc-enrichi-pas-d'croûte et que si elle était riche, elle serait obligée d'acheter du pain baguette, pour faire comme les vrais riches, mais elle n'aime pas ça le pain baguette, Jocelyne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jocelyne a quitté la caisse en continuant de rigoler et de se parler à elle-même. Céline a déposé son chargement de liqueur brune sur le comptoir et elle a demandé «Un Bingo s'il vous plaît» à la caissière, avec un enthousiasme débordant et un cheveu sur le bout de la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère que Céline ne grattera pas cinq cases en ligne et qu'elle ne criera pas «Bingo!», la bouche pleine de Pepsi. Ça décevrait beaucoup trop sa mère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-4113748289649807072?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/4113748289649807072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=4113748289649807072' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4113748289649807072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4113748289649807072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/11/etre-ne-pour-un-petit-pain-blanc-pas.html' title='Être né pour un petit-pain-blanc-pas-d&apos;croûte'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-4411537319819865605</id><published>2009-11-06T10:25:00.004-05:00</published><updated>2009-11-06T11:00:13.373-05:00</updated><title type='text'>Les noces de vent</title><content type='html'>F. et moi avons célébré notre premier mois officiel de couplage il y a quelques jours. Un grand événement. On a souligné la chose sobrement, avec beaucoup d'amour et une bonne bouteille de vin, tout simplement. Un mois, y'a pas de quoi en faire tout un plat, mais reste, en ce qui me concerne, ça tient presque du miracle et je peux déjà affirmer que c'est une de mes relations les plus longues. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un moment de pur romantisme, coupe à la main et regard mielleux dans les yeux, j'ai lancé à F. une assertion pas si eau-de-rose que ça:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai pensé à ça aujourd'hui et après un mois passé ensemble, à se voir pratiquement tous les jours, je ne t'ai toujours pas entendu péter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F. a souri. C'est pour ça que je l'aime: parce qu'il m'embrasse quand je dis des choses intelligentes et qu'il sourit quand j'en sors des stupides. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non mais c'est vrai! C'est quand même étonnant! Je suis presque en train de me demander si tu as un intestin ou si tu ne serais pas plutôt un robot dépourvu de système digestif qui synthétise les aliments selon un procédé très complexe d'auto-combustion...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, F. m'a embrassée. Pourtant, ce n'était pas particulièrement intelligent ce que je venais d'énoncer, mais bon, peut-être qu'il faisait juste m'aimer et qu'il avait envie de me le démontrer physiquement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de la bouteille de vin est arrivée, ainsi que la fin de la soirée; on est allé se coucher en forme de cuillère en porcelaine et on s'est endormi, main dans la main, trop fatigué et trop saoul pour faire l'amour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de la nuit, je me suis réveillée, j'avais chaud; je me suis retirée de notre étreinte symbiotique, suis allée boire un verre d'eau et ai regagné le lit. F. avait profité de mon absence pour se retourner et se coucher sur le côté gauche, signe que c'était à mon tour de le spooner (je déteste ce mot mais je l'emploie tout de même, faute de mieux). J'ai entouré F. de mes bras et l'ai serré très, très fort, mais jamais autant que je l'aurais voulu, parce que mon amour est trop grand pour que je puisse le résumer dans une accolade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudainement, j'ai entendu un petit bruit sec et senti un vent chaud et humide sur ma cuisse. F. venait de me péter dessus - ou peut-être qu'il faisait juste m'aimer et qu'il avait envie de me le démontrer physiquement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F. a lâcher une flatulence sur ma jambe, tandis qu'il dormait d'un sommeil béat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La remarque que je lui avais faite plus tôt dans la soirée n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd - ni dans les intestins d'un robot qui ne pète pas. C'est comme si le fait d'avoir abordé ce sujet avait désamorcé un tabou dans l'inconscient de F. et qu'à partir de ce moment, son ça, son moi et son surmoi s'étaient dit: ça va les gars, dorénavant, on peut ouvrir les valves et les sphincters. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai ri. Dans la nuit humide et odorante, j'ai ri toute seule et je me suis rendormie, à bout de rires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un an, on dit qu'un couple célèbre ses noces de coton; après deux, ce sont les noces de cuir; cinq ans, celles de bois et à vingt-cinq, on souligne les noces d'argent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déclare officiellement qu'après un mois, un couple fête ses noces de pet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-4411537319819865605?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/4411537319819865605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=4411537319819865605' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4411537319819865605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4411537319819865605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/11/les-noces-de-vent.html' title='Les noces de vent'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5025658690312369216</id><published>2009-10-23T10:12:00.002-04:00</published><updated>2009-10-23T11:18:10.258-04:00</updated><title type='text'>H1N1, STM et autres complots</title><content type='html'>Je ne suis pas particulièrement adepte de la théorie du complot, mais n'empêche, des fois, je ne peux pas faire autrement que de croire à une conspiration. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'avais rendez-vous avec F. J'habite à 15 minutes de vélo de chez lui, mais comme il faisait un peu &lt;a href="http://www.meteomedia.com/your_weather/details/998/1567346/first_snow/upload/?ref=ccbox_homepage_top_title"&gt;frisquet&lt;/a&gt;, j'ai opté pour l'autobus, grâce auquel j'arrive normalement à destination en une demi-heure. Mais quelqu'un, quelque part, a dû se dire que &lt;a href="http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/10/la-fin.html"&gt;ma vie manquait de piquant par les temps qui courent&lt;/a&gt; et a décidé d'ajouter de l'imprévu à mon quotidien devenu trop parfait; ce quelqu'un s'est arrangé pour que l'autobus ne passe pas. Et quand je dis «pas», je veux dire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;jamais&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais comme dans «ça-fait-trente-minutes-que-j'attends-je-suis-aussi-bien-de-ne-pas-bouger-d'ici-et-de-continuer-à-poireauter-encore-quelques-instants-il-va-finir-par-arriver-pas-le-choix-ça-fait-déjà-deux-autobus-qui-sont-censés-être-passés-y'en-a-immanquablement-un-des-deux-qui-va-amener-son-gros-derrière-qui-roule-au-biodiesel-bazouelle-mais-non-on-dirait-que-je-rêve-en-couleurs-ça-fait-maintenant-quarante-cinq-minutes-que-je-fais-le-pied-de-grue-comme-un-flamant-rose-et-y'a-toujours-aucun-mastodonte-essetéhemmien-qui-semble-vouloir-se-profiler-à-l'horizon-mais-qu'est-ce-qu'ils-foutent-saint-ca****-c'est-pas-normal-y'a-sept-autobus-qui-me-sont-passés-dans-la-face-en-sens-inverse-sont-pas-supposés-revirer-de-bord-rendus-au-bout-de-la-ligne-eux-et-venir-me-chercher-parce-que-là-je-commence-à-avoir-foutrement-froid-aux-pieds-je-m'étais-habillée-chaudement-mais-chaudement-pour-dix-ou-quinze-minutes-d'attente-pas-une-heure-sacrifice-en-tout-cas-je-ne-suis-pas-toute-seule-à-me-les-geler-le-p'tit-cul-qui-est-dans-l'abribus-depuis-encore-plus-longtemps-que-moi-et-dont-je-ne-saurais-dire-s'il-s'agit-d'un-gars-ou-d'une-fille-tellement-il-a-le-hipster-profondément-androgyne-le-pauvre-avec-son-V-Neck-bien-échancré-ses-petits-souliers-de-toile-super-cool-dans-le-sens-super-pas-chaud-et-son-manteau-volé-dans-la-garde-robe-de-sa-tante-il-a-l'air-de-se-les-geler-encore-plus-que-moi-mais-ça-ne-me-console-pas-QU'EST-CE-QUI-SE-PASSE-EST-CE-QU'ON-POURRAIT-M'EXPLIQUER?!?!!!???!-?????-!!!!-les-bus-tombent-dans-un-ravin-au-bout-du-trajet-c'est-quoi-ou-peut-être-que-tous-les-chauffeurs-ont-décidé-de-se-rassembler-là-bas-et-de-s'improviser-un-cinq-à-sept-entre-collègues-c'est-jeudi-après-tout-ils-ont-bien-raison-c'est-jeudi-il-est-rendu-sept-heures-les-cinq-à-sept-sont-terminés-et-F.-doit-vraiment-se-demander-ce-que-je-fous». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais comme dans D'LA MARDE OSTIE, JE SUIS PAUVRE, MAIS JE ME PAYE UN TAXI.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le taxi, pendant que je tentais de me défrigorifier, comme une &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=5RL56shMwM8"&gt;morue sortie du congèl&lt;/a&gt; après avoir passé huit mois entre un pot de crème glacée plein de frimas et un plat de margarine rempli de sauce à spagh de maman, pendant que le chauffeur me parlait d'élections municipales et de corruption, pendant que les voitures devant nous refusaient d'avancer et que les chiffres sur l'odomètre continuaient de gonfler, pendant tout ce temps-là, oui, j'ai réfléchi. Et j'ai compris. Que c'était un putain de complot. Que la STM était de mèche avec les compagnies pharmaceutiques, qu'elle s'était arrangée pour que tous ses autobus aient du retard afin que ses usagers prennent froid, et qu'ainsi leur système immunitaire soit affaibli, et qu'ils attrapent la grippe H1N1, et qu'ils aillent faire des réserves de Tamiflu au Jean Coutu, et que Merck Frosst s'en mette plein les poches, et que&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-municipales/montreal/200910/22/01-914147-bernard-trepanier-monsieur-3.php"&gt; Bernard Trépanier se garde un 3%&lt;/a&gt; de bénéfices tant qu'à faire. Mais je vais résister. Ils ne m'auront pas. Je ne me ferai pas vacciner contre la grippe A. Jamais. Jamais comme dans «ça-fait-trente-minutes-que-j'attends-je-suis-aussi-bien-de-ne-pas-bouger-d'ici-et-de-continuer-à-poireauter-encore-quelques-instants-il-va-bien-finir-par...»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que j'ai eu encore plus froid que je ne le pensais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5025658690312369216?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5025658690312369216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5025658690312369216' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5025658690312369216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5025658690312369216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/10/h1n1-stm-et-autres-complots.html' title='H1N1, STM et autres complots'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-7984517598815024665</id><published>2009-10-14T09:20:00.002-04:00</published><updated>2009-10-14T10:42:45.211-04:00</updated><title type='text'>La fin</title><content type='html'>Il fallait s'y attendre. Un prince charmant reste rarement charmant bien longtemps; son naturel aura tendance à revenir au galop et à dépasser haut la main son cheval blanc. Après à peine deux semaines de relation officielle, F. n'était déjà plus l'homme merveilleux que je vous ai présenté &lt;a href="http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/10/le-bruit-du-sel-casse.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. C'était trop beau pour être vrai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, nous avons passé une superbe fin de semaine en amoureux. F., généreux comme mille missionnaires catholiques en Afrique, avait décidé de me payer la traite. « Pour célébrer notre amour, ma chérie », qu'il disait, des flammes rouge passion et jaune soleil dans les yeux. Aucun homme ne m'avait jamais parlé comme F. me parlait - que des mots doux, sensuels et sincères. C'est du moins ce que j'aurais voulu croire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, tout le week-end, c'était la grosse vie. Je me sentais comme une star d'Hollywood (avec quelques livres en plus et quelques paparazzi en moins): le samedi soir, F. nous a acheté des huîtres et du champagne, qu'on a savourés en se regardant dans le blanc des yeux et en jouant du pied sous la table. On a fait l'amour trois fois de suite, langoureusement, aphrodisiaquement, extraordinairement, voluptueusement. La nuit a été courte, mais l'espace de ces quelques heures, je me suis sentie éternelle. On s'est endormi imbriqué l'un dans l'autre. On se serrait tellement fort que j'étais convaincue qu'au réveil, on ne pourrait plus se déprendre de cette étreinte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche matin, les yeux collés et les épidermes soudés, on a fini par se lever. F. a tenu à ce qu'on aille se promener sur la montagne, pour respirer l'air frais de l'automne et crier à la ville entière, du haut de son toit, qu'on s'aimait. Armé de cafés au lait, on se baladait bras dessus, bras dessous, laissant derrière nous une traînée d'étoiles. On a escaladé le Mont-Royal, en faisant une pause tous les quatre pas pour s'embrasser et mélanger nos haleines chaudes et caféinées. Une fumée blanche en forme de coeur s'évadait de nos bouches. Une fois rendus au sommet, on s'est tu pour admirer la vue. F. et moi, silencieux devant la ville; on s'aimait et le monde à nos pieds avait l'air d'un lieu où le bonheur était devenu possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est descendu de notre nuage pour aller déjeuner. F. m'a traînée dans un resto hyper chic - mimosa, frittatas aux tomates du jardin, herbes fraîches, yogourt crémeux, fruits sculptés et pain frais. On s'est régalé, pendant que notre amour faisait de la condensation dans la baie vitrée à côté de la table. La facture est arrivée, F. s'est chargé de tout payer, évidemment. Je me suis demandée pendant un instant où il prenait tout cet argent, lui qui n'est ni cadre d'entreprise, ni homme d'affaire, ni médecin, ni avocat. Mais on s'en fout. F. est F., c'est tout, il n'a pas besoin d'un titre glorieux pour que je l'aime et sa générosité est encore plus appréciable parce que justement, il s'agit d'un véritable don, puisqu'il n'a rien ou presque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, je suis allée aux toilettes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revenant de la salle de bains, tout s'est effondré d'un seul coup. J'ai surpris F. les culottes baissées et la main dans le sac. Dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mon&lt;/span&gt; sac. F. fouillait dans mon porte-feuille, sans vergogne. Je l'ai vu sortir un billet de 20$. Il l'a fourré dans sa poche de jeans. Ses beaux jeans griffés. F. s'habille tellement bien. Il a vraiment du style et c'est une chose qui m'avait beaucoup charmée au départ. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gifle que je lui ai foutue, en plein visage, en plein milieu du restaurant, en plein quand je croyais que j'avais trouvé l'homme de ma vie, en plein quand j'étais heureuse, cette gifle-là aussi, elle avait du style.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai repris mes cliques et lui ai laissé mes claques. J'ai quitté le resto en trombe. J'ai cessé de courir seulement lorsque mon asthme a menacé de m'envoyer à l'hôpital, quelques deux kilomètres plus loin. La gorge me brûlait. L'amour qui, plus tôt, faisait de la condensation dans la fenêtre, en faisait maintenant dans mes yeux. Il faisait froid, l'eau a gelé à mes pieds. J'étais figée là, les deux bottines prises dans la glace. Comment avais-je pu être si idiote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux semaines, je me trouvais particulièrement étourdie. Je retirais de l'argent au guichet et le dépensais sans trop m'en rendre compte. Les billets verts flambaient entre mes doigts, se transformaient en cendres grises. Je mettais ça sur le compte de l'amour. Je croyais que c'était lui qui brûlait tout, mes neurones et le papier. Que ma tête était trop occupée à aimer F. et qu'elle ne portait plus attention aux gestes qu'elle posait, qu'elle n'était pas attentive aux dépenses qui s'accumulaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité, c'est que l'amour me volait littéralement mon argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin. C'est de cela qu'elle a l'air - la fin de l'amour, la fin de mon espoir, la fin de F. et moi. En fait non: c'est de ça qu'elle &lt;span style="font-style:italic;"&gt;aurait eu&lt;/span&gt; l'air. Dans mon ancienne vie, dans ma vie de Sophie Beaudoin qui se prend pour Sophie Paquin, dans ma vie en dédales et en creux de vague, c'est ainsi que se seraient terminées les choses. C'est le genre d'histoire à laquelle je vous ai habitués. Et j'ai voulu vous en donner pour votre argent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai voulu vous raconter ce que vous aviez envie d'entendre: un récit triste mais croustillant, douloureux mais palpitant, pathétique mais réconfortant. Parce que c'est ce que le public aime: les mésaventures, la malchance, la déception, la cruauté. On dit «je suis heureux pour toi», mais ce qu'on voudrait réellement signifier c'est «pourquoi tu es heureuse et pas moi?». J'ai voulu vous laisser croire pendant un instant que vos souhaits jaloux et inavouables s'étaient réalisés. J'ai voulu votre bonheur, quoi. Mais je suis bien obligée de vous décevoir, au final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que la vérité vraie, c'est qu'avec F., chaque jour est plus merveilleux que le précédent, qu'il ne m'a rien volé, sauf peut-être quelques baisers, et que j'ai réellement l'impression, pour la première fois, que c'est la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de l'époque des catastrophes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-7984517598815024665?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/7984517598815024665/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=7984517598815024665' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7984517598815024665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7984517598815024665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/10/la-fin.html' title='La fin'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-6810008561157677898</id><published>2009-10-07T14:02:00.002-04:00</published><updated>2009-10-07T14:07:15.730-04:00</updated><title type='text'>LA MAIN DROITE</title><content type='html'>Un extrait de mon roman. Y'avait longtemps, non? Moi-même, ça faisait plus d'un mois que je n'y étais pas retournée à ce texte, trop prise ailleurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis heureuse d'en relire des passages et de ne pas trouver ça trop mauvais! À vous de juger maintenant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.B. Les plus attentifs d'entre vous remarqueront que ce chapitre est inspiré d'une histoire que j'avais déjà racontée sur ce blogue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;______________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA MAIN DROITE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une note laissée sur le réfrigérateur – café frais, croissants, jus d’orange, rentrerai tard. Papa est parti très tôt pour le travail, la maison est froide; il tient toujours la température des pièces au minimum. Le froid est dans nos têtes qu’il prétend. Il y a quelque chose de poétique dans cette façon de nier la réalité, les sensations. Deux paires de bas de laine aux pieds, je me dis que ce serait bien parfois si la poésie ne se contentait pas de réchauffer le cœur, mais aussi les orteils, au passage. Pourquoi papa s’obstine à garder cette maison trop grande pour lui? On partage la même peur, au fond : celle de quitter un corps connu par cœur. Appelle-moi s’il y a quoi que ce soit, que mentionnait aussi la note – ce que je fais. J’ai besoin d’une conclusion à la discussion que nous avons entamée hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux te poser une question?&lt;br /&gt;- Bien sûr.&lt;br /&gt;- Personnelle.&lt;br /&gt;- Ok.&lt;br /&gt;- Pourquoi tu as trompé maman?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Parce que tu ne l’aimais plus? Que tu ne la trouvais plus attirante? Que c’était plus fort que toi? &lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Pourquoi?&lt;br /&gt;- Écoute, je ne suis pas sûr de pouvoir répondre à cette question.&lt;br /&gt;- Tu ne connais pas la réponse toi-même, c’est ça?&lt;br /&gt;- Peut-être. Mais… c’est surtout que… j’ignorais que tu savais tout ça. C’est ta mère qui t’as raconté?&lt;br /&gt;- Papa, j’avais onze ans quand c’est arrivé. J’étais jeune, pas stupide. &lt;br /&gt;- Ce n’est pas ce que je voulais dire. Tu me prends un peu au dépourvu. &lt;br /&gt;- Une fois, c’était un dimanche après-midi, je m’en souviens, tu pleurais dans ta chambre. Je crois que tu parlais à ton frère. Tu t’accusais d’avoir bousillé ton mariage. Je passais dans le corridor, la porte était entrebâillée. J’ai entendu.&lt;br /&gt;- Je m’excuse.&lt;br /&gt;- Pourquoi?&lt;br /&gt;- Que tu aies appris ça. De cette manière. Et de l’avoir fait. Je m’excuse.&lt;br /&gt;- Ce n’était pas le but de ma question, mais d’accord.&lt;br /&gt;- Tu as trompé ton copain?&lt;br /&gt;- Non. Je ne sais pas. Je crois que je vais partir, pour un petit bout de temps. J’en ai besoin. &lt;br /&gt;- Tu peux rester à la maison tant que tu veux. &lt;br /&gt;- Oui, mais ça ne sera pas suffisant. Je te rappelle bientôt, promis.&lt;br /&gt;- Je t’aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que j’éloigne le téléphone de mon oreille, un aveu lancé, comme une fusée un jour où l’univers est clément et le soleil au zénith. Je comprends son sens au moment où le combiné touche la base de l’appareil. L’explosion des moteurs empêche de réfléchir. L’univers c’est trop grand, on va se perdre. Pas pu lui dire moi aussi. Jusqu’à aujourd’hui, ma seule main gauche suffisait pour marquer le nombre de fois où je l’avais entendu prononcer ces mots. Dorénavant, il me faudra également utiliser la droite pour tenir le compte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-6810008561157677898?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/6810008561157677898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=6810008561157677898' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6810008561157677898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6810008561157677898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/10/la-main-droite.html' title='LA MAIN DROITE'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-6929276882741373053</id><published>2009-10-02T15:07:00.002-04:00</published><updated>2009-10-02T15:29:57.001-04:00</updated><title type='text'>Le bruit du sel cassé</title><content type='html'>J'ai rencontré quelqu'un. De manière complètement inattendue et inespérée, comme un roman de Réjean Ducharme, oui, comme un autobus qui passe à l'avance par un froid de canard, comme un remboursement d'impôt déposé directement dans notre compte alors que le comptable nous avait plutôt dit que nous devions de l'argent au gouvernement cette année, comme toutes ces choses improbables, j'ai rencontré quelqu'un. Quelqu'un en qui j'ai envie d'avoir confiance, quelqu'un qui ne me traite pas comme une traînée, ni comme une petite fille, ni comme un tas de merde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'en sommes qu'à des balbutiements de relation, tout ça est encore très jeune, très frais, très fragile aussi probablement, mais comme la façon dont les choses commencent avec une personne est généralement très représentative de la tangente que risquent de prendre nos rapports avec celle-ci, j'ai grand espoir que tout ce bonheur et cette facilité perdurent. Vraiment, tout cela arrive juste à point, car j'étais sur le bord de devenir cynique et désillusionnée, moi qui exècre pourtant les pessimistes désabusés. Je me réconcilie donc peu à peu avec la gent masculine, grâce à l'un de leur digne représentant, que je nommerai ici F., et qui a su me prouver que le trou-de-cuisme n'était pas une caractéristique commune à tous les hommes, que certains avaient réussi à échapper à la malédiction du salaud à leur naissance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F. m'a invitée à souper chez lui hier. J'ai été reçue avec les mêmes honneurs que ceux auxquels doit avoir droit la princesse de Monaco lorsqu'elle rend visite à la gouverneure générale du Canada - bon, ça n'arrive probablement pas si souvent, mais justement, moi non plus, ça ne m'est pas arrivé souvent qu'un homme me convie à partager sa table d'une façon si raffinée et délicate! Tartare et mousseux un soir de semaine, il n'y avait rien de trop beau pour F. le romantique. Plus que toutes ces saveurs délectables qu'il a su mettre dans mon assiette, mon plus grand plaisir fut en fait de le regarder cuisiner avec soin et minutie. Sa manière de faire craquer le sel de mer entre ses doigts, pour ensuite le saupoudrer au-dessus de la chair de poisson crue... Ce son, fin et transparent, j'ignore pourquoi, il m'a réconfortée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus aucune musique ne saurait remplacer à mes oreilles le bruit du sel cassé entre les doigts de F.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-6929276882741373053?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/6929276882741373053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=6929276882741373053' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6929276882741373053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6929276882741373053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/10/le-bruit-du-sel-casse.html' title='Le bruit du sel cassé'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1330036636893654218</id><published>2009-09-22T15:25:00.001-04:00</published><updated>2009-09-22T15:26:51.564-04:00</updated><title type='text'>La cloche</title><content type='html'>Il est 15h15: la cloche de l'école primaire tout près de chez moi vient de sonner. Je ne les entends pas, mais je les imagine: les enfants affluent dans le corridor, dans un chaos naïf et enjoué; ils se bousculent, rigolent, cherchent leur boîte à lunch; l'un d'eux, avec ses espadrilles pleins de boue, pile sur le bricolage de son petit voisin, lequel se met à chigner, en argumentant que c'était un cadeau pour sa petite soeur; l'institutrice règle le conflit, apprend aux deux bambins la valeur des mots «pardon» et «accident».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la vie, il n'est question que de cela au fond: pardonner au hasard la douleur qu'il nous inflige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enfants ont enfilé leur manteau coupe-vent, leurs bottillons coupe-pluie et leur chapeau coupe-clapet-de-maman-qui-ne-cesse-de-répéter-couvre-toi-c'est-l'automne-maintenant; ils ont récupéré leur sac, et les voilà prêts à rentrer à la maison - collation en attendant que les adultes préparent le souper, leçons, un peu de télévision, un spaghetti qu'il faut absolument terminer si on veut avoir son dessert, un bain, une histoire, un sommeil bien mérité. Demain tout recommencera et ils seront encore heureux sans le savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bonheur est de la même famille que l'humilité: il appartient à ceux qui ignorent qu'ils le possèdent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1330036636893654218?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1330036636893654218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1330036636893654218' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1330036636893654218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1330036636893654218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/09/la-cloche.html' title='La cloche'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-8933598869709728537</id><published>2009-09-17T09:47:00.003-04:00</published><updated>2009-09-17T10:04:24.778-04:00</updated><title type='text'>La norme</title><content type='html'>La semaine passée, dans un élan de motivation digne d'une conférence de Marcel Leboeuf, je me suis inscrite au gym. Hier, j'ai passé ce qu'ils appellent le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fit Test&lt;/span&gt;, mais qu'ils devraient plutôt intituler le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Shame Test&lt;/span&gt;, parce que c'est bien une face de honte que la plupart des gens affichent en sortant du minuscule bureau d'évaluation. Le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fit Shame Test&lt;/span&gt; a pour but de déterminer à quel point on est (ou pas, fort probablement) en forme. N'ayant jamais été très sportive, je ne m'attendais pas à des résultats incroyables. J'avais tort: les résultats furent incroyables, juste pas dans le bon sens du terme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme de fait, je suis loin d'être dans la catégorie grande athlète; on pourrait plutôt me classer dans la section des obsèses-nomades-flasques-et-pas-en-santé. Ok, pas tant que ça, mais quand même, à les écouter, je suis presque sur le bord de crever, ce qui me fait penser: si jamais je meurs dans les prochains mois, à cause de complications dues à toute cette graisse qui est la mienne, est-ce que ma succession devra continuer de payer mon abonnement au gym? S'ils ont un minimum d'empathie, ils effaceront mon ardoise, mais bon, j'ai bien dû constater que l'empathie n'est pas leur fort, au gym: selon leur grille, leurs statistiques, leurs normes, leur ordinateur et plein d'autres éléments pas du tout remplis d'empathie à mon égard, mon corps a 42 ans. Épargnez-moi Grand Dieu: j'en ai 26. Mon corps a 16 ans de plus que moi. J'ai toujours cru que j'étais plus vieille que mon âge, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tellement&lt;/span&gt; sage et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tellement&lt;/span&gt; mature: j'en ai eu la preuve scientifique. Finalement, je pourrais bien perdre un peu en maturité, ça ne me ferait pas de tort. (Anyway, semble-t-il que les jeunes filles inexpérimentées et un peu sottes pognent plus avec les garçons.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours selon les normes fit-shame-testiennes, une femme doit avoir une taille qui ne dépasse pas 84 cm; au-delà de cela, c'est dangereux pour sa santé cardio-vasculaire (en d'autres mots: c'est une grosse torche). Ma taille fait 83 centimètres, fiouh. Je suis à 1 cm d'être une baleine. Le plus drôle, c'est que les monsieurs et les madames (surtout des monsieurs, j'en suis convaincue) qui décident de ces fameuses normes ont établi que cela devait changer, que 84 cm, c'était encore trop gros; ils vont bientôt descendre le «maximum taillesque» à 80 cm, m'a avertie la kinésio. Donc, dans quelques semaines, quand la nouvelle norme sera effective, je serai officiellement une femme-éléphant. Et mes chances de mourir d'un malaise cardio-vasculaire seront plus élevées. Soudainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La norme, c'est officiellement n'importe quoi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-8933598869709728537?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/8933598869709728537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=8933598869709728537' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8933598869709728537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8933598869709728537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/09/la-norme.html' title='La norme'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1232877812653061653</id><published>2009-09-05T19:08:00.004-04:00</published><updated>2009-09-05T19:18:18.085-04:00</updated><title type='text'>Pareil comme dans Trauma, Fabienne Larouche en moins</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire numéro deux, ou quoi faire pour être sûre de ne jamais sortir avec un beau docteur à l’accent allemand et aux mains habiles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choc dû au fait d’entrer front premier dans le torse du beau docteur Dinkelmann, en dévalant les escaliers sans regarder où j’allais, m’a rendue bègue l’espace de quelques minutes. Je répétais chaque mot trois fois et ça tombait mal parce que tous les mots que je disais étaient cons. Un médecin, c’est intelligent, mais pas toujours compréhensif : il n’a pas été capable de décortiquer mon langage redondant et de saisir que j’essayais simplement de lui dire bonsoir. Il m’a fait un sourire pressé, m’a tassée gentiment de sa route et l’a poursuivie, concentré sur le dossier médical d’un patient probablement poilu, bedonnant et cardiaque. Personnellement, je trouve que mon profil est beaucoup plus intéressant que celui-là, mais bon, le docteur n’en avait que pour sa paperasse médicale et son sauvage de vie. Je n’allais certainement pas tolérer de passer ainsi inaperçue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma bouche a finalement été capable d’enfiler 13 syllabes sans s’enfarger et a crié : «Docteur Dinkelmann, vous ne me reconnaissez pas ?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était certainement la question la plus idiote que je pouvais trouver. Évidemment qu’il ne me reconnaissait pas : les hôpitaux sont débordés, les gens couchent sur des civières dans les corridors, Dinkelmann doit travailler 18 heures par jour et voir tout autant de personnes défiler quotidiennement sur sa table d’opération. Qui plus est, quand il m’a opérée, j’avais un drap bleu qui me recouvrait la face, bref, il aurait beau avoir une super mémoire des visages, il a à peine entrevu le mien. Mon sein droit est la seule partie de mon corps qu’il a eu la chance d’observer avec attention. J’ai failli répéter ma question en levant mon t-shirt pour lui montrer la cicatrice qu’il m’a faite, voir si là il m’aurait reconnue, mais je me suis abstenue. À vrai dire, je n’ai pas eu besoin de répéter, le beau Docteur avait bien entendu ma ridicule interrogation et elle lui avait chatouillé la curiosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous me dites vaguement quelque chose. Désolé, j’ai une piètre mémoire visuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a utilisé le mot «piètre». Avec son accent allemand absolument irrésistible, il a utilisé le mot «piètre». C’est un de mes mots préférés. C’est sûr que c’est un signe. Voilà ce que je me disais dans ma petite tête. La collision de ma boîte crânienne sur sa cage thoracique avait probablement fessé plus fort que je ne le croyais : je me mettais innocemment à croire au destin et à voir des signes là où il n’y avait que des voyelles et des consonnes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je, je, je… Vous, vous, vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me suis remise à bégayer. Pauvre cruche. Comment se fait-il que je perdais autant mes moyens devant ce bellâtre au timbre de voix délicieux ?! Je n’avais jamais souffert de foulure de la langue avant. Habituellement, je ne l’ai pas dans la poche, cette langue : pourquoi, là, à ce moment précis, elle a décidé de se transformer en pâte à modeler à senteur de melon d’eau ? Faut croire que le Docteur aime ça la plasticine et/ou le melon d’eau : il a ri. J’ai vu ses belles dents blanches et sa luette bien rose. Maudit, même sa luette est sexy. Je me suis détendue un peu et j’ai fini par dire ce que j’avais à dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous m’avez opérée, en novembre dernier. &lt;br /&gt;- Oh. Je vois. &lt;br /&gt;- Vous avez fait une maudite belle job, la cicatrice guérit super bien.&lt;br /&gt;- Content de l’entendre. C’est toujours plaisant de savoir que notre travail est apprécié et a servi à quelque chose. Je dois y aller. Bonne soirée.&lt;br /&gt;- Attendez !&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- Vous finissez à quelle heure ?&lt;br /&gt;- Je ne le sais pas, je n’étais même pas censé travailler aujourd’hui, mais c’est la folie à l’hôpital depuis trois jours.&lt;br /&gt;- Vous pourriez pas venir prendre un café dans le hall avec moi ? &lt;br /&gt;- Pas vraiment non. Vous m’avez l’air bien sympathique, mais je ne sors pas avec mes patientes.&lt;br /&gt;- Ben là, c’est pas vraiment comme si on «sortait», t’sais, on prendrait un café à l’intérieur de l’hôpital !&lt;br /&gt;- Je veux bien, mais ça resterait pas très éthique. Et puis je peux encore moins «ne pas sortir» avec une patiente sur mes heures de travail !&lt;br /&gt;- Mais là, j’sais pas si vous vous souvenez, mais au départ, ce n’était pas vous qui étiez censé m’opérer, c’était un autre chirurgien, mais il était en retard. Bref, je n’étais pas vraiment &lt;span style="font-style:italic;"&gt;votre&lt;/span&gt; patiente, mais plutôt sa patiente à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;lui&lt;/span&gt; et vous, vous avez accepté de lui rendre service en prenant mon cas en charge, mais au fond…&lt;br /&gt;- Pourquoi vous voulez tant aller prendre un café avec moi ?&lt;br /&gt;- J’sais pas… Mais on peut boire autre chose que du café si vous voulez ? &lt;br /&gt;- Écoutez… Écoute… Je te peux te tutoyer ?&lt;br /&gt;- Bien sûr ! C’est bon signe, me tutoyer…&lt;br /&gt;- Tu m’as l’air très charmante, mais…&lt;br /&gt;- Mais tu ne peux pas, c’est beau…&lt;br /&gt;- Désolé…&lt;br /&gt;- Non, non, ça va, je suis habituée de me faire repousser par les hommes !&lt;br /&gt;- Écoute, je ne fréquente pas mes patientes, mais je n’ai aucun problème à fréquenter des filles rencontrées dans mon bar préféré, si tu vois ce que je veux dire…&lt;br /&gt;- Et c’est quoi ton bar préféré ?&lt;br /&gt;- J’aboutis souvent aux Verres stérilisés, après mes quarts de travail qui finissent en trois-quarts de travail la plupart du temps ! C’est juste de l’autre côté du parc, c’est sur mon chemin pour rentrer à la maison alors… &lt;br /&gt;- Je vois…&lt;br /&gt;- Bonne soirée pour vrai maintenant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes jambes étaient rendues encore plus pâteuses que ma langue. Si elles avaient pu bégayer elles aussi, elles l’auraient fait. Mais des jambes, ça ne bégayent pas. Et moi, ma vie, elle n’est jamais simple, même quand elle veut bien me donner l’impression que pour une fois les choses vont se dérouler dans la joie, la bonne humeur, le crémage au chocolat et les confettis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait un mois que je force mes amis à sortir aux Verres stérilisés tous les jeudis-vendredis-samedis-dimanches-et-parfois-même-le-lundi-mardi-mercredi, au cas où le bout du nez du beau Docteur déciderait de s’y pointer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule blouse blanche que j’ai croisée dans ce bar jusqu’à présent, elle était jaune sous les aisselles, puait la cigarette et appartenait à un quinquagénaire mal rasé, saoul mort et désespéré qui était prêt à me donner dix piasses pour que je lui donne un bec sur la joue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1232877812653061653?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1232877812653061653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1232877812653061653' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1232877812653061653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1232877812653061653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/09/begue-et-biere-sans-alcool.html' title='Pareil comme dans Trauma, Fabienne Larouche en moins'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-6683068751082280088</id><published>2009-09-03T21:47:00.003-04:00</published><updated>2009-09-03T22:50:09.307-04:00</updated><title type='text'>Christian Slater et moi</title><content type='html'>Bon, je crois que j’ai assez fait durer le suspens. Avant de me faire arracher la tête par une horde de lecteurs assoiffés de sang et de potins décadents, il vaudrait mieux que je vous raconte les détails de mes dernières mésaventures. J’ai laissé trop d’histoires en plan ici et je ne sais plus trop par où commencer. Le début serait sûrement une bonne chose, mais j’ignore exactement où tout ça a pris naissance. Probablement dans un gros tas de merde fumant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La merde, c’est comme tout le reste, pour mettre de l’ordre dedans, il faut procéder logiquement, étape par étape. Sans oublier d’enfiler des gants avant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Histoire numéro un : Nate, alias le New Yorkais allergique aux chats &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai été une bitch. Vraiment. J’ai fait un homme de moi-même et j’ai agi lâchement. Heureusement, pour ma défense, je peux invoquer mon manque réel de couilles. C’est vrai, regardez entre mes deux jambes, je n’en ai pas. La nature m’a ainsi faite. Je n’ai pas de couilles, pas de cœur et beaucoup honte : j’ai abandonné Nate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain de son entrée catastrophique à l’urgence, je suis retournée le chercher à l’hôpital. Les médecins m’avaient dit qu’ils lui donneraient son congé en fin d’avant-midi. Me suis pointée là avec ses affaires et l’honnête intention de le ramener gentiment à sa chambre d’hôtel. À chaque marche que j’empruntais, ma bonne foi s’estompait. Rendue à l’étage de sa chambre, mon niveau d’empathie avait atteint un seuil exagérément bas. Puis je l’ai vu. Nate était au bout du corridor, dans sa jaquette bleue qui laisse entrevoir le croupion. Il parlait avec une infirmière dans son français tellement cassé qu’on aurait envie de lui mettre un plâtre sur la langue. L’infirmière devait trouver ça charmant, elle riait à gorge déployée et n’arrêtait pas de se tourner le boudin tout en penchant la tête par derrière. Nate a levé son bras, l’a appuyé sur le cadre de porte. Le pan de sa jaquette a évidemment remonté. J’ai vu sa fesse droite. Je n’avais jamais remarqué qu’il avait le cul aussi poilu. L’infirmière a ri encore plus fort. Moi, j’ai senti mon œsophage se contracter et mon déjeuner remonter tranquillement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans faire de bruit, j’ai marché à reculons, repris les escaliers et suis allée à l’accueil. J’y ai laissé toutes les affaires de Nate et suis partie presque en courant. Juste au cas où il m’aurait vue et où l’envie lui aurait pris d’essayer de me rattraper. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu peur que Nate se rappelle où j’habitais, mais je pense qu’il était trop transi d’amour pour remarquer dans quelle direction il marchait, le soir où je l’ai ramené chez moi. Il m’a cependant laissé 46 messages sur mon cellulaire et 18 textos. En deux jours. C’était décidément trop pour moi. Je me demandais comment régler cette situation légèrement embarrassante, mais finalement, le destin a trouvé une solution à ma place : j’ai échappé mon téléphone dans la toilette. J’ai essayé de le rattraper, mais il était rentré trop profond dans l’orifice. J’ai dû m’en acheter un nouveau. Et changer de numéro de téléphone. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la fin d’histoire d’amour avec un New Yorkais la plus décevante que je connais. Pour quelque chose de mignon et de touchant, je vous conseille plutôt &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il pleut des roses sur Manhattan&lt;/span&gt;. Christian Slater gère clairement mieux sa vie amoureuse que moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;À venir : l’histoire numéro deux, ou quoi faire pour être sûre de ne jamais sortir avec un beau docteur à l’accent allemand et aux mains habiles&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-6683068751082280088?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/6683068751082280088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=6683068751082280088' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6683068751082280088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6683068751082280088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/09/christian-slater-et-moi.html' title='Christian Slater et moi'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-8180254158176897604</id><published>2009-08-26T14:59:00.002-04:00</published><updated>2009-08-26T15:43:40.229-04:00</updated><title type='text'>Sans mots pour un centième message</title><content type='html'>Ceci est le centième message publié sur ce blogue. Et ce n'est pas moi qui l'écrirai. Ce sera Proust. Des fois, les autres le disent mieux que nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Et, au reste, comment a-t-on le courage de souhaiter vivre, comment peut-on faire un mouvement pour se préserver de la mort, dans un monde où l'amour n'est provoqué que par le mensonge et consiste seulement dans notre besoin de voir nos souffrances apaisées par l'être qui nous a fait souffrir?» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Marcel Proust&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-8180254158176897604?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/8180254158176897604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=8180254158176897604' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8180254158176897604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8180254158176897604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/08/sans-mots-pour-un-centieme-message.html' title='Sans mots pour un centième message'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5952182787815211690</id><published>2009-08-24T10:58:00.000-04:00</published><updated>2009-08-24T13:05:06.398-04:00</updated><title type='text'>Ne jamais dire jamais la bouche pleine</title><content type='html'>Je suis nue dans la cuisine et bois un jus d’orange couleur soleil, debout devant la porte ouverte, qui donne sur un ciel gris funérailles. Le jour, quand toutes les lumières sont éteintes, on voit moins bien à l’intérieur. Je me sens protégée par la noirceur diurne, mais je sais que ce n’est qu’une illusion réconfortante. On me voit. Je suis nue, flambante, la peau moite et brûlante, et le monde entier a les yeux tournés vers mon cadavre en flammes. Je ne suis à l’abri d’absolument rien et n’est invisible que ma douleur, que j’ai toujours si bien su cacher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte est ouverte parce que le chat voulait sortir et parce que j’ai souhaité vraiment très fort qu’en lui laissant le passage libre, le vent s’engouffrerait dans l’appartement et balaierait les miettes d’amour détruit qui traîne sur le plancher de bois franc. Bien plus franc que moi. La franchise. J’en ai manqué. Me suis mentie jusqu’à me croire.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La radio crache une musique triste, une chanson qui dit New York, qui dit départ, une chanson de retours improbables. Je ne sais pas, moi-même, quand je vais revenir. Revenir de ma peine, de ma noyade en tristesse d’eau douce. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui ai ouvert la porte, mais le chat ne sort pas. Il reste dans l’embrasure, à miauler comme un enfant qui ne veut plus naître finalement. Vas-y dehors, arrête de me regarder comme ça, que je lui dis. Mais il continue de me dévisager avec ses yeux de félin serpent. Deux billes vertes avec, au centre, une ligne si mince que vraiment, on se demande comment la lumière peut réussir à s’y infiltrer. La lumière trouve toujours son chemin, peut-être est-ce cela que le chat essaie de me dire. Il ne bouge pas, confortable il faut croire. À cheval, sur le seuil, entre dedans et dehors. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes yeux se ferment pour que tu disparaisses une fois pour toute, que mon corps arrête de se déchirer dès qu’il pense au tien – tes mains, tes épaules et toutes ces autres parties de toi que je n’aurai jamais pu posséder. Parce qu’il y avait des limites à respecter. Je ne veux plus qu’il y ait de frontière, jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux plus être en amour. Jamais. Il ne faut jamais dire jamais, je sais. Mais il ne faut jamais s’amouracher de son meilleur ami non plus, et j’ai commis cette erreur. Alors à partir de maintenant, j’ai le droit de faire ce que je veux. Sauf peut-être me laisser mourir. Car qui s’occuperait du chat, pendant mon absence?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5952182787815211690?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5952182787815211690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5952182787815211690' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5952182787815211690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5952182787815211690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/08/ne-jamais-dire-jamais-la-bouche-pleine.html' title='Ne jamais dire jamais la bouche pleine'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5882336496492664845</id><published>2009-08-14T16:27:00.001-04:00</published><updated>2009-08-14T16:28:29.289-04:00</updated><title type='text'>Pour vous désennuyer en attendant mon retour...</title><content type='html'>vous pouvez toujours aller lire ceci...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://urbania.ca/blog/562/petition-pour-le-retour-de-la-pluie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5882336496492664845?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5882336496492664845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5882336496492664845' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5882336496492664845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5882336496492664845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/08/pour-vous-desennuyer-en-attendant-mon.html' title='Pour vous désennuyer en attendant mon retour...'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1539873729479482488</id><published>2009-08-13T15:21:00.004-04:00</published><updated>2009-08-13T15:23:04.988-04:00</updated><title type='text'>LE CYCLE</title><content type='html'>Extrait du roman, toujours. Roman dont je suis en train de compléter la deuxième version finale. Alors pardonnez mon absence dans cet espace virtuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est aussi que dehors le soleil brille et que je suis de celles qui tâchent d'en profiter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE CYCLE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai la nausée depuis trois matins. Au restaurant, je m’assois toujours à la même banquette. La première chose que l’on tente de recréer une fois qu’on est enfin sorti de celle qui nous asphyxiait, c’est une routine. Je mange un gruau. Un gamin me tire une grimace à travers la vitre. Je l’observe classer ses billes par couleurs, puis par ordre de grandeur. Il les aligne dans la craque du trottoir. Les passants enjambent la forteresse en soupirant et l’enfant s’en fout. Je l’envie – autant de soins apportés à une entreprise éphémère. Sa mère sort de la boulangerie, il est temps de partir. Il remet tout dans son sac. En désordre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Midi approche, le vagabond ne devrait pas tarder. Chaque jour, à cette heure, il vient disséquer le contenu de la poubelle juste en face de ma banquette. À sa manière, il met de l’ordre, lui aussi. Au cœur de tout ce qui est devenu inutile pour d’autres, il trouve de quoi survivre. Je l’ai appelé Jacques. Il aurait pu être mon père. Je me prends à imaginer que quelqu’un fera avec mon ancienne vie ce que Jacques fait avec les restes de déjeuner – tombera dessus par hasard au coin d’une rue, la ramassera et lui donnera un nouveau sens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques a les mains gercées, mauves, rouges, il fume des mégots rabougris. Près de l’arrêt d’autobus, il trouve une cigarette presque intouchée, laissée là par quelqu’un qui pensait avoir le temps de la griller avant l’arrivée de l’autobus. Il est passé à l’avance. La cigarette écrasée du bout du pied. On estime souvent bien mal le temps qu’il nous reste. On jette tout sans avoir pu aller jusqu’au bout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1539873729479482488?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1539873729479482488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1539873729479482488' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1539873729479482488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1539873729479482488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/08/le-cycle.html' title='LE CYCLE'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5353628577212353612</id><published>2009-07-15T14:18:00.002-04:00</published><updated>2009-07-15T15:22:46.800-04:00</updated><title type='text'>Guide du parfait petit désastre – PART III – THE END</title><content type='html'>L’hôpital était étrangement calme quand Nate et moi y sommes débarqués. La salle d’urgence était anormalement silencieuse. Le genre de silence qui vous donne mal au ventre. Une vieille dame roupillait, la tête appuyée sur son voisin, lequel ne rouspétait pas; il se contentait de compter sur ses doigts. À l’infini, il comptait sur ses doigts. Partait du pouce, remontait jusqu’à l’auriculaire, changeait de main, même manège, puis recommençait. Certains diront qu’il n’avait pas toute sa tête, moi je le trouvais zen. Des fois, j’aimerais ne pas avoir toute ma tête. Me semble qu’avec la moitié d’une, déjà, j’aurais suffisamment de problèmes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À peine le gardien de sécurité lui avait-il donné un numéro et demandé d’attendre sagement sur un des strapontins que déjà, la dame du triage convoquait Nate à son poste. Nate a essayé tant bien que mal de lui expliquer quel bon vent l’amenait, mais il avait vraiment de la difficulté à respirer et, par le fait même, à articuler. Qui plus est, la boutch obèse censée faire preuve de compassion à son égard ne faisait que répéter &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je ne parle pas anglais. No english&lt;/span&gt;. Je suis arrivée à la rescousse, non sans lancer un regard plein de mépris à celle qui aurait dû devenir boss boy au Drugstore au lieu de faire une technique en soins infirmiers. Quand la sexy et féminine Jocelyne a fini par comprendre ce dont Nate souffrait, elle a décidé de faire de lui un cas prioritaire, de le pousser derrière une porte battante et de l’envoyer se perdre dans les couloirs labyrinthiques du pavillon Deschamps, sans m’expliquer ce qui se passait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai attendu 1h30 toute seule dans la bucolique salle d’attente, jusqu’à ce qu’un médecin vienne m’avertir qu’ils allaient garder Nate pour la nuit, par mesure préventive, mais que tout était rentré dans l’ordre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes sa sœur?&lt;br /&gt;- Non. Vous trouvez vraiment qu’on se ressemble?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas. Sa copine?&lt;br /&gt;- Non, encore moins. Il voudrait bien que je le sois je pense mais moi j’essaie de me débarrasser de lui. Cette petite crise d’asthme aiguë est arrivée juste au bon moment. &lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Ok, j’aurais pas dû dire ça. Euh… est-ce que je peux aller le voir à sa chambre?&lt;br /&gt;- Je ne suis pas sûr que je devrais vous laisser faire, mais oui. Voici le numéro. Ça se peut que vous le trouviez un peu étrange, on lui a donné des calmants. Si jamais j’apprends qu’il est mort étouffé durant son sommeil, je n’hésiterai pas à mettre la police à vos trousses.&lt;br /&gt;- !!!&lt;br /&gt;- Je blague. &lt;br /&gt;- J’ignorais que les urgentologues avaient le sens de l’humour.&lt;br /&gt;- Ça nous arrive. Entre deux mognons pissant le sang et trois crises cardiaques, ça nous fait du bien une p’tite joke de bébé mort, savez. &lt;br /&gt;- J’imagine.&lt;br /&gt;- En passant, vous ne lui ressemblez pas du tout. Vous êtes définitivement plus jolie que lui. Bonne nuit!&lt;br /&gt;- Euh... Aussi… Mer… Vous… Merci?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette discussion légèrement surréaliste, après avoir emprunté quatre fois le mauvais corridor, après m’être enfargée dans les béquilles d’un vieillard endormi sur une civière, après avoir failli me péter le crâne contre le béton des murs et après avoir eu presque moi-même besoin de passer par l’urgence pour soigner mes blessures, j’ai fini par atteindre la chambre de Nate, que j’ai trouvé, effectivement, dans un état particulièrement ... comateux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Honey! I’m soooo glad to see you, beautiful. Oh, mâ petite chirui. Come tou est jouli.&lt;br /&gt;- Tu parles français maintenant toi?!&lt;br /&gt;- Francès? French? Me? No! I just think you are sooooo wonderful. &lt;br /&gt;- Yeah right. You’re just sooo freaked out! You need to sleep. I’ll go. I’ll be back tomorrow morning, ok?&lt;br /&gt;- No, no, no! I need you!  &lt;br /&gt;- You don’t. You think you do, but you don’t.&lt;br /&gt;- Why didn’t you want to marry me?&lt;br /&gt;- Huh?&lt;br /&gt;- Earlier tonight, I asked you. You didn’t answer. Now tell me: you don’t want to be my wife, is that it?&lt;br /&gt;- Ok. I officially must go. Good night Nate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai cru entendre Nate sangloter quand j’ai refermé la porte, mais peut-être qu’il riait aussi, dur à dire, il était tellement défoncé. Je venais de lui promettre que j’allais venir le chercher le lendemain matin, mais j’avais profondément envie de ne plus jamais remettre les pieds ici, de le laisser se démerder tout seul et de faire comme s’il n’avait jamais existé. J’avais bien pris soin, avant de quitter mon appartement, de récupérer le sac de Nate, pour ne pas que ça devienne une excuse lui octroyant le droit de se présenter à nouveau chez moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la cage d’escaliers, fatiguée, épuisée, vidée, je me tenais après la rampe, pour être sûre de ne pas m’effondrer. Je ne regardais pas vraiment où je m’en allais, je ne faisais que suivre la direction indiquée par la rampe, ma nouvelle meilleure amie. Ce qui devait arriver arriva : j’ai foncé dans un médecin pressé qui dévalait les marches deux par deux, impatient de rejoindre le rez-de-chaussée, tandis que moi, je montais, je montais, j’escaladais ces marches une à une en maudissant celui qui avait décidé de mettre des chambres au quarante-cinquième sous-sol. Je fus légèrement sonnée par cet accrochage. J’ai vu flou pendant un instant. La main sur le front, les yeux qui essayaient de faire le focus, j’ai fini par être en mesure de voir clair. Mais je veux dire voir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;vraiment &lt;/span&gt;clair. À ce moment très précis, j’ai compris que le destin existait peut-être finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La blouse blanche dans laquelle je venais de m’étamper la face, c’était celle du &lt;a href="http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/11/on-joue-au-docteur.html"&gt;Docteur Dinkelmann&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5353628577212353612?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5353628577212353612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5353628577212353612' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5353628577212353612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5353628577212353612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/07/guide-du-parfait-petit-desastre-part.html' title='Guide du parfait petit désastre – PART III – THE END'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-747109372196000518</id><published>2009-07-06T01:17:00.003-04:00</published><updated>2009-07-06T01:21:19.568-04:00</updated><title type='text'>Guide du parfait petit désastre, PART II</title><content type='html'>Alors que nous marchions dans le splendide Montréal nocturne, accompagnés par les miaulements des chats de ruelle et celui des putes prêtes à faire une pipe pour cinq piastres parce qu’elles ont vraiment besoin d’un fix, Nate s’est arrêté au coin d’une rue pour attacher ses lacets. Quand il a eu fini, alors qu’il était encore à demi agenouillé, il a fait la (mauvaise) blague de faire semblant de me demander en mariage. Au début, je faisais moi-même semblant de trouver ça drôle, mais je suis rapidement devenue mal à l’aise quand j’ai senti qu’il y avait comme une part de sérieux dans sa proposition…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors que Nate s’est mis à me parler du fait qu’il allait être à Montréal de plus en plus fréquemment, pour le boulot. La rencontre de la veille avec son client s’était particulièrement bien déroulée et il projetait obtenir plusieurs contrats avec lui au cours de la prochaine année. Idéalement, il devrait venir s’installer en ville pour quatre ou cinq semaines, quelque part vers la fin août, afin de mettre en place je ne sais trop quoi avec je ne sais trop qui. Normalement, j’aurais dû me réjouir d’apprendre que j’allais avoir mon amant à proximité pendant quelques temps, mais les choses ne sont jamais si simples. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Do you know someone who might be interested in having a dude like me sleeping on his couch for a few days… or weeks?! Cause I should find a place to stay that would be cheaper than an hotel, if I want that contract to be profitable...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Someone who might be interested in&lt;/span&gt; : tiens, on dirait que c’est devenu mon nouveau surnom d’amour, que je me suis dit à ce moment-là. Les yeux qu’il me faisait en posant cette question incitaient clairement à croire que si je ne lui offrais pas de venir habiter chez moi pendant la durée de son contrat, il serait légèrement offusqué. Mais je n’avais dont ben pas envie de lui proposer de devenir mon coloc temporaire! Nate est un homme charmant, mais… c’est là que ça s’arrête. Il a déjà été marié, il a une fille avec qui j’ai une différence d’âge moins grande qu’avec lui, il vit un peu trop à la bohémienne à mon goût, surtout considérant son âge, et… y’a pas de et, je trouve que ce sont là trois raisons suffisantes pour ne pas avoir envie de m’engager trop sérieusement avec un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;dude like him&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- We’ll talk about that later, ok Nate? I’m a bit tired and I just want to be home. &lt;br /&gt;- Of course honey. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Honey&lt;/span&gt;. Ciboulaille. Je préférais encore &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Someone who might be interested in&lt;/span&gt; comme petit nom d’amour. On a marché le reste du trajet en silence. Rendus à la maison, je lui ai offert un verre de porto, qu’il a accepté avec un sourire en coin un peu trop pervers à mon goût, étant donné l’état d’esprit dans lequel je me trouvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- May I drink it « somewhere » else than in a glass?&lt;br /&gt;- What do you mean?&lt;br /&gt;- I mean... your body, your beautiful body: I want to drink my Porto on you... Lick your tummy, follow the drop on your hip with my tongue...&lt;br /&gt;- Ok, stop. I see what you mean now. But I don’t know if I feel like being sticky and wet...&lt;br /&gt;- Oh come on, don’t be prudish...&lt;br /&gt;- Me, prudish!? Pff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il commençait à m’énerver royalement avec ses petits défis à la con. Quand je m’emporte, l’anglais prend le bord et c’est ma langue « naturelle » qui revient au galop. Je l’ai subtilement envoyé paître en français, mais le con a trouvé ça &lt;span style="font-style:italic;"&gt;so sexy. Go on, please. Gimme more&lt;/span&gt;. Mais je n’avais pas envie de lui «&lt;span style="font-style:italic;"&gt; gimmer » more&lt;/span&gt;; j’avais la libido dans le tapis, dans le sens où j’ai dû l’échapper quelque part par terre et là je ne la trouvais plus. Je n’avais plus du tout le goût de faire l’amour avec Nate, et c’était un peu problématique comme situation car lui en avait vraisemblablement plus envie que jamais et en plus, puisqu’il est considéré comme mon amant, par définition, c’est ce que nous sommes censés faire lorsque nous sommes ensemble : l’amour. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;To make loveeeee, you know&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Je lui ai dit que j’avais besoin de prendre une douche avant. C’était pour gagner du temps et trouver une façon de le renvoyer à sa chambre d’hôtel. Finalement, je n’ai pas eu besoin d’inventer de stratagème, la sélection naturelle a pris la situation en main... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis sortie de la douche, serviette sur la tête et pieds encore mouillés, j’ai trouvé un Nate particulièrement affaibli sur mon divan et ma foi, plutôt enflé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Are you feeling ok? &lt;br /&gt;- Not really, it’s hard for me to breathe right now… Do you have a cat?&lt;br /&gt;- Yes.&lt;br /&gt;- Shit. I’m so allergic to cats, I should have told you... I think I’m gonna need to go to the hospital, I don’t have my medication with me.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un point pour mon chat. Sauf que là, je trouvais ça un peu extrême comme moyen de me débarrasser de mon amant indésirable. Le but n’était pas de le tuer non plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Do you need me to go with you? (Ok, je l’avoue, j’ai été &lt;span style="font-style:italic;"&gt;cheap &lt;/span&gt;sur celle-là)&lt;br /&gt;- Well, the last time it happened to me, I passed out before I was able to reach the hospital so, yes, I guess it would be a good thing if you could come. &lt;br /&gt;Je me suis rhabillée, n’ai pas pris la peine de me sécher les cheveux (quelle grandeur d’âme, je sais), et on est allé au stand à taxi, direction hôpital Notre-Dame. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite dans le PART III. Pour moi, je vais être bonne pour écrire une saison complète de télésérie à partir de cette seule soirée…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-747109372196000518?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/747109372196000518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=747109372196000518' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/747109372196000518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/747109372196000518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/07/guide-du-parfait-petit-desastre-part-ii.html' title='Guide du parfait petit désastre, PART II'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-510145981737569569</id><published>2009-06-30T16:22:00.002-04:00</published><updated>2009-06-30T16:28:46.253-04:00</updated><title type='text'>LE PÉRIMÈTRE</title><content type='html'>Voici un nouvel extrait de mon roman, dont j'ai terminé la première version, pour la date prévue. Oui, oui, mesdames et messieurs! Cessez vos applaudissements, c'est trop, vous allez me gêner!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman se déroule principalement en hiver, alors ça en fait une lecture parfaite pour la canicule, non? De quoi vous rafraîchir les neurones un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant, je m'avoue très déçue: personne n'a encore soumis de commentaire pour l'entrée de blogue précédente... J'attends toujours vos prévisions, ma bande de diseurs de bonne aventure! Tant qu'il n'y aura pas au moins trois lecteurs qui m'écriront quelle est la suite des événements selon eux, je n'écrirai pas la deuxième partie de cette histoire. Hep, c'est comme ça! Allez, un peu d'interaction, copains du 2.0!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;___________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE PÉRIMÈTRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout juste en sortant de l’hôtel, à droite, j’ai déniché un restaurant où l’on sert de la bouffe maison. Je préfère fréquenter la proximité pour l’instant. Tu risques moins de m’y retracer. Je ne ferai pas de bruit, pour que tu croies encore un peu que je suis partie pour toujours. Les banquettes en bois craquent et le café ne goûte rien. Quelques gouttes de lait seulement et il a déjà une couleur beige pâle. C’est ainsi que je me sentais des fois, tu vois : effacée par une lumière blanche, toutes ces choses à faire, plus importantes que moi. Je commande le menu du jour sans trop savoir ce qu’est ce plat, dans l’attente d’être dépaysée. Je suis en voyage après tout, un peu d’exotisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil de janvier entre par la vitrine et se répercute sur la table au vernis écaillé. Il me fait mal aux yeux. Quand je les ferme, je vois l’intérieur de ma paupière, tout est rose. Voir la vie en rose, c’est avoir les yeux fermés. Ne pas regarder les choses en face, c’était notre façon de croire au bonheur, toi et moi. Les lettres du mot « restaurant » gravées dans la fenêtre crachent leur ombre inversée devant moi, sans le dernier « a » – un espace à remplir. C’est là que je mettrai mon assiette quand la serveuse me l’amènera. Ça me rend soudainement heureuse. D’avoir pris une décision, de savoir que je pourrai la tenir. Peut-être pas heureuse, mais comblée, comme ce vide. À la place du « a », il y aura mon assiette. Cette solution ne peut être que temporaire, j’en trouverai une meilleure plus tard. Ne me reste plus que ça à faire, te remplacer, de toute façon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie, c’est écrit sur une petite plaquette de plastique qu’elle porte du côté du cœur, m’apporte mon plat. J’ai faim, je n’ose pas prendre la première bouchée, de peur de tout engloutir sans rien savourer. Il y a longtemps que je n’avais pas mangé avec autant d’appétit. Paraît qu’il vient en mangeant. Est-ce que la vie vient en vivant, elle? J’ai tellement eu l’impression souvent de passer à côté, mais comment ce serait possible au fond, on est toujours en plein dedans. Je mange un repas fade dans un restaurant sans étoile d’un quartier ouvrier et tout est clair.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;J’ai tout avalé, ma faim demeure. Ou peut-être que je confonds l’appétit et l’absence. Ce que je préférais entre toi et moi, c’était les matins. Le réveil qui sonnait à cinq heures, le son feutré de tes pantoufles sur le prélart, le bruit de la nourriture du chat versée dans le bol de céramique, l’odeur du café que tu te préparais pour la route; le cliquettement des clés que tu récupérais dans l’assiette sur la table d’entrée, la porte qui se refermait. Ton silence. Il me restait deux heures à dormir, mais je les passais à t’aimer toute seule. Voilà comment on se retrouve devant une assiette blanche et vide à chercher son reflet. Sylvie dépose l’addition sur la table et me verse un réchaud de café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une clochette carillonne quand la porte du restaurant s’ouvre, signe que des gens entrent et sortent. Au son, on ne saurait dire dans quel sens ils vont. De toute façon, revenir ou s’en aller, on quitte toujours quelqu’un. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le combiné du téléphone public dans l’entrée pendouille au bout de son fil. J’écoute, il n’y a personne au bout. Je raccroche. Parfois, il faut partir. On ne laisse pas d’explication et on s’en va, sinon on meurt. Quelqu’un finit par passer derrière, pour ramasser ce qu’on n’a pas eu le temps de remettre à sa place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-510145981737569569?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/510145981737569569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=510145981737569569' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/510145981737569569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/510145981737569569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/06/le-perimetre.html' title='LE PÉRIMÈTRE'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-7426234651948041470</id><published>2009-06-24T14:45:00.000-04:00</published><updated>2009-06-24T15:57:12.088-04:00</updated><title type='text'>Guide du parfait petit désastre – PART I</title><content type='html'>Il y a deux semaines, Nate est venu à Montréal pour des raisons d’affaire. On en a évidemment profité pour se revoir. Le temps passé ensemble à New York avait été fantastique – intensité, sexe et bon vin –, on a donc voulu reproduire la chose en sol québécois. Mais c’était un peu naïf de notre part. On aurait dû se rappeler que chaque fois qu’on essaie de faire revivre le passé, on ne réussit que très rarement à en égaler la perfection. Ce qu’on parvient à récréer n’est généralement qu’une pâle copie du bonheur de jadis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On était censé se voir dès son premier soir à Montréal. Il m’avait dit qu’un client venait le chercher à l’aéroport, qu’il prenait l’apéro avec lui et qu’après il m’appellerait pour qu’on soupe ensemble et etcetera, etcetera. À neuf heures du soir, je n’avais toujours pas eu de nouvelles de lui. J’ai donc tenté d’appeler sur son cellulaire, mais sans succès. J’étais furax. Dix heures, toujours pas de téléphone. Me faire poser un lapin est probablement la chose que je déteste le plus au monde. Je savais pertinemment que même si Nate finissait par m’appeler ce soir-là, je n’allais pas être d’humeur à le voir et que j’aurais seulement envie de lui foutre une raclée. Dans un grand élan de sagesse, j’ai donc débranché la ligne téléphonique et je suis allée me coucher, avec du gros rock sale sur les oreilles. Moi, la colère, ça m’endort. Après cinq minutes je ronflais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, j’avais moi-même rendez-vous avec un client pour un contrat de rédaction. Je me suis levée dans un drôle d’état, légèrement à côté de mes pompes. Ensuite, je rejoignais une amie pour le lunch. La pauvre a dû subir ma face de bœuf et mon chialage pendant deux heures. Je pense malgré tout l’avoir divertie; la colère m’endort, mais elle me fait aussi dire beaucoup de niaiseries. Je suis convaincue que c’est grâce à l’ironie que je n’ai pas commis de meurtre encore. Sans cette soupape d’évacuation, dans les dernières années, beaucoup d’hommes se seraient retrouvés pu de couilles ou pu de tête – ça revient un peu au même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis rentrée chez moi vers 16h00 : j’avais un courriel de Monsieur Nate. Il m’expliquait qu’il avait sottement oublié son cellulaire chez lui et que c’est pour cette raison qu’il ne m’avait pas appelée, puisque mon numéro était enregistré dans son petit engin. Il aurait aimé m’envoyer un courriel avant, mais la connexion Internet à l’hôtel ne fonctionnait pas. Bref, il n’avait que de bonnes raisons. Je déteste quand les gens ont des bonnes raisons, ça rend ma colère futile et je suis obligée de leur pardonner. Le pardon, ça fait chier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nate m’avait laissé son numéro à l’hôtel; je l’ai appelé, incapable d’avoir l’air un minimum fâchée. J’avais trop hâte de l’avoir nu dans mon lit pour perdre mon temps à faire la baboune. Or, je ne savais pas encore que j’étais loin de la coupe aux lèvres et de ses lèvres sur les miennes. On allait avoir plusieurs autres obstacles à franchir avant de goûter au fruit défendu ensemble. Bref, pour ceux qui espéraient que ce billet finisse par une histoire de cul torride avec plein de belles descriptions graphiques de nos ébats, je vous avertis tout de suite, vous allez être déçus. Vous pouvez arrêter de lire maintenant. Pour les autres qui ne pensent pas juste à ça, les fesses et toutes ces cochonneries, vous pouvez poursuivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt-quatre heures plus tard que prévu, Nate et moi nous sommes donc retrouvés dans un resto pas chic du tout du Plateau Mont-Royal. On a commandé l’apéro, siroté goulûment nos verres, en se faisant les yeux doux de manière tout aussi goulue, et en se frottant subtilement les pieds sous la table. On puait le sexe. Et ça a tout l’air que ça dérangeait la vieille mémé à côté de nous. Je ne saurais pas dire exactement ce qui la troublait tant que ça, on n’était pas tout nu sur la table quand même, à quatre pattes en train de faire des démonstrations de Kamasutra, bordel : on buvait un Cosmopolitan en se regardant dans le noir de la pupille et en emmêlant tendrement nos mollets ensemble. Mais bon, paraît que c’était déjà trop pour elle; elle soupirait et se plaignait lourdement à son compagnon que les jeunes de nos jours ne savaient pas se tenir en public. Évidemment, Nate ne comprenait pas ce que la mémé racontait, toute francophone qu’elle était. Y’avait que moi, donc, qui pouvait fulminer et la détester – et je la détestais pour deux. Secouée par un désir de vengeance propre, j’ai malencontreusement fait tomber mon verre d’eau dans sa direction. La pauvre était toute imbibée de ma haine humide. Honnn. J’avais presque envie de m’excuser. Elle a finalement demandé à être changée de place. Bon débarras. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que mon ennemie était éliminée, j’allais pouvoir tranquillement profiter de ma soirée. Du moins, c’est ce que je croyais. Ce que je peux être crédule parfois. La suite des choses est assez simple à résumer : le repas était infect et le service minable. On a commandé du vin pour accompagner nos mets, mais celui-ci ne s’est jamais pointé le bout du bouchon de liège à notre table. On a donc mangé à sec, et c’est doublement le cas de le dire, nos assiettes froides et sans saveur : mes pâtes aux fruits de mer me donnaient l’impression d’avoir passé la journée au complet sur le chauffe-plat de la cuisine et le steak saignant de Nate était tellement cuit que sa couleur grise rappelait vaguement la teinte de cheveux de la mémé précédemment assise près de nous. Après me faire poser un lapin, il y a une chose au monde que je déteste par-dessus tout : me faire gâcher un repas. Ça me met dans une rogne pas possible. Mais bon, j’ai contenu ma rage cette fois. Faut savoir choisir ses combats. J’ai simplement proposé qu’on aille prendre le dessert chez moi. Proposition acceptée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a marché jusqu’à mon appart, histoire de faire descendre ce repas qui, malgré le fait qu’il n’était absolument pas copieux, nous avait alourdi la panse solidement. Cette portion de la soirée s’est déroulée sans anicroche. On a déambulé bras dessus, bras dessous, d’un pas léger et presque amoureux. J’ai bien dit presque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c’est exactement là que ça se gâte : le moment où on a abordé la « question amoureuse ». J’ignore en fait comment s’est venu sur le sujet; je n’avais pour ma part pas du tout l’intention de parler de notre avenir conjugal, simplement parce que je n’en envisageais aucun, mais semble-t-il que Nate voyait la chose fort différemment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment exactement percevait-il la chose? C’est ce que vous saurez au prochain épisode! Je sais, je vous fais souffrir en arrêtant ici mon récit, mais vous me connaissez, j’aime ça étirer la sauce! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, on va jouer à un petit jeu, voulez-vous? Je vous invite, chers lecteurs, à essayer d’imaginer la suite de cette soirée qui a si mal débuté. J’ai envie de voir comment vous pensez que tout cela va se terminer. Qu’est-ce que Nate m’a dit exactement? Quelle aventure bizarroïde nous est-il arrivée rendus chez moi? Me suis-je une fois de plus mis les pieds dans les plats et dans la bouche?! Moi je connais la réponse à toutes ces questions, mais avant de vous les donner toutes crues dans le bec, ça m’amuse de vous faire forcer la cocologie un peu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les paris sont donc ouverts.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-7426234651948041470?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/7426234651948041470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=7426234651948041470' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7426234651948041470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7426234651948041470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/06/guide-du-parfait-petit-desastre-part-i.html' title='Guide du parfait petit désastre – PART I'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-6433936582831761578</id><published>2009-06-16T22:48:00.002-04:00</published><updated>2009-06-16T22:52:42.160-04:00</updated><title type='text'>VOYAGER LÉGER</title><content type='html'>Ok, ok, ce n'est pas la suite des potins croustillants, mais c'est une preuve que mon roman avance bien, donc vous devriez être contents!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;___________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VOYAGER LÉGER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À côté de moi, une dame lit un journal en espagnol. Ce n’est qu’en voyant ses mains aussi ridées qu’une peau de nouveau-né tourner une page que je réalise qu’elle n’est plus très jeune. Son visage est si lumineux, ses cheveux lisses, son sourire comme figé là, dans le temps qui ne passe plus pour elle, on ne croirait pas avoir à faire à une personne âgée. Mais les mains ne mentent jamais. Elles tremblent un peu. J’espère que lorsque j’aurai l’âge de cette dame, je continuerai de voyager, moi aussi. Que même si mes mains tremblent, je n’aurai jamais peur de m’embarquer pour l’inconnu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grand-maman disait toujours &lt;span style="font-style:italic;"&gt;les voyages forment la jeunesse&lt;/span&gt;. Elle, elle a dû être vieille toute sa vie, car elle n’a jamais vraiment mis les pieds en dehors de sa petite ville. Son voyage de noces, elle l’a passé dans une chambre d’hôpital, à accoucher de mon père. C’était mal vu de tomber enceinte sans être mariée, à l’époque. C’est probablement mal vu de partir à l’autre bout du monde quelques jours après s’être fait avorter, de nos jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois, pour l’école, je devais faire une recherche sur les tornades et j’avais apporté plein de livres à la maison pour compléter ma préparation. La veille de mon exposé, grand-maman était venue souper à la maison. On avait mangé du pâté à la viande et j’avais décrété arbitrairement ce soir-là que je n’aimais pas les petits pois. Après le repas, j’avais pratiqué ma présentation devant grand-maman, qui l’avait évidemment trouvée excellente. Lorsque j’ai ramené les documents à la bibliothèque, la dame au comptoir m’a réprimandée, sous prétexte que j’avais découpé des images à l’intérieur, et que ça ne se faisait tout simplement pas, et que je devrais être punie, et que je n’aimerais pas qu’on brise mes biens alors il ne fallait pas que je brise ceux des autres. J’ai eu beau m’objecter, j’étais coupable aux yeux de tous et j’ai dû recopier mille fois dans un cahier le septième commandement – Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras injustement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son vivant, quand on demandait à grand-maman pourquoi elle ne se payait pas une petite croisière quelque part, elle répondait immanquablement &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ça ne m’intéresse pas, je suis bien ici.&lt;/span&gt; Quand elle est morte, je suis allée avec Papa faire le ménage de ces vieilles choses empoussiérées auxquelles elle accordait tant d’importance. Dans une boîte à biscuits en métal datant d’avant ma naissance, j’ai retrouvé des photos de tornades ravageant l’horizon du Midwest américain. Elle répondait &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ça ne m’intéresse pas&lt;/span&gt; parce qu’on lui avait appris qu’une femme honnête faisait toujours passer les désirs des autres avant les siens. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;En pensées, désirs veilleras à rester pur entièrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais dû m’en douter, que c’était elle, qui avait découpé les images. Mais on n’accuse pas sa grand-mère d’un crime que logiquement on doit avoir commis. Dans ses yeux, plus tard, je l’ai vu. La lueur de déception jalouse l’a trahie, quand je lui ai annoncé que je partais étudier la photographie à l’étranger pendant quelques mois – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ah! La chance que vous avez. Moi, dans mon temps, on ne pouvait pas se déplacer aussi facilement.&lt;/span&gt; Dans son temps : elle ne se rendait pas compte que le temps présent lui appartenait aussi, que ce n’était pas seulement le nôtre. Elle appelait les avions les oiseaux de métal. Elle est morte sans jamais en avoir pris un. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon espagnol est rudimentaire, mais je suis quand même parvenue à comprendre que ma voisine s’en retournait chez elle, dans son pays natal, pour retrouver sa famille, qu’elle n’a pas vue depuis sept ans. Ce sera de grandes retrouvailles, il y aura un festin, de la musique toute la nuit, des accolades interminables. Moi, quand j’arriverai à destination, je hélerai un taxi et je demanderai qu’on m’amène à un hôtel abordable du centre-ville. Personne ne me proposera de transporter ma valise. C’est ce qui arrive, quand on choisit de voyager léger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-6433936582831761578?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/6433936582831761578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=6433936582831761578' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6433936582831761578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6433936582831761578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/06/voyager-leger.html' title='VOYAGER LÉGER'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-2933326288259833668</id><published>2009-06-14T16:44:00.003-04:00</published><updated>2009-06-14T16:52:05.549-04:00</updated><title type='text'>QUI DORT DÎNE</title><content type='html'>Je reviens bientôt vous raconter la suite de mes péripéties avec Nate-le-New-Yorkais, promis juré craché. En attendant, un autre extrait de mon roman. Il ne me reste environ que 3000 mots à écrire, soit un dixième de la chose; ça avance bien! La première version sera peut-être terminée pour la fin juin, comme je l'espérais... Il est bon de parfois respecter les promesses qu'on s'était faites...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;QUI DORT DÎNE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui croient que voyager est une vacance n’ont jamais véritablement mis les pieds à l’extérieur de chez-eux. Le monde n’est pas une vacance : il vous force à être vous, vous et rien d’autre, à chaque coin de rue que vous tournez. Cela épuise à la fin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis fatiguée, mais ce n’est plus la même fatigue qu’avant. Elle ressemble étrangement au vide qui m’emplissait l’estomac, après cette fois où j’avais été terriblement malade – soixante-douze heures à ne pouvoir rien garder à l’intérieur. Le lendemain, j’étais épuisée, mais de la lassitude du survivant. Je n’avais plus rien dans le ventre, à peine quelques restes de courage. Tout était redevenu possible; l’inutile évacué, l’espace était de nouveau prêt à accueillir ce qui voulait bien venir à lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dedans, ça sonnait écho. Je pouvais recommencer à zéro. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des borborygmes affamés m’avaient réveillée. Je m’étais levée, j’avais couru à la cuisine, et m’étais servi un énorme bol de céréales – celles trop sucrées que j’aimais manger quand j’étais enfant et que seul Papa acceptait d’acheter au supermarché. Je m’étais pris une deuxième portion. Puis j’avais fini par engouffrer la boîte au complet. Je m’étais assoupie sur le canapé, devant des reprises de vieux dessins animés, vidée de m’être trop remplie – le sommeil comme la seule force qui permet de rétablir l’équilibre. Aujourd’hui, c’est de ce genre de sommeil dont j’aurais besoin, mais je n’ai nulle part où poser ma valise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a peu de lieu où le voyageur peut se reposer en paix. Un voyageur, ça ne s’arrête pas, un voyageur ça voyage, ça ne fait rien d’autre, surtout pas prendre une pause. Ses journées commencent tôt et elles ne finissent jamais. Depuis que je suis partie, j’ai l’impression d’être constamment réveillée. Même au plus profond du sommeil, même quand je rêve, je demeure consciente des heures qui passent. Une étrange lucidité, comme j’assistais à tous les événements à partir de l’extérieur. Je suis restée à l’intérieur des limites de ma propre ville et sortie de celles de mon corps. Le voyage ne nous mène pas toujours là où l’on pensait.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes yeux ferment tout seul et mes genoux tremblent. Je suis entrée dans un café vide, m’asseoir un peu, faire semblant de lire le journal. L’espresso n’arrive pas à me réveiller. Entre deux gorgées je cogne un clou et entre deux clous j’ai pensé à maman. Quand j’étais jeune, si je me plaignais d’avoir faim juste avant l’heure du coucher, elle me répondait toujours &lt;span style="font-style:italic;"&gt;qui dort dîne. Pendant que tu dormiras, tu ne ressentiras plus la faim.&lt;/span&gt; J’allais me mettre sous les couvertures, elle me bordait, cinq minutes plus tard je dormais et je n’avais effectivement plus faim. Plus tard j’ai appris le vrai sens de l’expression &lt;span style="font-style:italic;"&gt;qui dort dîne&lt;/span&gt; – ce qui était écrit à l’entrée des auberges où ceux qui prenaient une chambre pour la nuit devaient dîner sur place. J’ai préféré continuer de croire que Maman avait raison, autrement j’aurais dû revoir toutes mes certitudes d’enfant et je ne pense pas que j’y aurais survécu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le dicton avait plutôt été &lt;span style="font-style:italic;"&gt;qui dîne dort&lt;/span&gt;, peut-être aurais-je eu le droit de m’étendre là, sur cette table, sans me soucier de ceux que mon sommeil pourrait déranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je donnerais tout ce qu’il me reste d’argent de poche pour qu’on me laisse dormir, seulement une heure, seulement une petite heure. Mais le voyageur n’est pas chez lui alors le voyageur ne dort pas. Il ne prend de répit que pour aller aux toilettes – mais il ne les trouve jamais, ou elles sont réservées aux clients, ou complètement insalubres, alors il se retient. S’il a le malheur de s’endormir durant le trajet d’autobus, le cou cassé, la bouche ouverte, les jambes étirées dans l’allée, on le dévisagera avec mépris. Pourquoi dormir en public est-il si honteux? J’imagine que c’est une question de fragilité – la nôtre, que nous rappelle trop crument l’individu vulnérable, complètement abandonné au sommeil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une visite de musée, un repas sur le pouce debout au comptoir, un détour par cette fameuse petite boutique qu’il fallait absolument voir, tant qu’à être dans le coin, au beau milieu de l’après-midi, déjà exténué même si le soleil est à son plus haut, le voyageur voudrait bien somnoler un peu, mais on l’en empêchera toujours. On lui interdit même l’accès à sa chambre, entre onze et trois heures, parce qu’il faut tout nettoyer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cinémas sont un des rares endroits où on peut fermer les yeux quelques secondes sans se le faire reprocher. Il fait noir, il fait frais, les bancs sont confortables et le bruit des bouches qui mastiquent le maïs soufflé a quelque chose de tranquillisant. Suffit seulement de se réveiller avant que le concierge ne vienne faire sa tournée pour ramasser les sacs de maïs renversés sur le sol et les parapluies oubliés – le bruit des espadrilles qui collent sur le plancher vernis par les flaques de boisson gazeuse séchées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier je me suis fait surprendre; la projection était terminée depuis un bon quinze minutes et je ronflais comme le moteur de la vieille voiture-bateau de Papa. Le commis et sa moustache de garçon de quinze ans m’ont fait les gros yeux. Il s’appelait Gaétan, avait vraisemblablement plus de quinze ans, probablement même plus du double, et sur son t-shirt bleu poudre, il était écrit « Comment puis-je vous aider? » Gaétan ne pouvait pas grand-chose pour moi, je suis partie en m’excusant. Il s’est contenté de soupirer. Les voyageurs ne se reposent jamais, mais il y a des gens qui ont une existence si monotone qu’ils ne savent même plus de quoi ils sont censés se reposer le soir venu.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant du cinéma, j’ai réalisé que notre vie ne me manquait pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-2933326288259833668?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/2933326288259833668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=2933326288259833668' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2933326288259833668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2933326288259833668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/06/qui-dort-dine.html' title='QUI DORT DÎNE'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-2954582516632710100</id><published>2009-06-08T19:45:00.002-04:00</published><updated>2009-06-08T19:52:08.312-04:00</updated><title type='text'>Un vieux texte tout neuf</title><content type='html'>Aujourd'hui, je vous &lt;span style="font-style:italic;"&gt;shoote &lt;/span&gt;un texte que j'ai écrit il y a déjà longtemps. Ce qui est troublant, c'est que ce qu'il dit est d'une actualité assez déconcertante...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, vous attendez la suite de mon histoire avec Nate avec impatience, mais je n'ai pas le temps de vous la raconter dans le détail en ce moment, trop de choses se passent, et je ne veux pas simplement vous donner les grandes lignes point par point. Cependant, dites-vous que cette petite saynète de théâtre pourrait être considérée comme représentative de la tournure des événements...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_____________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Sur la scène, un homme et une femme. Dans une promiscuité assez déconcertante. L’intimité qui se dégage d’eux, de leur présence, doit créer le malaise, le sentiment chez le public d’être voyeur. Elle parle à quelques centimètres à peine de la bouche de l’homme. On croirait qu’ils sont sur le bord de s’embrasser. Mais non, ils ne le feront pas. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA FEMME &lt;br /&gt;Je l’ai fait parce que tu me l’as demandé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Silence. L’homme ne dit rien.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA FEMME&lt;br /&gt;Je sais, tu n’as rien dit, mais je le sentais, que c’est ça que tu voulais, que c’est ça que tu souhaitais, mais que tu n’osais tout simplement pas le demander.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’homme ne dit toujours rien.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;LA FEMME&lt;br /&gt;Je suis prête à t’attendre, tu le sais. Le temps qu’il faut. Même si le temps qu’il faut, c’est toute la vie. Je m’en fous. Je n’ai pas besoin qu’on soit ensemble pour être avec toi. On est ensemble tout le temps, toujours, même quand on ne l’est pas, surtout quand on ne peut pas se voir. C’est quand tu n’es pas là, à côté de moi, que je te sens le plus, que je peux te toucher le mieux. Quand tu n’es pas là, tu es ici, (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;elle met la main sur sa poitrine&lt;/span&gt;), et là, c’est un endroit où on ne meurt jamais. Je n’ai pas besoin qu’on soit ensemble pour être avec toi. Je ne veux pas qu’on soit ensemble, car les gens ensemble, ça finit toujours par s’effriter, ça se dit je t’aime et ça n’y croit plus, à la longue, les gens ensemble, c’est comme ça, ils n’y peuvent rien, ils sont cons, ils se disent «on est ensemble de toute façon», alors ils n’essaient jamais de se le prouver, de se le rappeler, du pourquoi ils sont là à aimer l’autre et pas ailleurs en train de faire autre chose. Mais avec toi, c’est ça qui est merveilleux, je fais toujours autre chose, je suis toujours ailleurs, car c’est en étant partout sauf avec toi que nous nous appartenons le plus. S’aimer en se manquant, vraiment, ils devraient tous l’essayer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’homme demeure muet.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;LA FEMME&lt;br /&gt;Je vais être patiente, je te promets. Je vais savoir comment. Patiente, tout le temps. Y’a rien de mieux. Tu sais, quand on dit qu’on a hâte, au fond, c’est au moment où on le dit qu’on est le plus heureux, c’est pas quand la chose qu’on est empressé de voir se réaliser se concrétise enfin. L’extase est dans l’attente. Dans l’incertitude, on n’est jamais sûr, non, que ça va se produire, pour de vrai. Et c’est parce qu’on est convaincu de rien qu’on jubile, on exalte, on prend notre pied. Parce que le vent peut toujours tourner et que c’est possible que rien de tout ce qu’on a toujours espéré voir arriver ne… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vois, tu pensais que j’allais finir ma phrase, tu espérais que j’aboutisse enfin, mais je le ferai pas, pour que tu continues d’attendre, pour que tu continues d’être heureux. L’extase est dans l’attente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne me dérange pas, qu’on ne soit jamais ensemble, pour de bon, parce que dans l’absolu, on l’est sans cesse, toi et moi, en amour. L’absolu, c’est un bel endroit pour s’aimer, tu trouves pas?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-2954582516632710100?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/2954582516632710100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=2954582516632710100' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2954582516632710100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2954582516632710100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/06/un-vieux-texte-tout-neuf.html' title='Un vieux texte tout neuf'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-2838228892242265079</id><published>2009-05-27T17:39:00.002-04:00</published><updated>2009-05-27T22:08:49.961-04:00</updated><title type='text'>Un pommier en fleurs dans la Grosse Pomme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Sh3wFAsXPnI/AAAAAAAAAIM/5X_hgIhWqlg/s1600-h/MrsWonderful.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Sh3wFAsXPnI/AAAAAAAAAIM/5X_hgIhWqlg/s400/MrsWonderful.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340688702007361138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les trottoirs, l’air chaud sort des grillages d’aération du métro et fait lever les jupes des passantes, pendant que la pluie grise s’amuse à coller les mèches de cheveux colorés sur les fronts de celles qui ont oublié leur parapluie. De la large fenêtre de son grand loft blanc, un homme d’affaires en congé observe le défilé humain et la trajectoire des gouttelettes en sirotant son café dans une tasse achetée pour cinquante dollars l’unité. Dix heures à peine, les kiosques à hot-dogs ont déjà des clients. L’un d’entre eux vient de tacher sa cravate mauve avec de la moutarde jaune; il lâche un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fuck &lt;/span&gt;bien senti en lançant ses restes de pain et de saucisse sur le pavé. Je souris. Il y a quelque chose d’absolument érotique dans l’atmosphère. C’est New York, c’est le printemps, tous les mots riment avec tentation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déambule nonchalamment dans la ville avec l’impression d’avoir le mot sexe d’écrit partout sur le corps. J’entre dans un Starbucks pour me chercher un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;latte venti&lt;/span&gt; qui m’accompagnera dans ma promenade et occupera ma bouche un peu. Grâce à mon terrible accent (autant en italien qu’en anglais), le barista ne comprend pas ma commande et me donne plutôt un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;grande ice tea&lt;/span&gt;. Il est chanceux, je suis de bonne humeur, alors je lui fais gentiment remarquer que ce n’est pas la bonne chose. Sauf que là, il commence à m’obstiner. Il affirme que c’est bel et bien ce que j’ai commandé. Je m’insurge, en lui faisant remarquer que personne ne se commande un thé glacé géant à 10h00 le matin. Il ne lâche pas prise; j’ai officiellement affaire à un barista orgueilleux. Franchement, bois-le le thé glacé si tu trouves ça si bon un thé froid au citron le matin et fais-moi mon café au lait, bordel! Je lui ai dit tout ça en bon québécois, tannée de devoir traduire mes pensées. Si le mot « fesse » est encore écrit dans ma face, il n’a certainement plus le même sens.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Riant dans sa séduisante barbe de trois jours, mon voisin de file finit par intervenir pour prendre ma défense. Il dit au commis de me donner ce que je veux et lui suggère même de ne pas me faire payer puisqu’il m’a déjà fait assez perdre de temps comme ça. Je ne sais pas qui est cet homme ni d’où il sort, mais il doit être connu dans le Upper East Side parce que ça n’en prenait pas plus pour que le commis se la ferme et s’exécute. L’homme me fait un clin d’œil et un sourire en coin puis il me dit : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tu avez une belle accent française. C’est cute when you speak&lt;/span&gt;. Oh. My.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux choses me font craquer à coup sûr dans la vie: une barbe de trois jours et un accent anglais. Je ne peux simplement pas résister. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous parlez français?!&lt;/span&gt; Il me répond : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Seuloument une petit peu. My grandmother is from « Gaspésie »?! Is that how you say it, Gaspésie?! Oui, oui, c’est comme ça qu’on dit&lt;/span&gt; – bave, yeux qui louchent, cils qui clignent, bave encore. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;We use to spend our holidays up there. I was fluently bilingual when I was young, but I lost it, unfortunately. I wish I could have more opportunities to practice my French.&lt;/span&gt; La porte était trop grande ouverte pour que je n’essaie pas de m’y engouffrer – je pouvais sentir le courant d’air me frôler les mollets. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;I could teach you if you want. Of course&lt;/span&gt;, répond-il avec enthousiasme. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Are you free? Right now? For a little walk in Central Park?&lt;/span&gt; À mon tour de répondre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;of course&lt;/span&gt;. Catherine, ma copine de voyage, avait envie d’aller faire les boutiques sur la Fifth Avenue ce matin et pas moi, alors on est partie chacune de notre côté et on s’est donné rendez-vous à Central Park, justement, à 14h00. Ça nous laisse amplement de temps pour une petite ballade…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nate et moi – Oui, oui, Nate comme dans Six Feet Under, autre raison pour être charmée d’avance – marchons lentement autour du Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir. Les nuages se sont dispersés, la bruine a cessé. Les joggeurs nous soufflent leur haleine pleine de sueur dans le visage et soupirent parce qu’on bloque le chemin avec nos têtes dans les nuages et nos cœurs qui font boom. L’accent de Nate est vraiment, vraiment trop croquant, mais je n’écoute même plus ce qu’il dit. Ses lèvres, ses mains, sa façon de remonter ses manches, de prendre une bouffée de Gauloises entre deux mots, sa voix qui devient légèrement rauque après qu’il ait pris une gorgée de café devenu tiède, sa manière de pencher la tête sur le côté et d’involontairement fermer la paupière gauche quand il rit, tout ça me subjugue et m’empêche de répondre autre chose que yes, yes, sure, hmm, hmm, I agree, yes à toutes ses affirmations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On finit par s’asseoir sur un banc, à l’ombre, en marge d’un petit sentier de gravelle. Sur le banc, il y a une plaquette où il est inscrit « For my wife, Mrs Wonderful ». C’est affreusement quétaine mais sur le coup, ça me donne presque les larmes aux yeux et je trouve que c’est la chose la plus romantique au monde. Un petit poméranien aux poils hirsutes s’approche de notre aire de repos et décide de faire ses besoins à proximité; c’est pas des farces, ça aussi, je finis par trouver ça hyper romantique. J’ai l’eau-de-rose à fleur de peau et le kitsch en érection. Entre deux yes, yes, sure, je me laisse aller à un silence éloquemment érotique; Nate saisit le message et se penche pour m’embrasser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’est peut-être plus aussi &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fluent&lt;/span&gt; qu’avant &lt;span style="font-style:italic;"&gt;in french&lt;/span&gt;, mais il n’a rien perdu de sa technique de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;french kisser&lt;/span&gt; par contre… À la fin d’un long baiser langoureux, il me demande &lt;span style="font-style:italic;"&gt;if I have any plan for tonight. Yes, yes, sure! I mean I don’t have any plan! I’m free! Free as a bird! And you, do you have any proposition?!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;20h00, rendez-vous chez moi dans Greenwich Village? Je te ferai ma spécialité. Tu aimes les fruits de mer?&lt;/span&gt; Ça, j’ignore pourquoi, mais il l’a dit dans un français impeccable. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les fruits de mer? Jamais rien connu d’aussi savoureux.&lt;/span&gt; Sauf la suite de cette histoire, bien sûr…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-2838228892242265079?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/2838228892242265079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=2838228892242265079' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2838228892242265079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2838228892242265079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/05/un-pommier-en-fleurs-dans-la-grosse.html' title='Un pommier en fleurs dans la Grosse Pomme'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Sh3wFAsXPnI/AAAAAAAAAIM/5X_hgIhWqlg/s72-c/MrsWonderful.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1566460536296222528</id><published>2009-05-22T22:10:00.008-04:00</published><updated>2009-05-22T22:41:46.386-04:00</updated><title type='text'>Back from Gotham</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdiE8RVZuI/AAAAAAAAAIE/6ziTN9bZopA/s1600-h/Sp%C3%A9cial+r%C3%A9cession.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdiE8RVZuI/AAAAAAAAAIE/6ziTN9bZopA/s400/Sp%C3%A9cial+r%C3%A9cession.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338843720308844258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf! Je vis toujours! Sincèrement désolée pour le presque trois semaines sans nouvelle. Je vais essayer de me rattraper au cours des prochains jours, mais pardonnez-moi de nouveau si je n’y arrive pas. C’est que je travaille beaucoup et je veux avoir terminé la première version de mon roman pour la fin juin, donc… Ça, c’était pour les nouvelles de moi. Maintenant, place au récit de voyage…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’étais jamais allée à New York. À vrai dire, j’avais mis les pieds aux États-Unis seulement une fois auparavant. J’ai vu le fin fond de la Grèce bien avant de traverser la frontière de La Prairie. Je n’ai jamais été particulièrement attirée par nos voisins et leur vaste pays – pas assez exotique. Pourtant, il y a de quoi avoir plusieurs chocs culturels quand on met les pieds là-bas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier fait troublant : les Américains sont sympathiques! En tout cas, les New Yorkais le sont. Mon amie et moi avons été très bien accueillies (vraiment très, très bien, si vous voyez ce que je veux dire…). Les gens nous disaient bonjour sur la rue, comme ça, sans arrière-pensée; au restaurant, les serveurs devenaient encore plus gentils et attentionnés lorsqu’ils comprenaient qu’on n’était pas de la place; dans le métro, dès qu’on affichait un petit air légèrement perdu, quelqu’un s’empressait de nous demander si on cherchait quelque chose. Wow, vraiment, je ne m’attendais pas à cela. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième fait marquant : les poubelles sont optionnelles à New York. Je considère que Montréal est une ville plutôt sale et manque d’infrastructures hygiéniques (utilisons des beaux termes administratifs), mais j’ai bien dû constater que nous n’étions pas les seuls à devoir marcher cinq kilomètres avant de trouver une corbeille, un sac, un bac, un container, n’importe quoi bordel, du moment qu’on puisse jeter notre foutu cœur de pomme; les New Yorkais aussi doivent pratiquement passer les douanes avant de trouver une maudite poubelle (et même chose pour une boîte aux lettres, en passant; je pense que y’en a genre 10 pour toute l’île de Manhattan). Et pas de danger qu’il y ait des installations pour le recyclage non plus. Hmm. Mettons qu’on s’imagine que les 8 214 426 habitants de la place jettent chacun une bouteille de plastique vide par jour : ouch. Pour moi, ils ont cru Bush quand il disait que le réchauffement de la planète, ça n’existait pas; ils n’ont pas cru bon essayer de mettre en place des moyens de protéger l’environnement… Pourtant, se protéger, c’est important, hein? (Oh, un autre indice.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième constat : visiter les lieux touristiques (le Rockefeller Center, l’Empire State Building, la Statue de la Liberté, Time Square, etc.etc.) et payer des dizaines de dollars américains, même si le taux de change est plutôt avantageux par les temps qui courent, vraiment, je ne vois pas c’est quoi l’intérêt. Pourquoi les gens paient pour aller là où tout le monde est déjà allé, pour prendre la même photo que tout le monde a déjà prise, pour avoir la vue qu’on voit dans tous les livres d’art, d’histoire et de tourisme? J’avoue que je ne comprends pas ce principe. L’intérêt de voyager ne serait-il pas plutôt de découvrir des lieux complètement inédits, de rapporter des souvenirs uniques, de visiter des endroits inusités? Moi, c’est ce que je cherche, quand je vais ailleurs : des ruelles cachées, des monuments en ruine mais qui nous racontent une histoire, une vraie, des affiches insolites, des travailleurs pressés, des prostituées fatiguées, des pompiers en pause, des gens qui vivent, quoi; je voyage pour aller toucher à la vie. Et je suis revenue de New York avec l’impression d’y avoir goûté, oui, à cette vie pleine de couleurs, de saveurs, de textures, d’odeurs, de peaux, de sourires, de… De sexe?! Quoi?! Moi, j’aurais eu du sexe avec un New Yorkais!? Ben voyons donc, pour qui vous me prenez?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Ok. Je vous le concède, je suis faible, tout comme la chair; je n’ai pas pu résister aux charmes des New Yorkais – d’un, en particulier. Je sais, je sais, vous voulez connaître tous les détails croustillants, mais vous devrez patienter un peu. Peut-être que je reviendrai dans 6 jours, le 28 mai, et que de vous raconter cette histoire sera ma manière de fêter avec vous les deux ans de ce blogue… En attendant, quelques photos, juste parce que je vous aime ben. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdfjderCHI/AAAAAAAAAH0/u6VSGlL5Juc/s1600-h/prison.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdfjderCHI/AAAAAAAAAH0/u6VSGlL5Juc/s400/prison.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338840946084350066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdfjIJH28I/AAAAAAAAAHs/p1GIKm353sc/s1600-h/old+slip.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdfjIJH28I/AAAAAAAAAHs/p1GIKm353sc/s400/old+slip.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338840940356819906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Shdfi3AMXXI/AAAAAAAAAHk/vfaaYqyhONc/s1600-h/lumi%C3%A8re.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Shdfi3AMXXI/AAAAAAAAAHk/vfaaYqyhONc/s400/lumi%C3%A8re.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338840935755963762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Shdfip9l5II/AAAAAAAAAHc/aaxa8IWTJBU/s1600-h/limites.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Shdfip9l5II/AAAAAAAAAHc/aaxa8IWTJBU/s400/limites.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338840932255392898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdeJYdxVmI/AAAAAAAAAHM/0Iz2DIuC8Bs/s1600-h/d%C3%A9chets.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdeJYdxVmI/AAAAAAAAAHM/0Iz2DIuC8Bs/s320/d%C3%A9chets.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338839398550165090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdeI3wpDxI/AAAAAAAAAHE/aZhHVroIg4o/s1600-h/couleur.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdeI3wpDxI/AAAAAAAAAHE/aZhHVroIg4o/s320/couleur.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338839389770944274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdeIvpob_I/AAAAAAAAAG8/mCaWfdByd4A/s1600-h/composition.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdeIvpob_I/AAAAAAAAAG8/mCaWfdByd4A/s320/composition.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338839387594059762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdeIWMr9SI/AAAAAAAAAG0/POEBOhqzsew/s1600-h/appartement+ext%C3%A9rieur.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdeIWMr9SI/AAAAAAAAAG0/POEBOhqzsew/s320/appartement+ext%C3%A9rieur.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338839380761769250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShddDi4cWhI/AAAAAAAAAGs/pQMTk_djEy8/s1600-h/guilt+free+snack+in+central+park.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShddDi4cWhI/AAAAAAAAAGs/pQMTk_djEy8/s400/guilt+free+snack+in+central+park.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338838198755547666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1566460536296222528?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1566460536296222528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1566460536296222528' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1566460536296222528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1566460536296222528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/05/back-from-gotham.html' title='Back from Gotham'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/ShdiE8RVZuI/AAAAAAAAAIE/6ziTN9bZopA/s72-c/Sp%C3%A9cial+r%C3%A9cession.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5321008263426461059</id><published>2009-05-02T16:20:00.004-04:00</published><updated>2009-05-02T16:34:29.652-04:00</updated><title type='text'>URBANIA et moi</title><content type='html'>Mes amis, je n'aurai probablement pas le temps d'écrire beaucoup sur le blogue au cours des deux prochaines semaines - contrat de rédaction, réunions, correction, etc., etc. Qui plus est, je pars pour New York le 11 mai (je reviendrai avec plein d'aventures new yorkaises à vous raconter, promis!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, afin que vous ne vous ennuyiez pas trop, je vous suggère une lecture en dehors du territoire lesmainsvidiens. Allez donc faire un tour sur le tout nouveau site du magazine &lt;a href="http://urbania.ca/accueil"&gt;URBANIA&lt;/a&gt;, j'vous jure, ça en vaut le détour. Pour ceux qui ne se seraient toujours pas procuré le dernier numéro spécial SEXE, vous pourrez y lire quelques extraits d'articles (dont celui sur ma fameuse date - c'est d'ailleurs ma grosse face qui risque de vous accueillir quand vous arriverez sur le site!). Les anciens numéros ont, quant à eux, tous été numérisés, pour votre plus grand plaisir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant, vous surveillerez la section «Fictions» du site, des textes inédits y seront bientôt publiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous êtes le moindrement futé, vous avez non seulement déjà découvert que Sophie B. n'était pas mon vrai nom (pour les autres, désolée de péter votre bulle!), mais vous avez en plus compris comment je m'appelais réellement. Et vous avez trouvé que mes articles dans le magazine était, ma foi, très intéressants!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À lire aussi: &lt;a href="http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70722856&amp;utm_source=Fils&amp;utm_medium=RSS&amp;utm_campaign=Blogue_PATRICK_LAGAC%C3%A9"&gt;la confession de Patrick Lagacé&lt;/a&gt;, qui avoue être un fan du magazine, mais surtout, les commentaires à la suite de son entrée de blogue... Heureusement que notre but n'est pas de faire l'unanimité!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5321008263426461059?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5321008263426461059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5321008263426461059' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5321008263426461059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5321008263426461059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/05/urbania.html' title='URBANIA et moi'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-2858507135356717116</id><published>2009-05-02T16:16:00.004-04:00</published><updated>2009-05-02T16:19:18.333-04:00</updated><title type='text'>FOSSES ASEPTISÉES</title><content type='html'>Extrait de mon roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne lecture,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;____________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FOSSES ASEPTISÉES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année avril est trop tard. Le grand ménage du printemps se fait en janvier. Frotter tout l’après-midi, deux fois plutôt qu’une, les vitres des carreaux : vinaigre et vieux papier journaux. L’appartement sent le casse-croûte de chemin de campagne. On voit mieux à l’extérieur, le quotidien qui vaque et les passants dans son sillon. Mais de la rue, on ne voit pas plus clairement en dedans. Trop jour encore. Les fenêtres ne sont que de grands rectangles noirs, une croix blanche au milieu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me tiens là depuis plusieurs minutes, personne ne le sait. J’ai ouvert pour aérer. Les calorifères fonctionnent à plein pour compenser. Combattre le vent, les orteils gelés. Le proverbe dit mains froides, cœur chaud, mais qu’en est-il de notre cœur quand c’est les pieds qui sont froids? Un torchon blanc à la main, bien équipée pour dire adieu. Ça doit faire quinze ans que je n’ai pas mis mes pieds froids dans une église. La dernière fois que j’ai prié, c’était pour qu’il fasse beau le lendemain. Je préfère quand il fait soleil, c’est tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’horloge de la cuisine affiche encore huit heures ce matin. Les piles sont dans ma poche. Je ne voulais pas voir le temps passer ni attendre ton retour. La vaisselle sèche sur le comptoir, les sous-vêtements sur les chaises de la salle à manger. Tout est pendu d’avance, que je me dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière fois qu’on a fait l’amour, c’était dans le corridor d’entrée. On ne s’est pas déshabillés, peut-être que c’est ce que veut dire le verbe baiser. Tu t’es retiré en proposant – on devrait tout repeindre, qu’est-ce que t’en penses. J’avais besoin d’y réfléchir. Tu es allé chercher du sorbet à la poire dans le congélateur. On l’a mangé, couchés sur la moquette, en regardant les étoiles mortes du plafond en stuc. J’ai échappé du sorbet sur mon pantalon blanc. Dans la salle de bains, j’ai nettoyé la tache verte pâle et mon sexe moite avec une débarbouillette. J’ai su que cette fois-là aurait des conséquences. La tache paraît encore et je suis enceinte sans trop savoir comment te l’annoncer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois zéros clignotent sur le cadran de la cuisinière. Tu parles d’une heure pour rentrer, que je te lance à la blague, mais tu ne saisis pas la subtilité. Tu as eu une grosse journée et salis le parquet fraîchement ciré avec tes bottes. Tous ces efforts vains. Je cherche une chose qui ne serait pas éphémère à laquelle me raccrocher. La trotteuse de l’horloge au-dessus de ta tête ne bouge toujours pas. Je sens la forme ronde des piles contre ma cuisse – rien que cela pour que le temps s’arrête. L’avoir compris avant, on aurait peut-être encore un avenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis enceinte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas trop certaine de l’avoir vraiment dit, mais tu te lèves pour me prendre dans tes bras, ça doit vouloir signifier que oui. Pendant cette seconde où ton corps se confond avec le mien, je réalise que j’ai eu tort.  La chaleur revient dans mes orteils. Si cette nouvelle te rendait heureux, finalement? J’ai envie qu’on mange des spaghettis en regardant la télévision ce soir. Peut-être même faire l’amour après, ta main sur ma fesse gauche me donne des envies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est quoi ça?&lt;br /&gt;- Les piles de l’horloge.&lt;br /&gt;- Elles ne fonctionnent plus?&lt;br /&gt;- Faudrait les changer, oui. &lt;br /&gt;- J’irai avec toi.&lt;br /&gt;- Pas besoin, je suis capable d’aller acheter des nouvelles piles toute seule mon amour.&lt;br /&gt;- Je veux dire, te faire avorter. Je serai là. T’en fais pas. Ça va bien se passer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton souffle sur mes cheveux sent l’ail. Tu as déjà mangé avec les collègues avant de rentrer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-2858507135356717116?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/2858507135356717116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=2858507135356717116' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2858507135356717116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2858507135356717116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/05/fosses-aseptisees.html' title='FOSSES ASEPTISÉES'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-4315529059220158640</id><published>2009-04-28T17:04:00.002-04:00</published><updated>2009-04-28T17:16:31.549-04:00</updated><title type='text'>L’amour avec un grand W – Part II</title><content type='html'>Je projette sincèrement poursuivre tous les Lavalife, Compagnie.com, Mon Classeur.com, Réseau Contact et autre Elle et Lui de ce monde pour fausse représentation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Inscrivez-vous et trouvez l’amour », qu’ils clament haut et fort et en rouge-souligné-gras-à-part-de-ça. BULLSHIT. Et ceux qui osent, cerise sur le sundae, nous dire que grâce à leur fabuleux site je pourrai enfin vivre le coup de foudre tant recherché, je leur ferai également un procès pour grossière indécence. Et atteinte à mon intégrité un coup parti (mon intelligence faisant partie de mon intégrité). Calvaire! Déjà que je suis plus ou moins convaincue que le fameux love-at-first-sight-as-seen-on-TV puisse réellement exister, essayer de me faire croire que je pourrais love-at-first-sighter quelqu’un sur le web, c’est me prendre pour une belle imbécile. Hello?! Tu ne peux pas dire  « Toi et moi, c’est l’œuvre du destin, le fruit du hasard, la volonté du cosmos » quand t’as passé huit heures à éplucher les profils d’hommes répondant au critère « âgé-entre-25-et-27-ans-habitant-la-région-métropolitaine-et-aimant-la-couleur-bleu-le-spaghetti-et-les-randonnées-pédestres ». J’appelle pu ça le destin moi, mais bien du magasinage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’emblée, on le constate, je suis assez sceptique quant à l’efficacité des sites de rencontre. Mais puisque la nature (le destin et le cosmos) m’ont dotée d’une grande ouverture d’esprit, je me suis dit que je pourrais quand même essayer. Au pire, j’aurais plus d’arguments après pour chialer. Et ma foi, c’est exactement ce qui s’est produit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être est-ce moi qui suis malchanceuse. Peut-être que je n’ai pas une bonne étoile – ou une bonne connexion Internet. Peut-être que je devrais changer de fournisseur. Parce que j’ai beau être abonnée haute-vitesse, parti comme c’est là, ça risque de me prendre mille ans avant que je réussisse à me trouver un amoureux sur la toile. (Prière ici de vous imaginer le bruit que fait un ordinateur lorsqu’il tente de se connecter à un réseau 56k).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait un peu plus de deux mois que je suis inscrite sur le-site-de-rencontre-dont-je-tairai-le-nom-pour-ne-pas-leur-faire-de-publicité-et-surtout-pour-ne-pas-qu’ils-puissent-me-poursuivre-à-leur-tour-pour-diffamation. Et en deux mois, qu’est-ce que j’ai récolté?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Huit cent trente-sept visites sur mon profil jusqu’à ce jour. Je pourrais le prendre comme un gros compliment – ma photo est assez attirante pour que quelques garçons se soient risqués à aller lire ce que j’avais à dire –, mais dans un autre sens, c’est plutôt déprimant : sur huit cent trente-sept gars, il y a en quoi, vingt-quatre qui ont pris la peine d’entrer en contact avec moi? C’est-à-dire 2.867383512% des gars. Ouch. Seulement 2.867383512% des hommes trouvent, après avoir lu ma fiche, que j’ai l’air d’une fille intéressante. Je suis loin de la note de passage disons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Six messages d’hommes dans la cinquantaine qui trouvent &lt;em&gt;dont ben&lt;/em&gt; que j’ai l’air mature pour mon âge pis que j’ai &lt;em&gt;dont ben&lt;/em&gt; un beau sourire pis que je suis assurément la compagne de vie dont ils ont &lt;em&gt;dont ben&lt;/em&gt; besoin (pour assurer les tâches ménagères). Hé. Ho! Quand les six enfants issus de tes quatre précédentes unions sont plus vieux que moi, bonhomme, ça veut peut-être dire que nous ne sommes pas tout à fait promis à un bel avenir conjugal. Et quand j’écris dans mon profil que je désire avoir des enfants, c’est pas juste pour faire &lt;em&gt;cute &lt;/em&gt;: c’est vrai. Ce qui est faux par contre, c’est que je vais entreprendre de fonder une famille avec quelqu’un qui pourrait facilement être le grand-père de sa propre progéniture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Huit messages d’hommes d’origine africaine, maghrébine ou haïtienne que je soupçonne de m’avoir approchée dans le but à demi-dissimulé de faire de moi leur carte de visite pour le Canada. Pour ces messieurs, une rouquine, c’est le comble de l’exotisme. Or, ils ignorent que Miss Exotique 2009, elle n’est pas intéressée à se marier avec un monsieur après quatre mois, simplement pour que celui-ci puisse normaliser sa situation immigrante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Deux messages de gars qui ont étudié en gestion et qui pensaient vraiment qu’en &lt;em&gt;pluggant  &lt;/em&gt;les mots « épargne-retraite », « levier fiscal » et « rentabilité des placements », ils allaient réussir à faire fondre mon cœur. J’ai déjà assez de trouble avec le Ministère du Revenu, j’ai pas envie de coucher avec un de leur représentant chaque soir. Ni de me faire chicaner par un chum cravaté, pendant que je bois tranquillement mon jus d’orange le matin, sous prétexte que je ne sais pas par cœur à quoi réfèrent les expressions « T4 », « ligne 199 », « formulaire U-20256» et « crédits d’impôts accordés en fonction de la politique 966A ». Tant qu’à faire, offrez-moi donc une calculatrice à la Saint-Valentin et une consultation gratuite chez H&amp;R Block pour mon anniversaire, comble du romantisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un message (le meilleur!) d’un gars complètement disjoncté qui m’assurait être l’homme de ma vie puisqu’il avait rêvé à moi la nuit précédente (alors qu’on ne s’était jamais vus, on se le rappelle) et qu’à sa grande surprise, il m’avait reconnue en se connectant sur le site. Il voyait là un signe indéniable de notre destinée. Dans son fameux rêve, nous étions les heureux parents de deux enfants magnifiques et il était triste à l’idée de priver ces deux enfants de l'opportunité de venir au monde. Il me conjurait donc de répondre à son appel (de détresse) afin que nous puissions dès maintenant commencer à confectionner des beaux bébés bien joufflus. Je pense qu’il mérite d’être cité texto, fautes incluses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;écoute j'arrive du futur, toi et moi nous y étions ensemble avec une vie et une famille extra....deux enfants merveilleux...si je ne réuissis pas à te charmer d'ici les prochains 24 heures, ces pauvres petits ne verront jamais le jour et ca me brisera le coeur. Si tu savais à quel point on fait des beaux enfants toi et moi ..... alors on fait ca chez moi ou chez toi  ;o) bisous steph xx&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’arrive du futur »… Que dire de plus? Je me fais cruiser par des gars qui prétendent revenir du futur. Je suis sans mot. Vraiment, c’est dommage que les combinaisons en aluminium et les sabres laser ne m’excitent pas plus qui faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà à quoi j’ai eu droit au cours des dernières semaines en matière de déclaration amoureuse. Vous conviendrez avec moi que je suis loin de la coupe aux lèvres et de l’anneau au doigt! Ce qui m’inquiète, c’est que d’après le système de l’offre et de la demande, s’il y a des gars qui écrivent de telles insanités et qui approchent les filles de cette manière, c’est parce que quelque part, il y a des filles que ça intéresse de se faire parler d’amour ainsi. Mais où s’en va le monde?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère me disait souvent que j’étais trop capricieuse, que mes attentes par rapport à la gent masculine étaient trop élevées et que je devrais revoir à la baisse mes critères de sélection. Elle avait sans doute en partie raison, mais là, y’a toujours ben des ostie de limites à niveler par le bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, l’amour avec un grand W, celui qu’on trouve sur le world wide web, l’âme sœur hache-thé-thé-pé, l’amour virtuel, l’amour clavardé, l’amour webcam, l’amour forum de discussion, l’amour deux-point-zéro, l’@mour avec un arobase, vraiment, je ne suis pas sûre d’y croire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence à me dire que j’aurais plus de chance de me trouver un copain dans une boîte de Lucky Charms. Peut-être même que le petit lutin roux est célibataire et que j’aurais un ticket avec lui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-4315529059220158640?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/4315529059220158640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=4315529059220158640' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4315529059220158640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4315529059220158640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/lamour-avec-un-grand-w-part-ii.html' title='L’amour avec un grand W – Part II'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-6133005638366737738</id><published>2009-04-27T00:29:00.001-04:00</published><updated>2009-04-27T01:24:35.272-04:00</updated><title type='text'>Ceci n’est pas un texte érotique</title><content type='html'>Je suis nue. Je vous écris et je suis nue. Dans mon lit, les seins à l’air, le cheveu ébouriffé, la cuisse à découvert, je suis &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ben&lt;/span&gt;. Écrire sans aucun vêtement pour se protéger des regards indiscrets est un plaisir sous-estimé. Parler de soi et de sa petite vie sur un blogue alors qu’on n’a rien sur le dos est sans doute la forme la plus poussée d’exhibitionnisme. Personne ne me voit mais tout le monde pourrait s’imaginer, ce que c’est, ce dont ça doit avoir l’air, ce qu’il voudrait bien que ce soit. N’est-ce pas là toute la magie de l’écriture : faire voir sans pourtant rien montrer… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écrire ou jouer les nus-vite dans une rue achalandée par un splendide dimanche après-midi, au fond, quelle différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis nue et je vous écris, alors que je devrais être couchée depuis de longues minutes. J’adore dormir «en fesses». Depuis quelques hivers, comme je n’ai personne dans ma vie pour jouer le rôle de chaufferette et sur qui me coller, je m’habille un brin durant les mois les plus froids. Mais là, c’est officiel, avec le retour des températures clémentes, la saison où je dors sans pyjama ni petite culotte ni bonnet sur la tête est commencée; la saison où j’ouvre la fenêtre la nuit pour sentir la brise fraîche faire lever les couvertures, celle où je change mes bons-vieux-draps-santé-conducteurs-d’électricité-statique pour de légers-draps-de-cotons-qui-sentent-bon-le-made-in-China; le moment de l’année où j’attrape à coup sûr une putain de grippe parce que de la même manière qu’on pogne toujours un coup de soleil en début d’été, je prends immanquablement froid au début de la saison du nudisme nocturne (nos mères nous l’ont répété combien de fois : en avril, ne te découvre pas d’un fil). Mais j’accepte mon sort, car le contact du textile directement sur ma peau est trop savoureux pour que je m’en prive, sous prétexte qu’un opportuniste virus pourrait s’en prendre à moi et à mon popotin en liberté. (Avec cette pandémie de grippe porcine qui nous menace, je ferais peut-être mieux de surveiller mes arrières et mon derrière, mais bon.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le printemps, je suis nue et je me dis que le monde est un endroit où il fait tout de même bon vivre. Malgré tout. Quand je dis «tout», je fais bien entendu référence aux guerres, aux génocides, aux épidémies, aux coups d’état, aux crises économiques, aux drames passionnels, aux suicides, aux animaux maltraités, aux enfants affamés, aux obèses qui ne peuvent pas s’arrêter de manger et qui se donnent comme excuse que le café est gratuit chez McDo jusqu’au 3 mai pour aller engouffrer trois œufs McMuffin chaque matin, oui, quand je dis malgré tout, je veux dire malgré tout ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça, mais surtout le fait que je me suis inscrite sur un site de rencontre Internet et que mon expérience, bien que courte, s’est avérée complètement catastrophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est de cet échec monumental dont j’avais envie de vous parler ce soir, de «L’amour avec un grand W – Part II», mais finalement, je me suis laissé transporter par la sensation grisante de mon corps nus sur les draps frais et je vous ai gavé de poésie à cinq cennes. Et là, je suis trop fatiguée pour entreprendre quelque récit rocambolesque que ce soit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je vais éteindre l’ordi, aller boire un verre d’eau en regardant par la fenêtre, en quête d’une scène de vie nocturne croustillante. Je vais revenir à ma chambre, tapoter doucement mon oreiller pour qu’il prenne une forme confortable, m’infiltrer de nouveau sous les draps, me masturber et m’endormir, détendue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste attendra un peu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-6133005638366737738?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/6133005638366737738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=6133005638366737738' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6133005638366737738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6133005638366737738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/ceci-nest-pas-un-texte-erotique.html' title='Ceci n’est pas un texte érotique'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1698776431430989590</id><published>2009-04-21T13:37:00.004-04:00</published><updated>2009-04-21T13:42:42.304-04:00</updated><title type='text'>Demain, le grand jour</title><content type='html'>Amis lecteurs - particulièrement toi lhiver -, je vous transmets l'invitation officielle pour le lancement de demain...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plaisir de vous y croiser et de vous signer un autographe dans l'entre-jambes ou dans le décolleté, au choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Se4FHenG3yI/AAAAAAAAAGk/90xhT1hhCfE/s1600-h/logo_urbania_sexe.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 322px; height: 213px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Se4FHenG3yI/AAAAAAAAAGk/90xhT1hhCfE/s400/logo_urbania_sexe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327201035260190498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Se4EvUEQguI/AAAAAAAAAGc/Hpz-d-rhVWQ/s1600-h/cafe_cleo.gif"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 321px; height: 68px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Se4EvUEQguI/AAAAAAAAAGc/Hpz-d-rhVWQ/s400/cafe_cleo.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327200620112806626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Se4EhB_j_aI/AAAAAAAAAGU/POQb9sIP2ZU/s1600-h/bg_content_sexe.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 204px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Se4EhB_j_aI/AAAAAAAAAGU/POQb9sIP2ZU/s400/bg_content_sexe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327200374743104930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde pensait qu'on avait déjà fait un numéro sur le sexe. C'est pas vrai. C'était notre première fois. Et comme c'était notre première fois, on voulait que ce soit «spécial». Eh bien, c'est réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette édition, vous trouverez: une soirée aux danseuses avec les gars de Gatineau, les confessions d'Anne-Marie Losique, un reportage sur les déjeuners-sexy, une fiction de François Létourneau et une incursion dans l'univers des sexoliques. En kiosque le 24 avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mercredi 22 avril, on lance notre numéro sur le sexe au deuxième étage du Café Cléopâtre. Le party débute à 18h. Au menu : partie de tag BBQ géante, projection de photos du petit pénis de Guillaume Latendresse et plus encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1698776431430989590?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1698776431430989590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1698776431430989590' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1698776431430989590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1698776431430989590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/demain-le-grand-jour.html' title='Demain, le grand jour'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yheUd0xvCR0/Se4FHenG3yI/AAAAAAAAAGk/90xhT1hhCfE/s72-c/logo_urbania_sexe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-6964387638047928566</id><published>2009-04-18T12:47:00.005-04:00</published><updated>2009-04-21T13:49:32.590-04:00</updated><title type='text'>L'amour avec un grand W - Part I</title><content type='html'>Accoudée au bar d’un endroit branché, sirotant mon gin tonic (sans concombre, merci Madame Germain), j’attends mon amie &lt;a href=" http://www.youtube.com/watch?v=Q-tJBsOsboM"&gt;Anne&lt;/a&gt;. Ce soir, on a décidé de sortir en ville et de partir à la chasse. Notre plan : nous déhancher le popotin et nous défoncer la fraise jusqu’à ce que coït s’en suive. La chair est fraîche, le printemps officiel; y’a pas juste mon chat qui s’en ressent. Je pense que certaines nuits, dans mon sommeil, je miaule plus fort que lui. Il est vraiment temps que je me trouve un mâle alpha pour me faire un méchoui de lion et m’aider à assurer la survie de la race. Bref, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tonight is the night, all night long&lt;/span&gt;, comme le chantait si bien le père de Nicole. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne tarde à arriver. Elle doit encore être en train de se demander quelle robe mettre. Avec quels souliers. Avec (ou sans) quels sous-vêtements. C’est compliqué être une fille, bazouelle &lt;a href="http://video.google.ca/videosearch?q=lionel+ritchie&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;ei=_wXqSdjEMIyjtgex9ezABQ&amp;sa=X&amp;oi=video_result_group&amp;resnum=4&amp;ct=title#"&gt;Lionel&lt;/a&gt;. Une demi heure de retard, ce n’est pas son genre pourtant. Son cellulaire est fermé, je suis incapable de la rejoindre. Mon deuxième gin tonic est presque fini. Lisant le désarroi sur mon visage, un jeune homme s’approche de moi et me demande si j’attends quelqu’un. La réponse est oui, mais je dis non. J’ai envie qu’il s’assoit à côté de moi et qu’il me parle : il est plutôt mignon. Il nous commande chacun un drink. Anne peut ben passer la soirée dans son walk-in si elle veut, je n’ai plus besoin de sa compagnie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon bel adonis s’appelle &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=CVdJ5_X2dUQ"&gt;Simon&lt;/a&gt;. Je capte un mot sur deux de ce qu’il me raconte, la musique est assourdissante et l’alcool affaiblit ma capacité de concentration… Ses lèvres bougent sans que je puisse y lire quoi que ce soit d’autre que : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;baisons&lt;/span&gt;. Un silence (bon, pas vraiment un silence, on est dans un bar et le disco-dance-pop nous déchire les tympans, pire que si nous avions fait une descente trop rapide en plongée). Un &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=9hUy9ePyo6Q"&gt;faux silence&lt;/a&gt;. Simon me dévisage. Il a l’air d’attendre quelque chose. Oh. Je viens de comprendre : il m’a posé une question et je dois répondre. Mais je n’ai pas saisi la question. J’affiche donc mon sourire le plus niais et je prends une gorgée. Je joue avec ma paille et tente de relancer la conversation en disant – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ils les font pas fort leurs drinks, ça goûte rien qu’le jus&lt;/span&gt;. Et là, Simon se fâche – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ayoye. Je me suis vraiment trompé sur ton compte : je trouvais que t’avais l’air intelligente, c’est pour ça que je t’ai approchée, mais finalement, t’es aussi insipide que toutes les autres. &lt;/span&gt;Et il est parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;God damn&lt;/span&gt;. Le gars m’engueule parce que je ne suis pas assez brillante pour lui! &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Man&lt;/span&gt;, on est dans un bar, je suis pas mal sur le bord d’être saoule, la musique rend impossible toute discussion véritable, et tu m’accuses de ne pas être i-n-t-e-l-l-i-g-e-n-te. Cal***, va cruiser à la Bibliothèque nationale si ton but c’est de rencontrer une post-doctorante en philosophie kantienne. J’ai la prétention de croire que je suis une fille qui se débrouille quand même pas pire avec son cerveau, mais là, y’a des contextes! On discutera de la situation des femmes en Afghanistan, de la politique étrangère des États-Unis, de la possibilité qu’ils lèvent enfin l’embargo sur Cuba, des propriétés anti-cancérigènes du brocoli, de l’échec du moratoire sur le commerce de l’ivoire, du pourcentage alarmant de séropositifs dans le village gai (12%, je sais, c’est terrible, aussi élevé que dans les tribus les plus durement touchées d’Afrique), oui, on jasera de tout ça, mais un autre m’ment d’nné, veux-tu! JE BOIS MON GIN TONIC ET J’AI ENVIE DE BAISER. Calvaire &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lGbLBBcfF7M"&gt;Robert&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis insultée. Je texte un message à Anne : ça fait une heure que je t’attends, je sais pas ce que tu glandes, mais perso, ma soirée est finie. Moi pis mon manque d’intelligence, on s’en va se coucher. Elle me rappelle cinq minutes après pour s’excuser de son retard, sa laveuse s’est mise à faire la conne et y’a plein d’eau partout dans sa salle de bains, essaye de trouver un plombier à onze heures un vendredi soir, christie &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=Tj_NjLBPotQ"&gt;Kenny&lt;/a&gt;, je pourrai pas aller te rejoindre, mais qu’est-ce qui se passe Sophie?! Je lui raconte le drame qui vient de se dérouler. Elle me rassure en me disant que je suis la fille la plus intelligente qu’elle connait, qu’on devrait même me décerner un doctorat honorifique, pas pour mes compétences, non, juste mon intelligence, ce que je suis, mon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;état d’être&lt;/span&gt;. Bon, peut-être, mais ça ne me console pas. Je suis blessée dans mon orgueil. Je lui dis de me rappeler le lendemain si elle réussit à reprendre le contrôle de sa laveuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre chez nous. Contrairement à son habitude, le chat ne vient pas m’accueillir. C’est louche. En allant pisser mes trois gin tonic, je me rends compte que la fenêtre de la salle de bains est restée ouverte. Le chat en a vraisemblablement profité pour s’évader et aller disséminer son foutre dans le sexe accueillant de quelques minettes. Y’en aura au moins un de nous deux qui sera parvenu à scorer ce soir, ostie &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=xsO6miyMYSQ"&gt;Barry&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne me reste plus qu’une solution : m’inscrire sur un site de rencontre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À SUIVRE…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-6964387638047928566?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/6964387638047928566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=6964387638047928566' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6964387638047928566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6964387638047928566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/lamour-avec-un-grand-w.html' title='L&apos;amour avec un grand W - Part I'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-7258094606275757597</id><published>2009-04-13T11:35:00.005-04:00</published><updated>2009-04-13T12:03:53.332-04:00</updated><title type='text'>Les soirs bleus</title><content type='html'>J'espère que vos célébrations de la &lt;a href="http://dictionnaire.reverso.net/francais-definitions/ressuscitation"&gt;ressuscitation&lt;/a&gt; du Christ furent agréables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, c'est lundi de Pâques et je me demande pourquoi c'est encore férié. Qu'est-ce qu'on fête au juste? La re-mort de Jésus? C'est vraiment interminable cet événement de je-meurs-je-reviens-je-meurs-encore. Tout le monde meurt Gizeus, et on n'en fait pas tout un plat. Enfin, je dois juste être jalouse, parce que moi, y'a peu de chance que je résurrecte, comme on dit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais devenir suffisamment &lt;span style="font-style:italic;"&gt;big&lt;/span&gt; pour que le jour de ma mort devienne un jour férié. Imaginez. En tout cas, pour ça, va falloir que j'écrive des maudits bons livres. De quoi capable d'accoter la Bible côté chiffres de vente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant de devenir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bestseller&lt;/span&gt; et de voir mon oeuvre traduite en &lt;a href="http://www.recitatifbiblique.com/questions/louise2cam.html"&gt;2264 langues&lt;/a&gt;, j'vais me contenter des 50 visites quotidiennes sur mon blogue... C'est mieux qu'une claque dans la face et qu'une mort par crucifixion. Finalement, ce que j'essaie de vous dire là, c'est: merci de me lire. Vous, mes cinquante-que'que brebis fidèles, vous aurez le droit à un congé de boulot pour commémorer le jour de ma mort. Promis, m'a parler avec &lt;a href="http://eucharistiemisericor.free.fr/images/090408_benoit_xvi_big.jpg"&gt;ti-Ben&lt;/a&gt; pour qui vous arrange ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;____________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES SOIRS BLEUS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papa prépare le souper en silence. La voix neutre de la présentatrice du téléjournal se fraie un chemin du salon jusqu’à nous. La chaise bergère devant le téléviseur est vide.   Le chien dort à mes pieds, un œil à moitié ouvert. Sa queue flagelle l’air saturé par le parfum du thym et de l’oignon. Il est malade. Papa songe à le faire euthanasier, mais ne trouve pas le courage. Il lui lance un bout de viande crue qu’il renifle sans appétit. Il jappe un coup, pour dire merci quand même. Papa est triste et dit tu as maigri ma chérie; je prends une gorgée de vin pour ne pas répondre. Trois gouttes rouges tombent et forment un cœur sur la table. Je les essuie de l’index et lèche mon doigt. Si seulement c’était toujours aussi facile de faire disparaître le sang sur nos mains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Papa, est-ce que ça se peut l’amour toute une vie?&lt;br /&gt;- J’imagine que oui. Mais ça dépend combien de temps dure la vie.&lt;br /&gt;- Sans doute…&lt;br /&gt;- C’est comme pour tous ces objets qu’on essaie de nous vendre en prétextant qu’ils sont garantis à vie… Tu sais, comme le sac de voyage que je t’avais acheté, quand tu es partie étudier quelque temps à l’étranger. Tu as voulu l’échanger à ton retour parce qu’il était déjà tout troué.&lt;br /&gt;- Ils m’ont répondu que la garantie était expirée, sauf que c’était une garantie à vie…&lt;br /&gt;- Voilà. C’était une garantie à vie, « à vie » étant en fait la vie du sac. Et l’espérance de vie moyenne de leurs sacs était évaluée à un an. Je crois que pour les relations de couple, c’est la même chose.&lt;br /&gt;- Je ne saisis pas…&lt;br /&gt;- L’amour, c’est garanti à vie, mais le à vie de ton couple n’est pas ton à vie à toi. Chaque relation a sa propre espérance bien à elle. Et risque de mourir bien avant que tu le fasses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne connaissais pas cette profondeur à mon père. On ne discute pas vraiment d’habitude, ce serait plutôt ça la vérité. Peu de mots s’ajouteront à ceux qu’il vient de  prononcer. La parole est une ressource épuisable, il ne faudrait pas la gaspiller. Mais parfois je me demande si en économisant les mots, on ne laisse pas de belles occasions se gâter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir est calme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision nous raconte des histoires plus réelles que la nôtre – des émissions américaines. Papa ne parle pas anglais. Il ne parle pas, voilà. Il dit : je vais me coucher, n’oublie pas d’éteindre quand tu auras terminé. Il est onze heures et je ne veux pas rester seule dans le grand salon froid, avec pour unique lumière les rayons bleutés du téléviseur.  Papa grimpe l’escalier en s’accrochant à la rampe. Les marches craquent sous ses pas. Ce bruit m’a toujours réconfortée – signe d’une présence qui veille. Mais là, c’est plutôt le craquètement des vieux os qu’il me rappelle, chaque marche comme une preuve que le temps est irréversible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’horizon tire sur le pourpre et je ne dors pas encore. Les paroles de Papa tournent en boucle dans ma tête. Je l’ai entendu se lever en plein milieu de la nuit. Je crois qu’il était somnambule, il tenait un discours incohérent sur la nécessité d’acheter plus de détergent à lessive la prochaine fois qu’il irait faire des courses. Il n’avait peut-être pas tort après tout : plusieurs erreurs tachent nos mémoires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-7258094606275757597?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/7258094606275757597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=7258094606275757597' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7258094606275757597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7258094606275757597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/les-soirs-bleus.html' title='Les soirs bleus'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-8310261529741790102</id><published>2009-04-10T18:38:00.006-04:00</published><updated>2009-04-10T18:49:19.223-04:00</updated><title type='text'>Le bunker</title><content type='html'>Joyeuse commémoration de la résurrection de Jésus les amis. Pour souligner le tout, je vous offre un extrait de mon récit qui parle de la mort (mais aussi de sujets moins sérieux comme les calorifères et les stylos-billes). Ouh. Dieu que j'ai de la suite dans les idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne mangez pas trop de cocos de Pâques; sur le site de Greenpeace, on indique que les poules qui les produisent sont en voie d'extinction. Vous ne voudriez surtout pas contribuer à la disparition d'une espèce animale, n'est-ce pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ah. Je vous ai eus: c'est un poisson de Pâques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bourrez-vous donc la face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;___________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE BUNKER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serviettes de table et napperons griffonnés s’amoncellent à côté du téléviseur. Je ne l’ouvre jamais. Ce que devient le monde m’échappe. J’ai épuisé l’encre des trois stylos-billes à l’effigie de l’hôtel. Ma vie s’écrit sur des feuilles volantes, on tient à si peu. Le plastique des stylos est grugé jusqu’à la moelle. Il manque un bouchon. N’est pas dans le tiroir, pas dans la poche. Ni sous les papiers chiffonnés ni derrière la commode. Il me faut ce bouchon, recouvrir la bille avant que l’encre ne sèche. Ce bouchon, maintenant. Qu’adviendra-t-il sinon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des fois, la conviction que c’est la fin, au creux de la poitrine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherche un mot pour résumer ma vie au cas où elle ne me dirait plus rien. Comment est-ce qu’on dit &lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’était beau et je recommencerais s’il le fallait&lt;/span&gt;, en un seul mot? Quelque chose comme &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bleu&lt;/span&gt;. Ça sonne bien, ça sonne grand. Je n’ai jamais pensé au suicide, sinon comme à une preuve de ma liberté. Parce que la possibilité existe, j’existe encore plus. Si je le décide, avant qu’il ne me tombe sur la tête, crever le ciel comme une flèche, je pourrais faire ça. Sauter reste une hypothèse, une idée en l’air, je me sens bien ici. Ce qui me rend légère, c’est de savoir que j’en aurais le pouvoir. Une vague de chaleur monte le long de ma gorge quand j’y pense. Je pourrais me tuer. Le dernier mot m’appartient. Les mots ne servent plus à grand-chose, mais le dernier compte. Dans ma chute, j’ignore ce que je crierais, s’il fallait un mot, un seul. Ils ont installé des grillages noirs dans les fenêtres de l’hôtel. Ici on ne respire que l’air climatisé ou l’air réchauffé des calorifères. Mais on ne meurt pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chambre est un désordre, mes vêtements pendent sur la chaise droite. Je ne fais pas le lit, les draps en forme de chaos témoignent de ma disponibilité nouvelle. Je tire les rideaux seulement le soir pour laisser entrer la lumière des réverbères. Celle du jour goûte trop cru. Je préfère le blanc sur le noir, les mots ne servent plus à grand-chose. Je ne t’ai pas donné d’explication, je suis partie quoi. Mes raisons n’ont rien d’original, je suis partie comme tout le monde, n’ai même pas essayé d’en faire une date importante. Je suis partie au jour zéro. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je détache mes chaussures et me dis que tout ça n’est qu’une grande boucle. On nous apprend à bien serrer nos lacets pour ne pas s’enfarger, mais c’est d’autre chose dont on essaie de nous parler. Je crois que j’ai toujours été heureuse, simplement, je l’ignorais. Au fond le bonheur n’a de sens que pour les autres. De l’intérieur, il n’est que l’absence momentanée du déséquilibre et on ne le sent pas tout de suite. On nous a appris si jeune à marcher droit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes pieds sont enflés, j’ai déambulé toute la journée sans savoir où j’étais. Du danger de s’effondrer, à chaque coin de rue l’imprévisible. Ça n’a plus rien à voir avec les souliers. S’il y a une route tracée d’avance, qu’est-ce que je fais ici. Je ne crois pas au destin, je vaque pieds nus sur le tapis. Le dos appuyé sur le rebord du lit, je me réchauffe les orteils contre le calorifère, le monde peut bien courir à sa perte. Le téléviseur est fermé et c’est ici que je ne mourrai pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-8310261529741790102?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/8310261529741790102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=8310261529741790102' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8310261529741790102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8310261529741790102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/le-bunker.html' title='Le bunker'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-318370801937966997</id><published>2009-04-07T11:23:00.001-04:00</published><updated>2009-04-07T16:39:46.439-04:00</updated><title type='text'>Le D.</title><content type='html'>Il y a quelques semaines, lorsque je vous avais proposé de choisir laquelle parmi les histoires débiles mentales qui m’étaient arrivées au cours de l’hiver vous aviez le plus envie de lire, quelques-uns d’entre vous aviez répondu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D) L'histoire de la fois où j'ai cru que j'étais enceinte mais que je ne comprenais pas pourquoi parce que me semblait que je n'avais pas couché avec qui que ce soit depuis un bon p'tit bout, pis que finalement, oui, j'étais enceinte mais que je l'ai perdu. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je crois qu’il est temps aujourd’hui que j’assouvisse votre curiosité malsaine, bande de voyeurs, et que je vous raconte exactement ce qui s’est passé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai menti. Dans mon dernier message, j’ai laissé sous-entendre que je pratiquais (involontairement) l’abstinence depuis un sacré bout de temps, mais c’est plus ou moins vrai… En fait, oui, je l’ai pratiquée et la pratique toujours, mais je me suis comme qui dirait abstenue de m’abstenir une fois, au mois de décembre. À la base, c’était censé être une bonne nouvelle – Yahoo!! Je pogne encore! – mais c’est vite devenu une tragédie grecque dramatico-pathétique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affaire, c’est que je ne me suis pas &lt;em&gt;rendue compte&lt;/em&gt; que j’avais couché avec le gars. Ok, là, vous vous dites &lt;em&gt;My God Beaudoin, comment est-ce qu’on peut ne pas se rendre compte qu’on est en train de coucher avec quelqu’un? Es-tu sûre que tu as suivi tes cours de formation personnelle ou tu as foxé celui où l’infirmière de l’école prenait les filles dans une classe séparée pour leur expliquer le secret des menstruations et décortiquer l’acte coïtal?! &lt;/em&gt;Non, je n’ai pas foxé, je sais comment on fait des bébés, je ne suis pas sotte : ils naissent dans des feuilles de chou, les mêmes feuilles de chou que les femmes se foutent sur les seins quand elles allaitent pour soulager l’engorgement de lait maternel dans leurs tétons. Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, sérieusement, je ne m’en suis pas rendue compte parce que de 1) je l’avoue, j’étais légèrement (euphémisme) affectée par l’alcool, de 2) j’étais gravement (soyons honnête) affectée par l’alcool et de 3) le gars avait un pénis aussi long et large que mon petit doigt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en était à se &lt;em&gt;frencher &lt;/em&gt;goulûment, à échanger sans vergogne nos haleines d’alcool et nos rotes vomis, quand Philippe (c’est pas son vrai nom, le pauvre, je vais protéger son identité et sa réputation) (Non, en vérité, c’est que je ne me rappelle pas de son nom!) m’a demandé le plus sensuellement (ironie) du monde si je voulais bien lui montrer mes mamelons. Pas mes seins : mes mamelons. Je trouvais ça un peu secondaire 2 comme demande (les gars, je ne sais pas ce que le prof vous a raconté pendant le cours de FPS où on a été séparées de vous, mais les conseils de séduction qu’il vous a donnés ne semblent pas avoir été très… pertinents), mais j’ai quand même accepté. C’était limite charmant que je me suis dit. J’ai levé mon t-shirt : je ne portais pas de soutien-gorge ce soir-là. Le Philippe, ça l’a mis dans tous ses états. Le petit doigt lui a dressé dans les culottes, il ne se pouvait plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à ce moment qu’il m’a demandé, de sa voix qui vient de finir de muer : &lt;em&gt;est-ce que je peux te manger s’il te plaît?&lt;/em&gt; Sur un ton suppliant. Je ne suis pas habituée à ce qu’on me demande la permission. Pour moi, ça pouvait vouloir dire deux choses : soit que a) il était un peu fétichiste de la chatte, soit que b) il n’en avait jamais léchée aucune et que j’allais être son premier cobaye. D’après le rythme frénétique auquel il me passait la langue et la quantité démentielle de bave qui me jutait entre les cuisses, j’en ai déduit que a) était la bonne réponse. J’avais des dents, des langues et des doigts partout mais, oh, surprise, pas vraiment de plaisir. Alors que son index et son majeur était coincés dans mon sexe, il a relevé sa tronche, gluante jusqu’au front, et m’a regardée &lt;em&gt;drette &lt;/em&gt;dans les yeux : &lt;em&gt;Wow, tu goûtes vraiment bon&lt;/em&gt;. Ben oui chéri, normal, je me lave avec de la poudre de Jell-O à saveur de kiwi. Sibouare. Il s’est remis à m’aspirer le Mont de Vénus en sapant. Pire que moi quand je mange un bol de Mini Wheats. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est finalement remonté vers ma bouche, histoire de me faire goûter à mon Jell-O. Il avait le vent en poupe. Pour ma part, si ce n’avait pas été de tout le mucus qui était passé de sa bouche à mon vagin, j’aurais probablement été aussi sèche qu’un Mini Wheat pas de lait. Mon envie de lui, qui ne tenait qu’au fait que j’avais bu trop de Sex on the beach, m’était passée. J’ai toujours été nulle pour faire comprendre à un gars que j’étais plus ou moins intéressée par lui et c’est encore plus difficile de lui faire comprendre quand tu es déjà à moitié nue, couchée sous son torse à un poil, les deux jambes écartées. Il a continué de me zigonner le pompon avec ses mains malhabiles pendant encore quelques minutes au cours desquelles j’en ai profité pour réfléchir à mon avenir, à ce que je me claquerais comme trip bouffe quand je serais de retour chez nous et à la manière dont je réussirais à retourner chez nous, justement. Alors que je réfléchissais à un énorme club-sandwich-full-bacon-extra-mayo, j’ai senti le jeune Philippe frétiller sur ma cuisse : il avait la même face que mon chat quand je l’amène chez le vétérinaire et que celui-ci prend sa température rectale. J’en ai déduit qu’il avait joui, mais je ne savais pas où. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un mois et demi plus tard, alors que mes règles tardaient toujours à venir, que j’ai compris que ce n’était pas avec ses doigts qu’il me chatouillait l’intérieur de l’abdomen, mais bien avec son pipou et que ce n’est pas dans ses draps qu’il avait déversé son sperme, mais bien dans mon réceptacle féminin. Comme l’infirmière nous l’avait bien spécifié, lors du cours les-gars-d’un-bord-avec-leur-zizi-les-filles-de-l’autre-avec-leur-bizoune, lorsqu’on est enceinte, les règles s’interrompent. J’ai donc cru bon aller m’acheter un test de grossesse à la pharmacie du coin. Juste pour vérifier. Et oui, j’étais enceinte. Le kid, avec sa salive surabondante, son pistolet miniature et sa voix de gars qui porte une calotte même pour manger et dormir avait réussi à m’engrosser, bâzouelle. La preuve que la fertilité n’a rien à voir avec la virilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux jours plus tard,  j’en étais encore à me demander ce que j’allais faire de ce poupon. Convaincue qu’il naîtrait avec une moustache molle et des yeux qui louchent et que jamais mon amant (inverse d’une litote) allait accepter de prendre ses responsabilités paternelles, je me disais que l’avortement était la seule solution, même si j’avais toujours proclamé que jamais je ne me ferais avortée, que j’étais assez grande pour assumer mes actes. Mais là, je n’assumais absolument rien, tout ça c’était passé sans mon consentement. Si j’avais su qu’il était en train de m’enfourcher, j’aurais exigé que Philippe mette une capuche sur sa marionnette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, comme je l’ai déjà mentionné, la nature a choisi à ma place : l’embryon a gentiment pris le bord de la cuvette, pendant que je faisais mon pipi matinal, celui qui sent le jaune. Là, il sentait un peu le rouge aussi. Sélection naturelle. Cet embryon n’était pas armé pour survivre, le pauvre. Une chance qu’il s’est auto-expulsé, car il aurait trouvé ça difficile de vivre dans un monde aussi cruel que le nôtre, avec un &lt;em&gt;pinch &lt;/em&gt;mou au-dessus de la lèvre supérieure et deux pupilles dans le même trou. Il se serait fait écœurer à l’école, c’est sûr. Et à 14 ans, lors du cours de FPS, ça aurait sûrement été lui le gros niaiseux de sa classe, qui rit encore quand il entend le mot vulve.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-318370801937966997?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/318370801937966997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=318370801937966997' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/318370801937966997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/318370801937966997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/le-d.html' title='Le D.'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-350625386256388694</id><published>2009-04-05T18:21:00.002-04:00</published><updated>2009-04-05T18:26:55.990-04:00</updated><title type='text'>L'herbe du voisin</title><content type='html'>Tadam. Un peu de lecture, pour agrémenter ce dimanche maussade. Dédé Fortin a dû composer &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dehors novembre&lt;/span&gt; lors d'un début de mois d'avril semblable à celui qu'on connaît, découragé que la semaine de Pâques s'annoncent aussi grise et pluvieuse que celle de la Sainte-Catherine. Parlant d'elle, après combien de temps de célibat et d'abstinence est-ce qu'on considère qu'on est devenue une vieille fille? En tout cas, je dois m'approcher du seuil critique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'a aller vérifier au Jean Coutu, s'il leur resterait pas du vieux stock de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;kiss&lt;/span&gt; à la mélasse à écouler...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’HERBE DU VOISIN&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a-t-il une manière plus convenable qu’une autre de vivre sa vie? Quand j’observe Caroline et Marco, je me dis qu’eux ont trouvé comment. Ils ont l’air de tellement bien se débrouiller avec le bonheur. Peut-être est-ce seulement l’effet de se retrouver ici, en vacances, sans autre souci que de ne pas oublier d’acheter un souvenir à chacun de leurs amis, à leurs parents et au voisin qui prend soin du chat pendant leur absence. Que lorsqu’ils seront de retour chez eux, à se demander ce qu’ils pourraient bien manger pour souper, à hésiter entre deux marques de savon à lessive, à ne pas trop savoir s’ils devraient ou non épandre de l’engrais sur leur pelouse pour qu’elle soit plus verte, peut-être qu’à ce moment, leur bonheur et le mien se ressembleront : instables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis rentrée de ma longue promenade quotidienne et ils étaient assis dans les divans en faux cuir du hall de l’hôtel. Marco plongé dans la lecture d’un guide de voyage, Caroline faisant des mots croisés. La commis à la réception m’a dit qu’un homme avait laissé un message durant l’après-midi. Elle est nouvelle, je ne l’ai jamais vue auparavant. C’était à tout coup une erreur alors j’ai fourré le papier qu’elle m’a tendu dans la poche de mon manteau sans le lire. Je m’appelle Sarah qu’elle a dit, si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit. Elle a des yeux très tristes, Sarah. Probablement qu’elle n’est toujours pas parvenue à décider ce qu’elle mangerait comme repas ce soir. Derrière moi, Marco a demandé à Caroline – Demain c’est notre dernière journée, qu’as-tu envie de faire mon amour? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ta voix que j’ai entendue, sortir de ses lèvres à lui. Et j’ai eu l’impression un instant que demain serait vraiment la dernière journée. Que j’allais mourir et qu’il me faudrait bien faire quelque chose de spécial avant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis montée à la chambre. Elle se trouvait dans l’état dans lequel je l’avais laissée. J’ai ouvert les rideaux. Rien n’avait bougé, sauf les lampadaires à l’extérieur, ils étaient allumés. Il n’y a jamais que la lumière qui change. Dans la salle de bains, couchée sur la céramique froide, je me suis masturbée en ne pensant à absolument rien, qu’à mes doigts sur mon sexe, peut-être un peu à ce que ce sera demain, la vie, quand je serai morte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis j’ai soudainement eu envie d’un steak saignant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-350625386256388694?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/350625386256388694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=350625386256388694' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/350625386256388694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/350625386256388694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/lherbe-du-voisin.html' title='L&apos;herbe du voisin'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-4600702455365923052</id><published>2009-04-03T09:57:00.004-04:00</published><updated>2009-04-03T11:13:17.330-04:00</updated><title type='text'>Problème de conjugaison</title><content type='html'>Hier. Le soleil chauffe la couenne des fainéants qui ont pris l’après-midi &lt;span style="font-style:italic;"&gt;off &lt;/span&gt;pour aller siroter un allongé sur une terrasse. Des hommes d’affaires à la cravate &lt;span style="font-style:italic;"&gt;déloussée &lt;/span&gt;qui sont sur leur heure de dîner depuis trois heures, des femmes enceintes jusqu’au menton qui prennent des petites gorgées de thé vert en priant pour que toute cette lumière leur fasse &lt;span style="font-style:italic;"&gt;poper &lt;/span&gt;le bedon – ça commence à faire lourd à traîner –, des grands-mères qui tricotent des foulards – pour l’an prochain, faut être prévoyants – en buvant un pastisse, des universitaires en grève qui chialent contre le recteur, la ministre de l’Éducation, les banquiers, etc., etc., tous-ceux-qui-ne-la-portent-pas-à-gauche, et concluent que la meilleure manière de témoigner de leur mécontentement est de caler un pichet de blonde à deux heures de l’après-midi. On est rebelle ou on l’est pas. Pendant ce temps-là, des ados précoces font leur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tough &lt;/span&gt;en t-shirt pis en bermuda, yo moi j’ai chaud, c’est avril pis je me découvre d’un fil, la mère a pas rapport. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon bol de café au lait fini, j’empoigne sac, livre, clic et clac et je grimpe dans l’autobus. Le chauffeur ne dit pas bonjour, je lui souris de toutes mes dents, pour le faire chier. Partout autour, ça placote température. Des voisins de siège, purs inconnus, ont l’impression d’être des héros qui combattent l’individualisme des temps modernes parce qu’ils se lancent des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Non mais y fait-tu beau yien’qu’un peu&lt;/span&gt; et des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ben oui caline, j’te dis qu’y’était temps, pu capable de l’hiver&lt;/span&gt;. La satisfaction d’établir un véritable contact et de participer activement à l’humanité. J’ai envie de leur dire qu’on s’en fout du ciel bleu, qu’au Liban, qu’en Afghanistan, qu’en Irak, qu’au Darfour, le ciel est bleu trois cents jours par année pis que les gens crèvent pareil. Si vous voulez jaser, jasez, mais parler pour dire quelque chose, bordel; faites des Paul Arcand de vous-mêmes et posez-vous les vraies questions. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Y vas-tu pleuvoir demain&lt;/span&gt; ne fait pas partie de la liste. Mais je ferme ma grande gueule, me contente d’écouter et de sourire faussement. Pour faire chier. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je suis celui qui frappe dans la vie, à grand coup d’amour&lt;/span&gt;, chante le bon vieux Gerry dans le radio portatif du chauffeur. Une p’tite boîte noire qui fonctionne grâce à deux piles AA et qui fait que la journée paraît moins longue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ding&lt;/span&gt;, une grosse dame sonne, se lève, ajoute &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je débarque au prochain arrêt&lt;/span&gt;, pour être sûre qu’on ait compris. Tout en se tenant au poteau comme une stripteaseuse qui fait de l’arthrite, elle lance à l’autre dame qui était assise à côté d’elle &lt;span style="font-style:italic;"&gt;En tout cas, aujourd’hui, c’est beau. C’est vraiment beau&lt;/span&gt;. L’autre mémère opine du chef, désintéressée. Et la fatigante repart – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Aujourd’hui c’est beau&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ouf que c’est beau. Mais demain y mouille. Y disent que demain y mouille&lt;/span&gt;. La mamie qui est restée assise regarde par la fenêtre, ne répond pas. Elle est peut-être sourde. Ou juste moins insipide que tous ces vieillards qui n’ont pour seul passe-temps depuis qu’ils sont à la retraite que de faire la météo. La grosse insiste, parle de plus en plus fort. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Demain y mouille&lt;/span&gt;. Silence dans le bus. Maintenant, elle gueule carrément – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Demain y mouille&lt;/span&gt;. Enfin, on arrive à l’arrêt. Elle lâche un gros soupir et débarque en passant proche de foutre le camp, face première sur le trottoir bourré de garnote. Peut-être que si elle avait su conjuguer ses putains de temps de verbe, quelqu’un aurait pris la peine de lui répondre. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Demain, il va mouiller ou il mouillera, madame, c’est ça qui faut dire. Aujourd’hui égale présent, demain égale futur. M-o-u-i-l-l-e-r-a. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me pousse vers le fond de l’autobus. Y’a un siège de libre à côté d’un gamin. Il doit avoir 4 ans. Je lui souris, mais cette fois, c’est pas pour faire chier, c’est pour vrai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux m’asseoir à côté de toi?&lt;br /&gt;- (Hochement de tête, sourire)&lt;br /&gt;- Où est-ce que tu t’en vas comme ça?&lt;br /&gt;- À la bibliothèque. (Extension du sourire)&lt;br /&gt;- Oh! Tu vas emprunter des livres?&lt;br /&gt;- Non! (Pouffement. Franchement Madame, t’es conne, j’suis ben trop jeune pour lire!)&lt;br /&gt;- Tu vas faire quoi alors? Écouter une histoire?&lt;br /&gt;- Oui!&lt;br /&gt;- T’aimes ça te faire raconter des histoires?&lt;br /&gt;- Moi je suis pas un petit gars, je suis une fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris pu. Cassée. Je suis cassée. J’avoue qu’avec sa tuque qui lui recouvre les sourcils, sa &lt;span style="font-style:italic;"&gt;suit &lt;/span&gt;d’hiver rouge et bleu trop grande, ses bottes vertes, ses petits pantalons brun en &lt;span style="font-style:italic;"&gt;corduroy &lt;/span&gt;et sa voix qui n’a évidemment pas encore mué, je l’avais un peu pris pour un petit gars. Mais rien dans tout ce que j’ai pu dire n’avait pu trahir le fait que je croyais que c’était un garçon. Donc, soit que simplement à la façon dont je la regardais, la petite fille a vu que je me méprenais quant à son identité sexuelle, soit qu’elle est habituée qu’on fasse erreur à ce sujet et qu’elle a voulu m’avertir tout de suite. Pour que ça soit clair entre nous. Je sais pu quoi dire. Je me sens mal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai voulu faire la conversation à un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;flo&lt;/span&gt;, lui parler d’autre chose que des quinze degrés celcius ambiant et du fait qu’il n’y avait aucun nuage à l’horizon, et je me suis plantée.  Cette fois, c’est moi qui aie fait une malencontreuse erreur de conjugaison. Petit gars égale pas de «e» à la fin du mot, petite fille égale un «e». Aujourd’hui égale présent, demain égale futur. Je devrais réviser mon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bescherelle&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-4600702455365923052?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/4600702455365923052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=4600702455365923052' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4600702455365923052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4600702455365923052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/04/probleme-de-conjugaison.html' title='Problème de conjugaison'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-8495119841874730862</id><published>2009-03-31T17:04:00.004-04:00</published><updated>2009-03-31T17:13:15.628-04:00</updated><title type='text'>Un crayon qui coule</title><content type='html'>Voici un autre épisode de ce fameux roman sur lequel je bûche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux que ça intéresse moins, je vous promets que je vais revenir vous raconter quelques détails croustillants sur ma vie au courant de la semaine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement, je suis désolée de vous l'apprendre, mais vous devrez patienter un peu plus longtemps que prévu avant de pouvoir lire ce fameux article sur mon blind date, dans le Urbania spécial sexe. Le numéro ne sortira finalement que le 23 avril prochain. Il vous faudra donc vous trouver une bonne crème pour l'urticaire mes amis et vous armer de patience (mâchez des gommes Bazooka et lisez les Bazooka Joe pour faire passer le temps)! Mais je vous garantie que vous serez délicieusement récompensés d'avoir attendu si sagement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN CRAYON QUI COULE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais voulu rester, mais un client important, une réunion, des piles de dossier qui s’impatientent, tu comprends – je comprends. Tu m’as déposée à la clinique d’avortement avant d’aller travailler et m’a laissé quelques billets pour que je puisse prendre un taxi au retour. Ma valise rouge à la main. J’irai dormir à la maison familiale après, une nuit ou deux, besoin de me reposer vraiment. Tu n’y vois pas d’inconvénient, je t’aime, as-tu ajouté. J’ai pris des vêtements pour une semaine, on ne sait jamais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réceptionniste sourit de façon légèrement exagérée. Ses cheveux noirs coupés au carré encadrent impeccablement son visage. L’air gentil et compréhensif de cette fille me rend mal à l’aise. Elle me tend des pantoufles, une chemise et un feuillet informatif, tout cela bien empilé, sans dépasser. Tout est droit, cette décision est juste, ce geste est légitime. Quelques formalités, des papiers à remplir – je me suis rappelé mon nom et ai signé. Le stylo à bille coulait. Mes doigts sont tachés d’encre bleue.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la salle de bains, le savon sent la lavande et je ne me suis jamais sentie aussi loin de la Provence. L’encre s’est incrustée, dans les pores de ma peau, entre les lignes. Si quelqu’un voulait lire l’avenir dans ma paume, il ne verrait plus mon chemin de vie, seulement une immense flaque de sang bleu. Et les murs de la salle d’attente sont bleus, et la chemise trop grande dans laquelle je baigne est bleue, les pantoufles : bleues; tout autour est bleu, je dois être en train de me noyer – chercher mon souffle et le ciel. Un plafond suspendu et des néons, dont un qui clignote nerveusement, c’est tout ce qu’il y a au-dessus de ma tête. Tout ce qui pourrait me sauver. Dieu est une femme et sa voix m’appelle dans la salle numéro quatre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’infirmière me parle de sa voix douce, si douce que lorsqu’elle dit que tout ira bien, je la crois presque. Un bouquet de fleurs en plastique fane sur la table de chevet. Je m’appelle Michelle, on va prendre soin de toi, il ne faut pas que tu t’inquiètes, qu’elle murmure. Elle sent la cannelle. Ou peut-être est-ce la muscade, je mélange les souvenirs de ce qui est bon et fait du bien.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fenêtre fermée donne sur une cours d’école, des cris joyeux montent jusqu’à nous. Michelle va tirer les rideaux. J’entends sans rien voir. Michelle le sait et me flatte les cheveux. Soudainement, j’ai huit ans et je pleure parce que ma chienne est morte. Elle avait le même âge que moi, on a grandi ensemble, comme deux sœurs. Une voiture l’a frappée et a traîné mon cœur sur des dizaines de kilomètres. Je ne me rappelle plus comment elle s’appelait, ma chienne, ma chienne morte. C’est impossible, mais je ne m’en souviens pas. Il faut que je le retrouve, sinon dans quelle mémoire vivra-t-elle? Michelle me tend une boîte de mouchoirs, des larmes chaudes coulent sur ma joue droite. Le côté gauche demeure étrangement sec. Je suis une femme solide qui ne pleure jamais. Je suis une petite fille qui a perdu son chien. Le médecin entre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as dit que tu voulais avoir un enfant avec moi, peut-être même deux, mais pas maintenant, plus tard, plus tard serait mieux. On passe sa vie à attendre le bon moment. Ce qui fait qu’il y a des choses qui ne naissent jamais et d’autres qui meurent trop tôt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-8495119841874730862?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/8495119841874730862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=8495119841874730862' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8495119841874730862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8495119841874730862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/un-crayon-qui-coule.html' title='Un crayon qui coule'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-7728245636090773259</id><published>2009-03-26T11:39:00.001-04:00</published><updated>2009-03-26T11:41:01.893-04:00</updated><title type='text'>La chevelure de Judith</title><content type='html'>Vous ne pourrez pas dire que je ne vous gâte pas ces jours-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;____________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA CHEVELURE DE JUDITH&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au comptoir du marché, la vitrine surplombant les charcuteries me renvoie les contours de ma figure. Un autobus passe et emporte avec lui les restes filamenteux de ma silhouette. Sur les portes battantes d’une cabine téléphonique, mon reflet joue au cow-boy. Dans les toilettes mal entretenues d’un centre commercial, je me lave les mains en fixant mon visage cerné sur une glace constellée d’éclaboussures de savon. Je vis encerclée par mes doubles, toujours à la recherche de l’original. Les miroirs sont partout, mais je me vois si peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes multiples reflets auront dorénavant les cheveux moins longs. Aujourd’hui m’a semblé être un jour idéal pour me débarrasser de ma tignasse d’adolescente timide. Température ressentie à moins vingt degré Celsius, ciel dégagé : sortir dehors la tête encore humide, vivre en prenant des risques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dénommée Judith s’occupe de moi, entre deux rendez-vous. Elle masse mon cuir chevelu en me demandant ce que je fais dans la vie. Je suis photographe. Je fais des portraits. Ma réponse ne l’intéresse pas. Elle me dit qu’elle et son copain viennent de s’acheter une maison en banlieue. Ils ont une grande cours arrière et une piscine hors-terre. Elle espère tombée enceinte bientôt. Je pense à Michelle, l’infirmière. Soudain, des relents de formol, d’alcool à friction et de caoutchouc me montent à la tête. Les enfants, c’est beau. Mon commentaire sonne aussi vide qu’un ventre stérile. Judith se tait puis me redemande ce que je fais dans la vie – j’ai déjà oublié, qu’elle dit en riant comme une bouilloire qui siffle. Je suis photographe. Je fais des portraits. Elle me parle maintenant d’aménagement paysager et d’asphaltage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis photographe. Je fais des portraits – capturer l’essence d’autrui dans un rectangle quatre par six. Mais la mienne n’entre à l’intérieur d’aucune bordure. Je ne suis jamais que la présence hors-cadre. Au mieux, un doigt indésirable en haut, à gauche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Judith a des lèvres pulpeuses et les dents trop droites. Elle chante au lieu de parler. Puis elle parle au lieu d’écouter. Je me dis Judith est tout ce que je ne suis pas. Elle me demande comment je trouve la coupe. Elle fait pivoter la chaise pour que je fasse dos au miroir et m’en tend un plus petit, orné d’étoiles et de brillants. Judith attend mon verdict en jouant avec une de ses longues mèches brunes. À cause de l’angle des deux miroirs, tout ce que j’arrive à apercevoir, c’est Judith et ses cils saturés de mascara. Elle trépigne sur place comme si elle avait envie. Je lui confirme que tout est parfait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les miroirs sont partout, mais je me vois si peu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-7728245636090773259?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/7728245636090773259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=7728245636090773259' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7728245636090773259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7728245636090773259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/la-chevelure-de-judith.html' title='La chevelure de Judith'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-7205328653267123576</id><published>2009-03-24T11:43:00.002-04:00</published><updated>2009-03-24T11:45:26.648-04:00</updated><title type='text'>Dormir debout</title><content type='html'>Un autre extrait de ce sur quoi je bosse en ce moment... Le jour où ça sera publié, vous êtes mieux d'aller vous acheter un exemplaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_____________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DORMIR DEBOUT&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeune, je faisais beaucoup d’insomnie, pouvais tourner quatre heures dans mon lit sans jamais même approcher le sommeil. Découragée, je prenais oreiller et édredon et allais m’asseoir sur le fauteuil  dans le salon. M’endormir prenait alors moins de cinq minutes. J’ai fini par croire que cette vulgaire pièce de mobilier avait un pouvoir magique. C’était aussi dans ce fauteuil que Papa s’assoupissait chaque soir en regardant la télévision. L’appui-tête conservait en permanence son parfum, mélange de musc, de térébenthine et de sueur. Parfois, ça sentait aussi le cigare, même s’il avait arrêté de fumer depuis des années. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papa se levait aux aurores pour aller travailler. Il me retrouvait souvent, contorsionnée dans le fauteuil, la tête sur l’accoudoir, le cou cassé, les genoux ramenés contre le front. Il me prenait dans ses bras comme une nouvelle mariée, l’édredon pendant derrière nous en guise de traîne. Délicatement, il déposait un baiser sur ma tempe et mon corps mou sur le lit. Jamais il ne m’a parlé de ces voyages matutinaux. Il a continué de jouer le jeu en silence jusqu’à ce que ma carcasse devienne trop lourde pour être charriée à mains nues. J’ai alors dû trouver une autre manière d’être touchée par mon père.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, le repos est impossible. Quand je sens qu’enfin j’y suis presque, que la machine à rêves en moi s’active, un vertige me prend et je me réveille de mon demi-sommeil en sursaut. Il est presque quatre heures du matin. Bientôt les réverbères s’éteindront pour laisser toute la place à l’aube. Ce retour prévu de la lumière m’angoisse, symbole de mon échec; je n’aurai pas été capable de le faire à temps. M’endormir avant qu’il ne soit trop tôt. Pourquoi m’obstiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le long corridor donne sur des dizaines de portes qui ne s’ouvrent pas. Au bout, une enseigne rouge grésillant indique la sortie d’urgence. L’accès à l’escalier de secours est normalement interdit, mais on a dû mal verrouiller le grillage. Un soulier l’empêche de se refermer complètement. Le  béton froid des murs sonne écho. J’entends des bruits de pas. De long en large, comme si quelqu’un, inquiet, veillait un proche souffrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un étage plus bas, Marco, le Français en voyage de noces, grille une cigarette. Il me sourit sans rien dire et m’offre une bouffée de gitane. Je ne fume pas, j’accepte. Il me demande si j’ai de la difficulté à dormir en imitant sans talent quelqu’un qui ronfle. Je lui réplique que je comprends ce qu’il dit. Je suis bête, qu’il ajoute. Je réponds en rejetant un gigantesque nuage de fumée. La boucane se dissipe lentement et le visage de Marco émerge, rieur. Le mégot entre mes doigts me donne le sentiment de détenir le pouvoir de faire apparaître et disparaître ce qui m’entoure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous n’êtes pas une fumeuse, n’est-ce pas?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- C’est bon?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Vous avez raison. C’est terriblement mauvais ce truc. Mais je ne peux pas m’en passer. &lt;br /&gt;- On a tous un vice, une manie dangereuse pour nous mais dont on n’arrive pas à se départir. &lt;br /&gt;- Vous, c’est quoi?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas. J’essaie de m’en défaire, mais j’ignore exactement de quoi il s’agit.  &lt;br /&gt;- Vous voulez une autre cigarette?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a dû brûler un paquet complet ensemble, Marco et moi. Je suis étourdie, ma gorge est calcinée, les mots sont de l’huile sur le feu. Je dis bonne nuit à Marco, mais la nuit n’est plus qu’une occasion de plus qu’on n’a pas eu la force de saisir. Avec son accent du midi mal dissimulé, il se dit convaincu que je trouverai très bientôt quel est mon vice. Juste avant de remonter les marches, je remarque qu’il lui manque sa chaussure droite. Elle est toujours en haut à faire le guet. Pendant un instant, j’ai eu envie de la ramasser, de refermer correctement la porte, de nous embarrer là, Marco et moi. Descendre le retrouver, l’embrasser sur la bouche, mélanger mon haleine de tabac à la sienne et exiger qu’il me prenne, là contre les murs gris et humides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela est demeuré fantasme. Je me contente de retourner à la chambre en titubant au rythme des vapeurs de nicotine et de goudron. Tout cela est demeuré fantasme, mais le simple fait d’en avoir eu l’idée me prouve que je suis encore capable de désir et soudain, dans ma poitrine, un mur s’effondre. Derrière un rideau de rosée flottante et de poussière, le jour monte tranquillement et en moi, une soif nouvelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-7205328653267123576?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/7205328653267123576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=7205328653267123576' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7205328653267123576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7205328653267123576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/dormir-debout.html' title='Dormir debout'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-3205195831792106221</id><published>2009-03-22T19:18:00.002-04:00</published><updated>2009-03-22T20:42:12.343-04:00</updated><title type='text'>Un peu de provocation</title><content type='html'>Cet après-midi, j’ai marché dans le sillon du printemps, traînant mes chouclaques neufs jusqu’à un sympathique café du quartier des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;hipsters&lt;/span&gt;, des intellos et des vendeurs de l’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Itinéraire&lt;/span&gt;. Me suis installée dans un des divans en faux cuir placé direct dans le rayon du soleil. Le chai latté me descendait doucement dans le gorgoton, la lumière bleue et aveuglante de cette fin mars qui sent bon le renouveau me chatouillait les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;freakles&lt;/span&gt;; un dimanche comme on les aime : facile, presque en dehors du temps, où la principale activité qui nous occupe est d’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;être là&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon voisin de divan &lt;span style="font-style:italic;"&gt;genuine leatherette&lt;/span&gt; se sentait la sociabilité &lt;span style="font-style:italic;"&gt;top shape&lt;/span&gt; et a commenté la température, dans l’espoir que cela ferait naître entre nous une discussion. Faut croire que j’avais la courtoisie en position &lt;span style="font-style:italic;"&gt;on &lt;/span&gt;aujourd’hui, je lui ai répondu tout sourire. Il m’a vaguement révélé qu’il avait trouvé l’hiver long, j’ai répondu que pourtant, il avait été plutôt clément. Il a renchéri en disant que tout ça, ça dépendait de comment on se sentait en dedans. J’ai acquiescé en soulignant qu’on avait toujours tendance à projeter sur l’extérieur la manière dont on se sentait à l’intérieur. Il a dû trouver ça ben intelligent comme commentaire pourtant insignifiant, il m’a demandé si j’étudiais en psychologie, j’ai dit non, en littérature – ça a allumé une lumière dans son regard vide : il fut tout heureux de m’apprendre qu’il était un fan de lecture, il a tout lu : Marie Laberge, Jean-Jacques Pelletier, Agatha Christie, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;name it&lt;/span&gt;). J’ai affirmé un truc du genre « la psychologie des personnages et la psychologie humaine, c’est pas mal du pareil au même. » Décidément, j’avais choisi de verser dans la philosophie bas de gamme et les vérités de La Palice. Pourquoi pas, c’est jour de congé, j’ai le droit à un peu d’insignifiance, que je me suis dit à l’intérieur, quelque part entre l’œsophage et le sternum (c’est vrai ça, d’où est-ce qu’on parle exactement quand on parle « à l’intérieur de soi »?). De toute façon, mon interlocuteur avait les dents toutes noircies, il n’aurait pas compris mes affirmations si elles avaient volé à des niveaux trop élevés d’intelligence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouch. J’avais la courtoisie à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;on&lt;/span&gt;, et le préjugé aussi. Juger les gens est certainement mon passe-temps favori. Je ne pense bien souvent pas la moitié de ce que je peux avancer comme idées reçues et autres grandes vérités basées uniquement sur l’apparence et l’ignorance, mais ça me fait du bien de les dire à voix haute, ces préconceptions absolument injustifiables. Une façon de me prouver que la relation de cause à effet ne s’applique pas dans toutes les situations. Que l’arbitraire et le gratuit sont ce qui gère véritablement nos vies, donc, qu’à rien ne sert d’essayer de trouver une explication à ceci et à cela. Généralement, de raison, il n’y en n’a pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cataloguer les inconnus, étiqueter les étrangers, c’est ma manière de prendre ma vengeance à l’égard de mon karma de débile : faire subir le sort qui fut le mien à quelqu’un qui ne l’a absolument pas mérité. Agir de manière partiale et injuste avec un bozo qui ne m’a rien fait, simplement pour riposter par rapport à toutes ces fois où je me suis demandé pourquoi telle tuile me tombait sur la tête, ça me soulage le dedans autant qu’une pastille pour la gorge à saveur de sapin. C’est enfantin, inutile, mais concrètement, ça ne fait de mal à personne, car si je prononce ces commentaires à voix haute, ce n’est jamais en présence des gens qu’ils visent. (Ce comportement est carrément inacceptable venant de la part d’une fille qui dit être directe et honnête, mais je me suis rendue compte récemment que la franchise est un ingrédient qu’il faut utiliser avec parcimonie. Autrement, on se retrouve vite dans la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;marde&lt;/span&gt;, comme dit mon amie Fanny, qui a accouché il y a deux mois d’un mignon-mais-très-scato petit garçon.) Tout ça pour dire que je m’adonne à ce plaisir légèrement malsain qu’est le « bitchage despotique » le plus souvent possible. Et tout ça pour dire [bis] que ce mec qui tenait à discuter avec moi, à cause de ses dents noires et de son incapacité à prononcer la syllabe «psy», je l’ai placé dans la catégorie des inférieurs. Du hitlérisme de pacotille, quoi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour chez nous, j’ai pensé : cet homme à l’hygiène buccale douteuse (appelons-le Richard, puisque même les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;losers &lt;/span&gt;ont le droit à une identité), s’il est pour moi l’image de l’idiotie et de la faiblesse, force est d’admettre que moi, Sophie B., la fille à la grand’ gueule, la simili excentrique, la chialeuse de première, l’écrivailleuse d’occasion, je devais bien être l’imbécile de quelqu’un. Et bang, ça m’a foutu un méga blues. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant deux minutes trois quart. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce constat ne sera pas suffisant pour me forcer à arrêter d’entretenir des opinions illégitimes à propos de qui que ce soit. Surtout à propos des gens qui pensent que Stephen King est un grand maître de la littérature.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-3205195831792106221?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/3205195831792106221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=3205195831792106221' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/3205195831792106221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/3205195831792106221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/un-peu-de-provocation.html' title='Un peu de provocation'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-380845851033199283</id><published>2009-03-20T14:13:00.006-04:00</published><updated>2009-03-20T14:30:28.843-04:00</updated><title type='text'>Voyage léger</title><content type='html'>Ça, c'est le titre du fameux roman que je suis en train de vous écrire chers lecteurs. Oui, oui, rien que pour vous (vous flatter dans le sens du poil ne peut que vous mettre dans de bonnes dispositions à mon égard, me dis-je). Et ce qui suit, c'est un extrait exclusif de ce grand chantier de construction un brin chaotique et très poussiéreux qu'est présentement ce texte. Port du casque obligatoire. Attachez vos bottes comme du monde itou, j'voudrais pas que vous vous enfargiez dans vos lacets ni dans les fleurs du tapis. En d'autres mots, si vous avez des commentaires, faites-les. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gâtez-vous. C'est votre cadeau pour célébrer la première fin de semaine officielle du printemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_______________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MASQUE D’OCCASION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une friperie, des cotons jaunis, des odeurs de cèdre et de cigarette que le savon n’arrive pas à effacer; des dizaines de sacs-poubelles remplis de vêtements se reposent dans l’entrée. Une dame aux cheveux blonds et crépus se lime les ongles, assise derrière le comptoir-caisse. Une vieille canne de conserve peinte en rouge nous invite à donner généreusement pour une noble cause. La caissière empoigne le récipient de métal et le renverse pour en faire tomber quelques pièces de monnaie. Elle se lève et va s’acheter une bubble-gum dans la distributrice à bonbons du vestibule. Une gigantesque bille à mâcher blanche glisse dans le dispensateur. Elle s’appelle Ginette parce que quelqu’un a marmonné &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ginette est demandée aux caisses avant, Ginette&lt;/span&gt; dans les hauts parleurs. Ginette a l’air déçu. De devoir retourner travailler ou d’être encore une fois tombée sur une boule blanche. Le blanc n’est même pas une couleur qu’elle semble se dire, et ça ne goûte rien.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’observe la scène discrètement, entre deux chemises à rayure. Elles sont laides, je les prends. C’est ma taille et je n’en demande pas plus pour l’instant, qu’une existence aux proportions adéquates. Je vais quand même les essayer, au cas où mon corps, lui, aurait changé de pointure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la cabine, pas de miroir, que des murs opaques. Je n’ai pas envie de sortir parader devant Ginette et ses collègues. Je m’inventerai donc un reflet. Ces petites mains que des manches trop longues laissent à peine entrevoir, ces cuisses nues, ces orteils qu’on devine croches même au travers des chaussettes, je ne suis plus si convaincue qu’ils m’appartiennent. L’éclairage donne à ma peau une étrange teinte bleutée. La cicatrice sur mon genou m’apparaît presque fluorescente, le grain de beauté sur ma hanche m’inquiète un peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois pas mon visage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les mains, je peux en deviner les traits mais n’arrive pas à les transposer en une image qui ressemblerait à celle que j’ai toujours eue de moi-même. Ordinairement, c’est par l’entremise de mon double dans la glace que j’arrive à savoir qui je suis. Si peu souvent ai-je pris la peine de poser les yeux sur ma propre personne. Derrière le rideau tiré de cette cabine à la peinture écaillée et au tapis poussiéreux, le sentiment d’avoir accès à mon corps reconstitué. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ginette m’accueille à la caisse en faisant éclater une immense bulle sucrée sur son nez. Elle arrache les étiquettes des vêtements une à une avec ses mains aux veines proéminentes. Ses poignets sont minuscules, sa peau noircie par le soleil artificiel des salons de bronzage, sa voix éraillée; elle discute avec le concierge sans trop se soucier de ma présence. Je lui tends les étiquettes des vêtements que j’ai sur le dos. Elle me dévisage en soupirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça va vous faire treize cinquante neuf.&lt;br /&gt;- Parfait. Est-ce que je peux vous donner tous mes vêtements aussi en échange?&lt;br /&gt;- Pardon?&lt;br /&gt;- Mes vêtements, je voudrais vous les laisser. Vous les revendrez. Ils sont propres. Sauf le pull que je portais tout à l’heure mais…&lt;br /&gt;- Vous avez pas d’argent, c’est ça?&lt;br /&gt;- Je vais payer, faut pas s’en faire. Je ne veux juste plus de tout ça.&lt;br /&gt;- Vous les mettrez avec les autres dans l’entrée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dépose l’argent exact dans sa main tendue et tous mes anciens habits sur une pile de fringues disparates qui menaçait déjà de s’effondrer. Repartir à zéro pour treize dollars cinquante neuf me paraît être une offre raisonnable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un demi-cercle de lumière miroite sur le sol quand j’ouvre la porte de verre. L'impression de pénétrer soudain dans une autre dimension. Dehors le vrai soleil plombe et sous sa chaleur les vieux masques fondent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-380845851033199283?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/380845851033199283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=380845851033199283' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/380845851033199283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/380845851033199283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/voyage-leger.html' title='Voyage léger'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-127942940508062885</id><published>2009-03-18T12:27:00.004-04:00</published><updated>2009-03-18T12:52:47.368-04:00</updated><title type='text'>Ma vie en statut-o-scope</title><content type='html'>C'est devenu d'un ridicule troublant. Je ne vis plus ma vie, je la «statuifie». Je suis constamment en dehors de moi-même, à côté de mes beaux souliers tout neufs qui donnent des ampoules au petit orteil, et je me regarde aller. J'observe mes actions, mes pensées, mes humeurs, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tout&lt;/span&gt;, comme un narrateur omniscient qui jugerait sans vergogne le comportement des personnages dont il est chargé de raconter l'histoire. Comme si mon quotidien était un film sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;You tube&lt;/span&gt;, un vidéoclip en continu sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;My Space&lt;/span&gt;, je visionne ma propre existence avec un recul désarmant et je me dis: quel beau statut ça ferait sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Facebook&lt;/span&gt;! Ou non, je pourrais mettre ça dans mon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;nick &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Google Talk&lt;/span&gt;. Oh, tiens, ça serait encore mieux si je l'inscrivais sur MSN. «Sophie B. is en train de virer folle.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout, tout, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tout &lt;/span&gt;est devenu « objet à statut ». Le moindre de mes mouvements - j'ai mis mes bas à l'envers ce matin, r'gard donc toé!-, ce que je bouffe - ben oui, imaginez-vous que j'ai mangé un poulet Romados complet à moi toute seule hier soir, grand' folle va! - , ce que j'écoute comme musique -  ♫ &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il y a le temps qui s'arrête un instant pour la fête, le printemps des amoureux, des amants, tadaditadada&lt;/span&gt;  ♫ -, la marque de tampon que j'ai enfilé ce matin - avec la même fausse joie et le même pantalon blanc que la fille dans l'annonce à' télé, bien sûr -, la douce euphorie qui fut la mienne lorsque j'ai mis le pied dans une crotte de chien - vive le printemps, les oiseaux chantent et la merde dégèle -, tout ça, je le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;compute &lt;/span&gt;, je l'analyse, je le digère et je le peaufine pour en faire un beau statut qui sera lu par tous mes amis et/ou pas vraiment-amis-mais-que-j'ai-quand-même-acceptés-comme-amis-sur-un-certain-site-qui-me-fait-perdre-beaucoup-trop-de-temps-dans-une-journée. Parfois, je pousse l'audace jusqu'à avoir deux ou même trois statuts dans la même journée- voyez comme ma vie est palpitante, trois statuts, non mais y s'en passe-tu des affaires! Et que dire de ces moments où j'affiche des statuts complètement différents sur chacun des outils de(fausse)communication sus-mentionnés: LA TOTALE. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je pense que je devrai consulter bientôt pour cause d'aliénation mentale slash dédoublement (voire détriplement)de personnalités. Ce n'est pas normal, docteur, de ne jamais être complètement dans le présent mais toujours en train d'imaginer comment telle ou telle situation pourra devenir un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;nick name&lt;/span&gt; funny. Mais mon cas n'est pas complètement désespéré: je ne me suis pas encore inscrite à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Twitter &lt;/span&gt;et je refuse catégoriquement de le faire. Parce que là, ça serait l'Urgence psychiatrique sur-le-champ (on-the-champ, comme disent les Anglais).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-127942940508062885?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/127942940508062885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=127942940508062885' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/127942940508062885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/127942940508062885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/ma-vie-en-statut-o-scope.html' title='Ma vie en statut-o-scope'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-7778423174903702471</id><published>2009-03-13T12:48:00.003-04:00</published><updated>2009-03-13T13:46:00.957-04:00</updated><title type='text'>Le croustillant</title><content type='html'>La lutte fut chaude entre les choix de réponse C et D, mais c’est finalement le C qui a remporté le concours de l’histoire-que-tout-le-monde-se-meurt-d’entendre. Alors voici mes amis : vous avez demandé, vous recevez. (Avouez que je suis ben plus efficace que l’bon ‘yieu; j’exécute vos prières dans les 10 jours ouvrables, alors que Lui met souvent des années avant de réaliser vos souhaits. La prochaine fois que vous espérez un miracle, faites appel à Sophie B. sans hésiter.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prochain numéro du magazine &lt;a href="http://urbania.ca/WEB/index.html"&gt;Urbania&lt;/a&gt;, qui a pour thème le &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_qRgonlmqzn4/RjdP0O9gD0I/AAAAAAAAALs/OB_yNko7yJ8/s400/sexe8977_2981620be6.jpg"&gt;sexe&lt;/a&gt;, sort en kiosque le 10 avril. Le lancement est la semaine précédente, le 3. Dès qu’il sera sur les tablettes, vous irez l’acheter : tous les détails de cette folle aventure qui fut la mienne y seront racontés sous la plume aiguisée d’&lt;a href="http://andrepeloquin.wordpress.com/"&gt;André Péloquin&lt;/a&gt;, l’homme-à-qui-il-ne-faut-jamais-dire-t’es-pas-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;game&lt;/span&gt;-parce-que-c’est-sûr-qu’il-est-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;game&lt;/span&gt;-pis-que-là-vous-allez-vous-ramasser-dans-l’eau-chaude. Pour ceux qui ont toujours rêvé de savoir à quoi ressemblait Sophie B., vous aurez enfin l’occasion de rincer votre œil voyeur grâce aux photos prises par &lt;a href="http://www.lostatseamtl.com/"&gt;Jimmi Francoeur&lt;/a&gt;, le talentueux photographe au look de rock star.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Alors, cette soi-disant folle aventure, c’était quoi Sophie B.? Arrête de nous faire languir, maudite aguicheuse! », voilà ce que vous vous dites, impatients. Bon, mettons fin à vos plaques d’urticaire et à vos crises d’hyperventilation, toutes causées par cette insoutenable attente… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le magazine cherchait &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/television/ungarsunefille/activites/img/640_uguf_01.jpg"&gt;un gars et une fille&lt;/a&gt; prêts à faire avancer les sciences sociales et à donner leur corps à une noble cause en participant à un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;blind date&lt;/span&gt;. Évidemment, ils ne devaient pas se connaître au préalable et devaient être à l’aise avec le fait que leur grosse face allait se retrouver dans le magazine. Le but était de décortiquer les relations homme-femme, de voir comment agissent et réagissent les deux agents de sexe opposé en &lt;a href="http://www.dvdrama.com/imagescrit/dangereuse_seduction_3.jpg"&gt;situation de séduction&lt;/a&gt;, de mieux comprendre quelles sont &lt;a href="http://shopping.lematin.ch/images/store51/img_813362_siege_toilette_double.jpg"&gt;les attentes des filles&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://img.thesun.co.uk/multimedia/archive/00457/deidre-threesome-68_457398a.jpg"&gt;celles des gars&lt;/a&gt;, de vérifier comment l’un et l’autre se préparent à une telle rencontre. Le magazine payait la soirée aux deux fous qui allaient accepter l’invitation – &lt;a href="http://restomontreal.ca/restaurants/index.php?section=viewresto&amp;resto_id=2708&amp;lang=fr"&gt;souper au resto&lt;/a&gt;, vin et &lt;a href="http://www.starwoodhotels.com/whotels/property/overview/index.html?propertyID=1471&amp;EM=VTY_WH_montreal_1471_overview"&gt;chambre d’hôtel&lt;/a&gt; inclus. Le lendemain matin, le journaliste et le photographe devaient les rencontrer de nouveau afin de recueillir leurs impressions et de constater s’il y avait des différences de perception entre les deux récits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, Sophie B. est assez débile pour avoir accepté de jouer le jeu. Au départ, j’ai soumis ma candidature en me disant que jamais ils ne me choisiraient, qu’ils opteraient plutôt pour une &lt;a href="http://www.seradio.net/images/hipster.jpg"&gt;hipster du Plateau&lt;/a&gt; qui n’a pas grand-chose à dire mais qui a tellement de style, mais non, c’est moi qu’ils ont prise! Mon charme légendaire a opéré, encore une fois! Pour ce qui est du garçon qu’ils ont choisi… ça… ben… vous pourrez aussi lui voir la binette dans le magazine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment la soirée s’est déroulée? Sommes-nous allés à la chambre d’hôtel? Qu’avons-nous mangé au resto – la bavette de bœuf ou le poisson?! Tant de questions, pas assez de réponse, je sais! Mais c’est que… je ne voudrais pas voler tous les punchs à Péloquin et je tiens absolument à ce que vous alliez vous procurer la revue donc, voici le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;deal &lt;/span&gt;que je vous propose : lorsque vous aurez tous lu l’article, vous reviendrez me voir pour me poser TOUTES les questions que vous voudrez, je vous jure, je vais y répondre sans retenue ni pudeur. Ça sera un peu comme un &lt;a href="http://www.grossedistorsion.com/albumsenmp3/lesetoiles/espace_en_papier_marie-michele.mp3"&gt;bonus track&lt;/a&gt;, des éléments de contenu exclusifs aux abonnés! Et ce qui est merveilleux, c’est que je ne vous chargerez rien. Moi et ma générosité sans borne, on va vous faire ça &lt;a href="http://www.annonce-voiture.com/gratuit.jpg"&gt;gratis&lt;/a&gt;. Pour les autographes par contre, ça va être cinq piastres la signature. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j’ai aucun problème à me faire inviter au resto à nouveau. J’peux payer le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tip &lt;/span&gt;quand même, j’suis pas si profiteuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-7778423174903702471?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/7778423174903702471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=7778423174903702471' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7778423174903702471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/7778423174903702471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/le-croustillant.html' title='Le croustillant'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5783705760804278477</id><published>2009-03-06T09:15:00.001-05:00</published><updated>2009-03-06T09:20:44.814-05:00</updated><title type='text'>Je ne connais rien de toi, quand on y pense.</title><content type='html'>À part que tu aimes l'odeur de l'essence, les films de Danny Boyle et les chiens. Ton défi sera donc de m'en apprendre davantage sur toi, de façon originale, il va sans dire. Pour plus de détails, tape « pinocchio MSN possibilité » dans google. En un clic, tu devrais pouvoir me retrouver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, j'aime le fromage en tout cas. Beaucoup, beaucoup.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5783705760804278477?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5783705760804278477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5783705760804278477' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5783705760804278477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5783705760804278477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/je-ne-connais-rien-de-toi-quand-on-y.html' title='Je ne connais rien de toi, quand on y pense.'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1783236941578040542</id><published>2009-03-05T14:53:00.005-05:00</published><updated>2009-03-05T21:28:21.260-05:00</updated><title type='text'>Le gars des vues</title><content type='html'>Ce n'est pas parce que je n'écris plus sur ce blogue fréquemment que je ne pense pas à vous. Je vous jure, vous occupez souvent mes pensées, chers lecteurs, chaque fois qu'il m'arrive des aventures insolites. Je me dis toujours « Tiens, ça, ça serait drôle de le raconter sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les mains vides&lt;/span&gt; » ou « Ouais, ça aussi, ça serait croustillant comme punch », à la moindre petite anecdote. C'est donc dire que dernièrement, je passais mes journées à penser à vous; les oreilles ont dû vous siller en pas pour rire, car ma vie n'est qu'une seule grosse anecdote bien juteuse par les temps qui courent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne saurais pas par où commencer. À vrai dire, je me dis que je devrais peut-être m'abstenir de tout raconter ici et carrément écrire un scénario avec les moments forts de mon existence et vendre ça à une &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Major &lt;/span&gt;hollywoodiene. Quoi qu'on me répondrait peut-être que « Nobody's gonna believe it, that story is just impossible.» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont raison. Des fois, je me réveille le matin et je me demande où il se cache, le gars des vues. Dans quel recoin de mon appartement il s'est dissimulé. Je le sens, il est là, il m'observe, il prend des notes et bam! il sévit. Je l'imagine, dans le fond de mon garde-robe, entouré de ses ordinateurs, de ses écrans, de son casque d'écoute et de ses mille cossins technologiques qui lui permettent de garder un oeil sur moi peu importe où je me trouve dans le monde. Quelqu'un (qui au juste, je ne sais pas. Dieu? Christof, le personnage de Ed Harris dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Truman Show&lt;/span&gt;? Les créateurs de Facebook?! Je l'ignore) - quelqu'un, bref, paye ce gars-là pour qu'il invente des péripéties à ma vie. Qu'il s'arrange pour que l'improbable survienne. Que jamais personne ne me croit quand je leur raconte ce qui m'arrive. S'il est payé à la mésaventure, pour vrai, il doit faire la piastre en maudit. Il doit être aussi riche que Ken Follet, celui qui sort des bouquins épais comme des bottins téléphoniques parce qu'il est payé à la page. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc. Par où je commence? Que voulez-vous savoir en premier? Je vous laisse le choix, public adoré. À vous de voter pour l'anecdote qui pique le plus votre curiosité. Et je m'engage à en publier tous les détails d'ici une semaine (dans la mesure où vous daignerez répondre à mon appel dans un délai assez rapproché!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A) Le «comment-pourquoi-quand-où-j'ai-croisé-le-bellâtre-qui-m'a-servi-de-chirurgien-au-mois-de-novembre-et-de-quelle-manière-j'ai-une-fois-de-plus-réussi-à-me-rendre-complètement-ridicule»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B) L'incroyable-mais-vrai récit de comment j'ai réussi à me fracturer une deuxième fois le poignet gauche et cette fois-ci, sans avoir le loisir de pouvoir accuser l'administration Tremblay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C) Les détails juteux et étonnants du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;blind date&lt;/span&gt; que j'ai eu il y a deux semaines et dont les grandes lignes seront racontées dans un célèbre magazine montréalais - sortie prévue à la fin mars... Vous, chers fidèles de Sophie B., vous aurez droit à la version en coulisse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D)L'histoire de la fois où j'ai cru que j'étais enceinte mais que je ne comprenais pas pourquoi parce que me semblait que je n'avais pas couché avec qui que ce soit depuis un bon p'tit bout, pis que finalement, oui, j'étais enceinte mais que je l'ai perdu. Ayoye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y'aurait encore d'autres options, mais j'pense que le buffet est déjà suffisamment intéressant comme ça! À vous de me dire ce que vous désirez avoir dans votre assiette maintenant...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1783236941578040542?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1783236941578040542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1783236941578040542' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1783236941578040542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1783236941578040542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/03/le-gars-des-vues.html' title='Le gars des vues'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-3019256957556357468</id><published>2009-02-01T15:26:00.003-05:00</published><updated>2009-02-01T15:36:46.240-05:00</updated><title type='text'>Un mois plus tard dans les provinces de l'est</title><content type='html'>Chers vous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis vraiment désolée de ne pas avoir écrit depuis un mois. Je suis une très mauvaise fille et mériterais la fessée. Or, j'ai de très bonnes excuses. C'est que vous voyez, Monsieur Vous, je me consacre en ce moment à l'écriture d'un roman. Alors, de venir vous raconter ma vie ici je n'ai plus vraiment le temps. Cependant, si vous êtes gentils, je vais peut-être vous copier-coller des beaux extraits de mon chef d'œuvre prochainement. Vous pourrez même me faire des commentaires, me suggérer des synonymes et me proposer de déplacer telle ou telle virgule si le cœur vous en dit. Vous pourrez ainsi vous vanter d'avoir participé à l'élaboration du livre qui se méritera hors de tout doute les dix prochains Prix Goncourt. Ironie, quand tu nous tient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première citation de moi-même:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«J’ai toujours trouvé fascinant que tu puisses t’assoupir la lampe allumée. Glisser dans le sommeil aussi facilement, alors que juste à côté de toi, la réalité crache sa lumière la plus crue.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. C'est tout ce que vous méritez pour l'instant. Un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;teaser &lt;/span&gt;d'agace-pissette. Pour avoir droit à d'autres récompenses sucrées, il faudra faire preuve d'un peu d'imagination...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie B., alias la Jane Austen des temps modernes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-3019256957556357468?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/3019256957556357468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=3019256957556357468' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/3019256957556357468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/3019256957556357468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2009/02/un-mois-plus-tard-dans-les-provinces-de.html' title='Un mois plus tard dans les provinces de l&apos;est'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1354098190149883306</id><published>2008-12-27T22:42:00.000-05:00</published><updated>2008-12-27T22:43:00.706-05:00</updated><title type='text'>Noël chez les B.</title><content type='html'>J’ai passé Noël sur le cul. Au sens littéral du terme ; assise sur mes deux grosses fesses à ne pas pouvoir bouger. Raison de ma position obligée : l’administration Tremblay. La Ville n’est pas foutue de déneiger les rues et de déglacer les trottoirs en moins de trois semaines. Résultat : les dames âgées, les saoulons endimanchés et les Sophie B. de ce monde se pètent la margoulette sur le bitume. Et Sophie B. ne s’est pas manquée. Exit les déhanchements aguicheurs sur les planchers de danse endiablés pour au moins les trois prochains mois, car j’ai deux membres dans le plâtre – fracture du poignet et de la cheville gauches – et un coccyx en feu et en bleus! Les médecins ne comprennent pas trop comment j’ai fait mon compte. À vouloir jouer les Nadia Comaneci et faire une belle réception – jambes groupées, bras en T – et ainsi sauver mon orgueil, je n’ai vraisemblablement fait qu’accentuer la gravité de la chute… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc cinq jours que je squatte le sous-sol de chez mon père, ensevelie sous de lourdes catalognes et des montagnes de cochonneries – cette année, j’ai troqué la dinde pour des sacs de crottes au fromage, les atacas pour des jujubes en forme de framboises et la tourtière pour des macarons au chocolat. J’écoute des films à la journée longue et dès que j’émets le moindre son, la blonde de mon père accourt pour répondre à tous mes caprices. Comme je ne l’aime pas particulièrement, cette jeune femme qui pourrait quasiment être ma fille (ok, j’exagère un peu, mais vous connaissez mon légendaire sens de l’hyperbole), je vous assure que je m’arrange pour être particulièrement capricieuse. Puisqu’elle serait prête à tout pour que, justement, j’apprenne à l’aimer, elle se plie à tous mes désirs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant-hier, seulement pour rire un peu, je l’ai envoyée me louer trois films au Club Vidéo. Lorsqu’elle est revenue, je me suis oh! soudainement rappelée que j’avais déjà vu l’un d’entre eux. Elle est allée l’échanger. Lorsqu’elle est re-revenue, tiens donc, j’ai fait semblant que le DVD qu’elle venait d’emprunter ne fonctionnait pas. Oups. Après sa troisième course au Club Vidéo, j’ai lancé un « Ah! J’ai pu vraiment envie d’écouter des films finalement. T’aurais pas envie de jouer au Scrabble? Please? » Elle haït le Scrabble. Et moi j’adore jouer contre elle car je la plante à chaque fois. Cette fois-là n’a pas fait exception. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça a ça de fantastique, être malade, on dirait que tout nous devient permis, ou du moins excusable. Je ne suis pas vraiment malade au fond, mais on me donne l’occasion de faire comme si, alors je profite des avantages liés à ma supposée situation. Les bénéfices marginaux sont une belle invention. Mais j’avoue avoir hâte de pouvoir me déplacer de nouveau comme une personne non unijambiste. Le problème c’est que je ne peux pas vraiment aller dehors, les trottoirs étant encore et toujours aussi glacés, je risque juste de me maganer l’autre côté du corps. Je commence à être fatiguée de me reposer. J’ai besoin de me sentir utile à la société…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je vais rédiger une mise en demeure contre la Voirie de Montréal, tiens. Et exiger quelques millions en guise de dédommagement. Avec tout cet argent, je pourrai assurer mon approvisionnement en caramels et en chips sel et vinaigre pour le restant de mes jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je viens de trouver un nouveau sens à ma vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1354098190149883306?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1354098190149883306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1354098190149883306' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1354098190149883306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1354098190149883306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/12/nol-chez-les-b.html' title='Noël chez les B.'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-2016777574720581825</id><published>2008-12-10T21:50:00.002-05:00</published><updated>2008-12-10T22:21:55.682-05:00</updated><title type='text'>Sophie à fleur de peau</title><content type='html'>Y’en a vraiment mare. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les gars que j’ai rencontrés dans la dernière année et demie (depuis que &lt;a href="http://lesmainsvides.blogspot.com/2007/05/plaisir-coupable-finale-je-mappelle.html"&gt;François&lt;/a&gt; et moi on n’est plus ensemble) étaient des pas-décis, comme je me plais à appeler les pas branchés, ambivalents et autres perdus de ce monde. Ok, c’est faux, ils ne l’étaient pas tous, &lt;a href="http://lesmainsvides.blogspot.com/2007/07/objects-in-mirror-are-closer-than-they.html"&gt;Louis &lt;/a&gt;savait ce qu’il voulait, mais c’est facile d’avoir l’air de vouloir t’engager quand tu sais que de toute façon, la fille habite à 10 000 km de chez-vous pis que tu risques pas de la revoir de si tôt. Disons que c’est pas trop impliquant comme engagement... Mais les autres, tous les autres, c’était des couilles molles. Et je suis généreuse, je dis qu’ils ont des couilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, messieurs, j’ai besoin d’être encouragée. J’ai besoin de savoir qu’il reste encore des gars dans ce bas-monde qui n’ont pas peur de se mouiller. Des gars qui croient encore en l’amour, mais qui n’attendent pas après LA fille parfaite, après l’incarnation sublime de la pureté. Des gars qui sont prêts à accepter que oui, en se mettant en couple avec une fille, ils s’empêchent probablement de rencontre MILLE autres filles, mais que ce n’est pas grave puisque la fille qu’ils ont choisie, elle est extra. Des gars pour qui avoir du plaisir avec une fille, la trouver jolie, partager avec elle des points communs, tout simplement, sont de bonnes raisons pour avoir envie de former un couple avec elle. Des gars qui n’attendent pas d’être transi avant de passer à l’acte, qui ne comptent pas sur Cupidon pour faire la job à leur place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tannée de me faire dire que je suis géniale, mais que non, ce n’est pas ça. Ce n’est pas quoi, bordel de merde? N’étiez-vous pas au courant que l’amour est un CONCEPT, qu’on l’a inventé de toute pièce? Jamais vous ne trouverez l’amour version pur à 100% dans la nature, comme ça, tout bonnement. Ça n’existe pas à l’état libre, l’amour. Pour le trouver, il faut VOULOIR le trouver. Point. Ça vous tombe pas dessus comme un piano échappé par les gars du déménagement en bas du troisième étage. Le coup de foudre a été inventé pour les gens qui aiment se déresponsabiliser. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est pas de ma faute si je l’aime, c’est comme ça.&lt;/span&gt; À quelqu’un d’autre s’il vous plaît. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais. Ce que je dis est confus. C’est que je suis frustrée. Fâchée d’être la belle tarée trop compréhensive à qui on dit « J’peux pas t’aimer Soph, t’es comme un chum de gars pour moi. » Je ne suis pas votre chum de gars, est-ce que c’est clair?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une fille et j’ai besoin d’être aimée, même si j’ai du caractère et de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;drive&lt;/span&gt;, comme n’importe quelle autre. Probablement plus que n’importe quelle autre…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-2016777574720581825?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/2016777574720581825/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=2016777574720581825' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2016777574720581825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2016777574720581825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/12/sophie-fleur-de-peau.html' title='Sophie à fleur de peau'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-6381220633987553396</id><published>2008-12-03T22:08:00.003-05:00</published><updated>2008-12-04T10:58:35.254-05:00</updated><title type='text'>Moi je sais qui est Papa me fourre</title><content type='html'>Depuis ce matin, toute la blogosphère ne parle que de ça. Sur les blogues de Patrick Lagacé et de Dominic Arpin, tout le monde y va de son hypothèse sur « qui-peut-bien-se-cacher-derrière-Simon-Poulin ». Trois petits mots : n’importe quoi (oui, « n » apostrophe est un mot mes amis). Vous êtes tous dans le champ. Mais je ne m’étendrai pas sur le sujet. Après tout, ma vie est bien plus intéressante que celle de tous les Simon Poulin de la terre, n’est-ce pas?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, à la demande générale, voici la suite des événements dans lesquels j’ai été impliquée, bien malgré moi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lors du dernier épisode : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que Sophie croyait ouvrir la porte et tomber face à face avec un Matthieu repentant et queue-entre-les-jambes, c’est sur Tiger, le méchant-dealer-de-drogue, qu’elle a buté son joli petit nez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Tiger?&lt;br /&gt;-Yo. S’tu fais icitte toé?&lt;br /&gt;-Ben… icitte comme tu dis, ça se trouve pas mal à être chez nous, faque…&lt;br /&gt;-Quoi? T’habites avec le loser à Matthieu Gendron? J’pensais que vous sortiez pu ensemble depuis un boute.&lt;br /&gt;-Ben voyons Tiger, tu te trompes, on file le parfait bonheur depuis des mois lui et moi! On revient d’un safari photo en Afrique, il m’a offert une bague montée de diamants hier comme cadeau juste de même, parce qu’y m’aime!&lt;br /&gt;-Sérieux? Caliss, pis après ça y’essaie de me faire croire que y’a pas une cenne pour me rembourser ses dettes. Ostie de fucker. Y’est où là?!&lt;br /&gt;-Hey! Woh! C’t’une blague! On n’est pu ensemble depuis au moins six ans! Je te ni-ai-zi-ais. Y’est pas ici Matthieu.&lt;br /&gt;-Pourquoi il m’a donné cette adresse-là d’abord?&lt;br /&gt;-Parce qu’il a décidé de s’inviter chez nous sans trop me demander mon avis. Mais y’est pas là en ce moment, je sais pas y’est où.&lt;br /&gt;-Bon, ben si tu permets, moi itou m’a m’inviter pis m’a l’attendre avec toé.&lt;br /&gt;-Veux-tu un café avec ça?!&lt;br /&gt;-Envoueye donc. As-tu de l’espresso? J’aime pas trop le café filtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non mais ça va hein, allez-y, nommez-moi tous vos caprices, moi je n’existe que pour les exaucer après tout! Quelle scène surréaliste : Tiger le misogyne, petit crotté qui se prend pour un maquereau redoutable et un dealer de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;range &lt;/span&gt;international, alors qu’il a de la difficulté à se faire respecter dans son petit quadrilatère qui va des rues Gouin à Fleury, du nord au sud, et de Papineau à de Lorimier, d’est en ouest, – faites le calcul – ce Tiger-là, assis dans mon salon. À attendre que mon ex-ex bipolaire et manipulateur revienne de son escapade semi-nocturne afin de lui péter délicatement les jambes. Entre deux gorgées d’espresso fraîchement moulu et servi sur un beau plateau d’argent avec des petits biscuits importés. En forme de cœur. Et voilà qu’il fouille dans ma bibliothèque…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le mariage de mon meilleur ami… Big Fish… Moulin Rouge… &lt;/span&gt;Man! T’as pas des films avec un peu plus d’action dans ta collection?&lt;br /&gt;-Euh… non. Désolée. Je n’achète que les DVD des films qui me font brailler. C’est pour les soirées de désespoir où je me sens seule et que j’ai besoin d’épancher mon âme, you know. Pas de Jackie Chan ni de Steven Seagal, sorry.&lt;br /&gt;-Bon, ben on va se contenter de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Roméo et Juliette&lt;/span&gt;. Au moins y’a des scènes de batailles dans c’te movie-là.&lt;br /&gt;-T’es en train de me dire que t’as l’intention de te starter un film?&lt;br /&gt;-Ben pourquoi pas! Notre petit lapin n’a pas l’air parti pour arriver, on va au moins essayer d’avoir un peu de fun en attendant!&lt;br /&gt;-J’imagine que tu fais comme chez toi! Veux-tu du pop corn?&lt;br /&gt;-T’en as-tu pour vrai?! Man, ça fait des années qu’j’ai pas mangé ça!&lt;br /&gt;-J’en ai, mais c’est du 50% moins de sel, t’aimeras pas ça, pis c’était pas mal une joke que je faisais aussi.&lt;br /&gt;-Oh non, 50% moins de sel, c’pas grave, j’en rajouterai à la main.&lt;br /&gt;-Y’a rien qui t’arrête toi, hein?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai jamais vu quelqu’un qui ne comprend autant pas le sarcasme. Faut croire que ce n’est pas une qualité requise, saisir le second niveau pis lire entre les lignes, pour vendre de la coke sur les coins de rue et foutre des ecchymoses aux gens qui vous ont pas payé leur deux-trois dernières poffées. Il s’est donc assis sur mon futon, le pot de pop corn entre les cuisses et la tasse d’espresso à portée de main. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Bon ben, on dirait que t’as pas vraiment besoin de moi pour t’entertainer! J’te laisse en compagnie de ma télé, moi j’vais aller passer un coup de fil.&lt;br /&gt;-Pas de trouble man, dit-il, la bouche pleine.&lt;br /&gt;-Merci pour ton autorisation…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment je me débarrasse de lui à c’t’heure? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Eve?&lt;br /&gt;-Sophie! Allo! Qu’est-ce qui se passe?! Tu m’appelles donc ben tard!&lt;br /&gt;-T’as-tu un truc pour faire partir les taches tenaces?&lt;br /&gt;-Quoi? T’as pas échappé du vin sur ton beau chandail neuf toujours?&lt;br /&gt;-Non, fais-toi en pas, le fruit de nos laborieuses heures de magasinage de la semaine passée est sain et sauf. C’est d’une tache encore plus coriace que je te parle. Matthieu est revenu dans le décor.&lt;br /&gt;-Quoi?! T’as pas recouché avec Matthieu-le-loser?!&lt;br /&gt;-T’es-tu malade! Il s’est juste pointé chez nous out of nowhere pis là j’suis comme pognée avec lui pis avec son dealer de drogue à qui il doit de l’argent pis qui a décidé de venir écouter des films de fille dans mon salon.&lt;br /&gt;-Ok. Je ne comprends absolument rien.&lt;br /&gt;-Normal. Moi non plus. Veux-tu juste t’en venir pour me soutenir moralement?&lt;br /&gt;-Dois-je amener des armes quelconques?&lt;br /&gt;-Non. Laisse ton canif che’vous, on s’arrangera avec mes couteaux de cuisine si jamais la chicane pogne dans la cabane. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eve, ma presque voisine et amie-sur-qui-on-peut-toujours-compter-en-cas-de-situation-absurde, s’est pointée en moins de deux. À défaut d’amener des armes blanches pour nous défendre, elle est débarquée avec deux bouteilles de rhum. « Mes parents reviennent de Cuba. Ils en ont ramené une caisse. », a-t-elle clamé en passant le seuil de la porte. J’pensais que y’avait une limite d’alcool qu’on pouvait ramener d’outre-mer, mais bon, j’ai pas posé de question. J’étais plutôt mal placée pour juger de ce qui était illégal ou pas, avec ce revendeur de cam qui se prend pour un pimp d’effouéré dans mon salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Wow, du rhum brun. Man! C’est d’la bombe en plus ce que t’as ramené là, c’est  le meilleur que tu peux pas trouver à la Havane!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, le pimp s’est soudainement transformé en guide touristique. Il s’est emparé d’une des bouteilles et s’est mis à caller à même le goulot. Pourquoi se gêner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi se gêner. Je me suis reposée cette question en boucle pour finalement me rendre compte que je n’avais aucune raison d’avoir des scrupules. Tant qu’à être dans une situation de merde, aussi ben en rire et s’amuser un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eve, Tiger et moi, on a trinqué jusqu’à cinq heures du matin cette nuit-là. L’homme a fini la soirée en vomissant dans le bol de pop corn vide. Les grains de maïs sont retournés là d’où ils venaient, quasiment dans leur forme initiale. J’ai jamais autant ri. Finalement, vers six heures du mat, alors que je sentais poindre le soleil et que Matthieu, lui, n’avait toujours pas daigné pointer son museau, j’ai mis Tiger dans un taxi. Il était à moitié dans le coma. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je me suis réveillée avec un mal de bloc incroyable. Eve, qui travaillait à neuf heures, était déjà partie depuis un bon moment. J’ignore comment elle a fait. Elle est assurément dotée d’un meilleur foie que le mien. Saoule, saoule, saoule, elle était complètement saoule. Elle s’est endormie dans mon lit avec un couteau de cuisine dans la main gauche – on a fait de très mauvaises blagues de légitime défense tout au long de la soirée… – que j’ai pris soin de lui retiré avant de moi-même tomber comme une brique. Et à neuf heures elle était au bureau. Elle mérite le Prix Nobel du meilleur système digestif. Elle m’a téléphoné à une heure. C’est elle qui m’a réveillée en fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Debout là-dedans!&lt;br /&gt;-Ok, toi, t’es vraiment trop dedans à matin!&lt;br /&gt;-À midi tu veux dire! Et avec raison! J’ai trouvé une solution aux problèmes d’argent de ton Matthieu.&lt;br /&gt;-Mais on s’en fout des problèmes de cash de Matthieu, on n’est même pas sûr qu’il est encore vivant.&lt;br /&gt;-Ben mettons qu’il est vivant, il va avoir de quoi rembourser ses dettes.&lt;br /&gt;-Comment, veux-tu ben me dire?&lt;br /&gt;-Tiger a échappé son porte-feuilles dans la cage d’escalier hier chez vous. Je l’ai trouvé en partant ce matin. Y’avait son adresse dedans, évidemment. Y’habite à côté de ma job, ça fait que j’suis allée lui porter sur mon heure de dîner. Y’était ben content.&lt;br /&gt;-Je comprends pas le rapport?&lt;br /&gt;-Ben avant de lui redonner son dû, j’ai pris soin de me récompenser moi-même pour mon honnêteté!&lt;br /&gt;-T’as pas volé de l’argent à Tiger?!&lt;br /&gt;-Man, avec la quantité de fric qu’y’avait là-dedans et avec son état d’ivresse avancé encore ce matin, j’te jure qui pouvait se rendre compte de rien!&lt;br /&gt;-T’es complètement folle!&lt;br /&gt;-Peut-être! Mais avoue que c’est drôle de penser que Matthieu va rembourser le mec avec son propre fric…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, vous devrez patienter pour la suite, car là, je suis exténuée… C’est épuisant, vivre à temps plein dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Virginie&lt;/span&gt;…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-6381220633987553396?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/6381220633987553396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=6381220633987553396' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6381220633987553396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/6381220633987553396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/12/moi-je-sais-qui-est-papa-me-fourre.html' title='Moi je sais qui est Papa me fourre'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5506853241480881814</id><published>2008-11-28T11:55:00.001-05:00</published><updated>2008-11-28T13:04:35.676-05:00</updated><title type='text'>Soap blog</title><content type='html'>Des fois, je me dis que tout ce qui manque dans ma vie pour qu’elle soit un film, c’est un narrateur. Une belle grosse voix virile qui commenterait toutes mes allers et venues, tous mes déboires et mes étonnements, mes coups de cœur et mes coups sur la gueule. Voilà tout ce que ça me prendrait pour que mon existence soit digne d’être projetée sur grand écran. Parce que le reste, le scénario bien fignolé, les rebondissements inattendus, les rencontres improbables, les aventures arrangées avec le gars des vues, je les ai. J’enregistre même des surplus, certaines années. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matthieu. Mon ex-ex. Celui qui a décidé de réapparaître soudainement dans ma vie, par une froide nuit de novembre; celui qui a cru bon me faire une belle surprise en venant squatter mes escaliers; celui-là, oui, eh bien, il se méritera probablement l’Oscar de la meilleure interprétation masculine dans le film de ma vie cette année. Et ça, c’est en plus du Golden Globes qu’il aura préalablement raflé dans la catégorie rôle de soutien. Du soutien, c’est justement ce dont il aurait besoin, ce fou. Matthieu confirme la règle à laquelle je n’ai encore trouvé aucune exception : je n’ai eu pour copains que des névrosés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Flasback.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Travelling avant, zoom sur Sophie qui affiche un air éberlué. Il est 19h00 passé. Matthieu vient de revenir. Il avait quitté l’appartement tôt le matin sans laisser de note. Sophie ne savait toujours pas pourquoi il était venu trouver refuge chez elle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-T’étais passé où?&lt;br /&gt;-J’avais des trucs à régler.&lt;br /&gt;-Ouais, je me doute ben que si tu t’es retrouvé chez nous, c’est parce que tu as beaucoup de choses à régler et que je suis ta dernière personne ressource. Probablement parce que tu dois de l’argent à toutes les autres!&lt;br /&gt;-Parlant d’argent…&lt;br /&gt;-Viens pas me dire que t’as besoin que je t’en prête?!&lt;br /&gt;-Juste 500$, et je te le remets d’ici un mois, promis!&lt;br /&gt;-Comment JUSTE 500$! Cibouare Matth, j’suis étudiante moi, au cas où tu le savais pas! Je vis moi-même sur des prêts, comment tu veux que j’te fournisse 500$, de même?!&lt;br /&gt;-Non mais, c’est beau, si tu veux pas m’aider, j’vais trouver un autre moyen!&lt;br /&gt;-Hey, ça suffit le chantage là! Si je voulais pas t’aider, j’t’aurais pas accueilli chez nous sans poser de question. J’me trouve déjà pas mal généreuse de t’offrir le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bed and breakfast&lt;/span&gt; mon gars. À qui tu dois de l’argent? &lt;br /&gt;-…&lt;br /&gt;-Peut-être que je serais mieux d’inverser ma question : à qui est-ce que tu n’en dois pas, ça va être moins long d’établir la liste!&lt;br /&gt;-Ben voyons, c’est pas si pire que ça là! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Connaissant Matthieu, « pas si pire que ça », ça doit vouloir dire qu’il s’était endetté auprès d’au moins dix ou douze débiteurs différents. Rien de moins. Matthieu est un optimiste, il voit toujours le verre à moitié plein; il se dit qu’au moins, ce n’est pas vingt personnes qui lui courent après. Le verre. Il me donne envie d’en vider un, d’un coup : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;virgin &lt;/span&gt;vodka derrière la cravate, histoire de me détendre l’œsophage un peu. Ce gars me donne la nausée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Juste 200$ d’abord?! Peux-tu me prêter juste 200$?! C’est ce que je dois à Tiger, pis lui, ça presse son affaire. Il m’a dit qu’il allait passer en fin de soirée pour récupérer son dû. &lt;br /&gt;-Passer en fin de soirée?! Où ça exactement, « passer »?!&lt;br /&gt;-Ben, ici.&lt;br /&gt;-QUOI?! Tu lui as donné mon adresse, à ce sale &lt;span style="font-style:italic;"&gt;dealer&lt;/span&gt;?! No way!&lt;br /&gt;-Ben voyons, y’est pas dangereux!&lt;br /&gt;-Non, pas dangereux, pas dangereux du tout… ! Laisse-moi juste te rappeler qu’il t’a déjà envoyé à l’hôpital à coups d’uppercuts et de jabs! Monsieur était fâché parce que tu faisais supposément de l’œil à sa &lt;span style="font-style:italic;"&gt;meuf&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;-C’est de l’histoire ancienne ça, sois pas si rancunière!&lt;br /&gt;-Toi aussi, t’es de l’histoire ancienne Matthieu, je tiens à te le rappeler. C’est pas pour rien que je t’ai crissé en dehors de ma vie et là, toi, tu t’y es invité de nouveau sans trop me demander la permission, alors laisse-moi imposer mes limites maintenant. Tiger viendra pas icitte ce soir. Tu vas le rappeler pour lui dire que tu vas aller le rencontrer dans un bar de danseuses, je sais pas moi, quelque chose qui fait mafia un peu, vous vous la jouerez sérieux, mais il ne mettra pas ses grosses pattes sales de félin affamé chez nous certain.&lt;br /&gt;-C’est beau, j’ai compris. Estie que t’as pas changé toé, t’es aussi &lt;span style="font-style:italic;"&gt;stock up&lt;/span&gt; qu’avant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Stock up&lt;/span&gt;! Elle est bonne celle-là! À peine était-il rentré que Matthieu a de nouveau déguerpi, en ne prenant même pas soin de nouer ses lacets. J’ai secrètement souhaité qu’il s’enfarge dans l’un de ces fils pendouillants et qu’il se plante dans les escaliers. Qu’il se la pète la gueule, solide. Qu’il fasse une commotion cérébrale et que ça lui remette les idées en place un peu. Que sa tête aille se percuter contre un mur et que ça lui fasse voir un peu de lumière. Qu’il arrête de réfléchir comme un gamin de quinze ans et puis qu’il arrête de fuir, merde. Au moins, si tu fuis mec, avant de prendre tes jambes à ton cou, attache-les comme il faut tes bottes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À onze heures, Matthieu n’était toujours pas revenu de sa randonnée de plaisance. J’étais un peu inquiète, mais je n’avais pas envie de me faire du mauvais sang de mère pour lui. J’ai projeté mon angoisse sur un gros sac de pop corn bien salé, bien beurré, que j’ai engouffré en regardant des épisodes de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Heroes&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où Claire Bennet était en train d’essayer de se ramancher l’épaule droite, après avoir survécu à une chute de plus de dix étages, on a sonné à ma porte. J’ai cru l’espace d’un instant que c’était Sylar qui était venu pour me trancher le cerveau en rondelles et s’approprier mon super pouvoir – celui de me mettre constamment les pieds dans les plats –, puis je me suis dit que Sylar ne devait pas se donner la peine de sonner avant de pénétrer chez ses victimes. Et je me suis dit que Matthieu non plus ne prendrait pas la peine de sonner avant de ne &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pas &lt;/span&gt;s’excuser et de pénétrer dans mon appartement comme s’il s’agissait de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ses &lt;/span&gt;appartements. Je suis allée ouvrir, inquiète, un bout de pop corn de pris entre deux molaires et du beurre plein les doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était Tiger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j’avais un narrateur dans ma vie, c’est à ce moment là qu’il aurait dit : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rien ne va plus pour notre héroïne. Malheureusement, c’est l’heure de la pause publicitaire. Restez parmi nous pour savoir ce qui arrivera à notre chère Sophie. De retour dans un instant…&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Fondu sur fond blanc. Coupez!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5506853241480881814?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5506853241480881814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5506853241480881814' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5506853241480881814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5506853241480881814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/11/soap-blog.html' title='Soap blog'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1601935721805865859</id><published>2008-11-23T15:36:00.001-05:00</published><updated>2008-11-23T15:38:12.491-05:00</updated><title type='text'>Pour Yan et Antoine</title><content type='html'>Et à ceux qui n'aiment pas la poésie et/ou MA poésie, eh bien, vous reviendrez dans deux ou trois jours, je vous les raconterai, mes histoires. Mais aujourd'hui c'est dimanche, et le dimanche, moi j'ai besoin de mots un peu plus endimanchés, voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moment de ce qu’on appelle le bonheur mais pour lequel je cherche toujours un nom –comme un feu qui prend au ventre et remonte jusqu’à la tête, jusqu’à lui faire croire que dehors est la lumière alors que non, aujourd’hui n’est que – pluie, livres éparpillés, couette froissée, bas de laine trop grands, bol de café fumant, appartement mal chauffé, octobre qui tombe – justement – aujourd’hui n’est que tout cela et enfin, je crois que je saurai m’en contenter, peu importe comment il se nomme – bonheur? Peut-être. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les toits d’église des paroisses vides des jeunes appuyés aux graffitis des cigarettes aux becs le cœur au bord des lèvres le mal de vivre qu’ils voudraient voir disparaître avec le train de marchandises sur les rails où ils vont négocier leur vie tous les samedis voir ce qu’on serait prêt à leur donner pour &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les fils électriques entrecroisés sur les ciels gris d’été qui tardent des chaleurs retenues les jupes en jeans au-dessus des genoux qui portent les ecchymoses d’une randonnée à vélo sur les chemins de terre interdits raison de plus pour y aller si ce n’est la seule – défendu de passage – et c’est souvent derrière cette clôture juste là que – &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dire au revoir c’est le seul geste qu’il me reste tu vois cette main pâle sur un ciel couleur sable cette main qui murmure va t’en sur le même ton que celle qui aurait exigé fais-moi l’amour maintenant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le souffle et si nous le reprenions quand bon nous semble si la liberté était là dans l’absence de points et de césures que l’espace pour respirer c’était à nous de le créer – peut-être que sous nos pieds la terre paraîtrait enfin plus légère &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n’est certain, tu sais, même ces nuages que tu crois pouvoir toucher, des fils de coton fraîchement cueillis au champ qui s’effilochent comme des fromages trop salés, ces nuages que tu crois pouvoir goutter, tu auras beau tendre la langue tu attendras longtemps avant de sentir sur elle le froid acidulé des gouttelettes, rien n’est certain, tu sais, il ne faut pas croire tout ce que les dames chiquement habillées bafouillent au journal télévisé – si elles disaient vrai, à tout coup, elles porteraient de grands chapeaux, toujours, pour se protéger des malheurs qu’elles envisagent – les désastres ne sont pas à prévoir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tout attend sans qu’il n’y ait de raison, tu sais, pour certains de savoir qu’il y a une fin cela suffit et ils se laissent porter       par le vent la lumière qui passe du gris au jaune le matin qui devient soir le vent encore le vent le vent emporte et les nuages restent là toujours, suspendus, tout attend, tout n’est jamais sûr de vraiment vouloir tomber&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à l’arbre les feuilles accrochées sont encore vertes comme lors de ton départ en août rien du temps n’a changé quoi que ce soit à l’intensité des couleurs, ce vert qui n’a pourtant rien à voir avec l’espoir – je sais que tu ne reviendras pas – mais j’ignore quand enfin l’arbre, lui, se décidera à te laisser partir, chacune de ses feuilles – une image de toi que le froid n’arrive pas à brûler&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;parmi les feuilles d’octobre occupées à se décomposer sur les trottoirs qui n’avaient pourtant pas besoin de morts supplémentaires pour entretenir leur grisaille – déjà tous ces passants désabusés qui les piétinent chaque jour au rythme d’un requiem – tombé d’un arbre ou des mains d’un ivrogne, du verre brisé qui reluit au soleil comme une invitation à tout ouvrir – les fenêtres pour les plus optimistes, les veines pour ceux qui n’attendaient que ce signe pour procéder à la disparition&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1601935721805865859?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1601935721805865859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1601935721805865859' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1601935721805865859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1601935721805865859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/11/pour-yan-et-antoine.html' title='Pour Yan et Antoine'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-5405861173754529352</id><published>2008-11-19T23:36:00.002-05:00</published><updated>2008-11-20T00:39:50.991-05:00</updated><title type='text'>The soundtrack of our life – Part Two</title><content type='html'>Lundi, 15h05, station Pie-IX. Un mec avec ses cheveux longs, ses bottes de cuir, son t-shirt blanc TXT acheté à 9,99$ en vente chez Simons et sa guitare. Il sort la bête de son étui, le pic entre les dents. Sa copine aux cheveux blond platine et à la repousse brun terne est de l’autre côté de la rame de métro. Elle espère que le wagon prendra son temps avant de venir la chercher et de l’emmener loin de son homme. Elle le regarde avec tendresse, le toupet en travers des yeux, nageant dans son coton ouaté trop grand – elle l’a piqué dans la commode de son bel amant, avant de partir, fourré dans le sac à dos, incognito. Elle lui envoie des becs soufflés comme une fillette de cinq ans. Il lui répond en entamant un air plus ou moins connu sur son instrument. Malheureusement, la mélodie ne se rend pas jusqu’à elle, elle ne l’entend pas, le train arrive, dans son grondement sourd qui fait qu’on devient sourd nous aussi. Elle s’engouffre dans le wagon, va poser sa main sur la vitre sale de graffitis et de crachats et forme les mots « je t’aime » avec ses lèvres silencieuses. De l’autre côté arrive notre train, celui dans lequel l’homme au look de rocker déchu et moi-même allons nous enfourner. C’est là que je l’ai reconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était François, un des participants de la première cuvée de Star Académie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où ils mènent, les disques d’or, les galas du dimanche soir, les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;front page&lt;/span&gt; du magazine &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La semaine&lt;/span&gt;, les soupers spaghettis organisés pour amasser des fonds pour acheter des votes et faire gagner « démocratiquement » son préféré; voilà donc où ils vont tous finir par les jouer, leurs hits à cinquante sous, paroles signées Stéphane Laporte : entre une poubelle qui déborde et un banc où ronfle un itinérant aussi chaud que ses huit chandails de laine empilés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi, 15h08. Pendant trois minutes, la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;soundtrack &lt;/span&gt;de ma vie a été assurée par un gars à qui on avait promis la gloire et le champagne et qui maintenant n’a de succès qu’auprès de ceux qui n’ont pas assez d’argent pour s’acheter une voiture : des mémés encombrées de sacs d’épicerie, des étudiants cernés et fauchés, des junkies déboussolés et des fonctionnaires sous-payés qui écoutent Star Académie pour oublier à quel point leur vie les emmerde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour ceux que ça intéresse, je vous reviendrai dans quelques jours avec la suite de cette histoire de l’ex qui débarque chez moi sans crier gare… Laissez-moi juste le temps de digérer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-5405861173754529352?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/5405861173754529352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=5405861173754529352' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5405861173754529352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/5405861173754529352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/11/soundtrack-of-our-life-part-two.html' title='The soundtrack of our life – Part Two'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-8215555402752267739</id><published>2008-11-16T17:10:00.001-05:00</published><updated>2008-11-16T17:12:08.801-05:00</updated><title type='text'>Les fins de soirée sont des débuts d’histoires compliquées</title><content type='html'>J’ai quitté &lt;a href="http://nayrusetvoila.blogspot.com/2008/10/rencontre.html"&gt;la rencontre de blogueurs d’hier&lt;/a&gt; un peu en trombe. Des fois je suis comme ça : sauvage. J’oublie de dire au revoir et je pars, hop! un coup de vent, boum! comme si je venais de me rendre compte que j’avais oublié de quoi sur le rond de la cuisinière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après vous avoir laissés comme une pas de classe, je suis allée rejoindre des copains dans un bar du Mile End appartenant à l’ami d’un ami et qui célébrait ses quatre ans d’existence (pas l’ami, le bar, vous l’aurez compris). Il y avait du beau monde, de l’alcool, un buffet, des DJ, de l’alcool, des gens drôlement accoutrés, de l’alcool, un anglo qui me dévisageait la poitrine, de l’alcool, une file pour aller aux toilettes, de l’alcool, une envie de vomir, mais une file pour aller aux toilettes, une tentative de me retenir pour ne pas me vider les tripes, deux trois grandes inspirations, pu d’alcool, ça ne passait pu, des conversations interminables, la soirée qui s’étirait, un taxi pour rentrer. Je suis arrivée chez moi à quatre heures et quart. En ne rêvant que de mon lit. Mais mon fantasme de sommeil n’allait pas se réaliser aussi facilement que je le croyais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les marches menant à mon appartement, il y avait un homme, assis parmi deux ou trois sacs de voyage. Il devait être là depuis un bon moment déjà puisqu’il roupillait innocemment. Eh merde, que j’me suis dit, comment j’fais pour rentrer chez moi maintenant : j’enjambe le vagabond? Quatre heures et quart du mat, je n’ai plus de force, je ne saurai pas me défendre si le bonhomme se montre violent et décide de m’attaquer. Mais je n’ai pas le choix, il faut que je le réveille pour lui demander gentiment de me laisser passer. Peut-être que je devrais appeler la police? Mais je n’ai pas de cellulaire et je ne peux pas aller téléphoner à partir de chez moi, pour les raisons qu’on connaît. Ah et puis merde, je ne tiens plus debout, je vais la risquer ma vie, si c’est ce que ça prend pour enfin avoir accès à mon lit. « Scusez moi monsieur. Monsieur! Youhou! ME-SCIE-EUX! J’aimerais ça pouvoir monter chez moi s’il vous plaît. Vous pouvez ben passer la nuit là si vous voulez, mais moi aussi j’ai une nuit à vivre et j’aimerais ça la vivre bientôt. » Le me-scie-eux a finalement relevé la tête, l’air ahuri. Mais pas autant que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était mon ex. Ben mon ex-ex.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Matthieu?!?!!!!!&lt;br /&gt;-Salut Sophie.&lt;br /&gt;-Veux-tu ben m’dire ce que tu fous là!&lt;br /&gt;-Ben j’t’attendais. Y’est quelle heure là?!&lt;br /&gt;-Que…quatre heures, passé quatre heures… Tu… tu m’attendais pour qu’est-ce  c’est faire!?&lt;br /&gt;-Est-ce que je peux dormir chez vous ce soir?&lt;br /&gt;-Ben c’est déjà pas mal ça que tu faisais je trouve!&lt;br /&gt;-Ouain, ben, ailleurs que dans tes marches, genre?&lt;br /&gt;-Je comprends vraiment pas ce que tu viens faire icitte, j’suis désolée. Ça fait six ans que j’ai pas eu de tes nouvelles!&lt;br /&gt;-Je sais, je sais. Je vais tout t’expliquer. Mais demain matin, ok?!&lt;br /&gt;-Ok. Mais pense pas que tu vas coucher dans mon lit.&lt;br /&gt;-Nenon. J’ai mon sleeping, tu seras même pas obligée de sortir des draps pour moi.&lt;br /&gt;-Ton sleeping? As-tu amené ta commode aussi?! Pis ta tévé pis ta bibliothèque? T’es pas en train d’essayer subtilement de venir squatter chez nous pour un temps indéterminablement long là?!&lt;br /&gt;-Je vais tout t’expliquer. Mais demain matin, ok?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain matin. C’était ce matin ça. Je me suis réveillée à une heure et demie de l’après-midi. Le matin était fini. Et Matthieu parti. Sans ses affaires. Donc il va revenir. Et je vais finir par comprendre ce qui se passe, j’imagine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça sent l’histoire compliquée. Une histoire typique à la Sophie Beaudoin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-8215555402752267739?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/8215555402752267739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=8215555402752267739' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8215555402752267739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8215555402752267739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/11/les-fins-de-soire-sont-des-dbuts.html' title='Les fins de soirée sont des débuts d’histoires compliquées'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-4655668013541928701</id><published>2008-11-15T10:49:00.001-05:00</published><updated>2008-11-15T13:01:58.944-05:00</updated><title type='text'>The soundtrack of our life</title><content type='html'>Adolescente, j’ai développé une sorte de théorie bidon sur le temps qui passe. Je m’étais dit que ce serait bien si, au lieu de le calculer en secondes et en minutes, on le calculait &lt;span style="font-style:italic;"&gt;en chansons&lt;/span&gt;. Ça donnerait des trucs du genre : « Ouais, ça m’a pris deux &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tounes &lt;/span&gt;et demie me rendre, ça se fait bien à pieds quand même. » ou encore « Désolée pour mon retard, j’ai été prise deux CD de temps dans le trafic. Obligée de me taper le dernier de Dany Bédard en boucle, c’est tout ce qu’il y a avait dans le char de ma mère. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semblait que d’ainsi compter la vie en musique nous permettrait de nous réconcilier avec cette chose étrange qu’est le temps, qui file, file, file, sans que jamais on puisse le toucher ni même comprendre de quoi il est fait. D’accords. De do et de ré. De clés de fa et de septièmes diminués. D’intervalles et de demi-tons. Voilà de quoi serait fait le temps, de tout ce qui ne se voit pas, mais qui s’entend et laisse une trace sur le cœur. Si le temps, si la vie, avançaient au rythme de ces mélodies que crachent nos radios et nos aimepétrois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et jamais on ne se sentirait seul. Le temps lui-même nous tiendrait compagnie. Le temps nous siffloterait des ballades pour nous endormir, le temps nous murmurerait des blues langoureux à l’oreille pour nous émoustiller, le temps nous consolerait avec des requiem et des symphonies, le temps serait simplement beau, ni trop long ni trop fulgurant, le temps serait juste ce qu’il faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, j’attendais un ami, métro Mont-Royal. Il y avait cet homme, vieille barbe grisonnante, manteau d’automne défraîchi, casquette de joueur de croquet aux rebords grignotés. Il jouait du violon. À vous en fendre l’âme. Le mec, dans son jeune temps, il a fait le conservatoire ou un truc dans le genre, c’est sûr. On ignore ce qui s’est passé depuis, pourquoi il s’est retrouvé à la rue, avec pour seul bien de valeur ce violon – bois, cordes, archet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’imagine qu’il a dû sombrer dans l’alcool, qu’il a trop fréquenté les tavernes miteuses d’Hochelaga, et que sa femme, une chanteuse d’opéra qu’il avait rencontrée au conservatoire, justement, était déçue de voir que son homme, son amour, son artiste, comme elle l’appelait, noyait son talent dans les fonds de baril de bière. Elle a fini par le mettre à la porte. Et il n’a pas survécu à cette rupture, douloureuse séparation de laquelle il se ne remettrait jamais, non. Madeleine, sa douce, sa femme, sa passion, sa diva, comme il l’appelait, sans elle, il n’était rien. Qu’un clochard de plus sur les bancs du parc Émilie-Gamelin. &lt;br /&gt;Des années d’errance et de désespoir éthylique au cours desquelles il a traîné partout avec lui son violon, sans par contre oser lui toucher, parce que ça lui rappelait trop de souvenirs. Et puis soudain, après huit, dix, sept, douze, il ne sait plus combien d’années – les hivers sont toujours les mêmes, difficile de savoir au combientième on est rendu – il a eu un instant de lucidité et s’est dit que ça suffisait, qu’il fallait qu’il se reprenne en mains, qu’à cinquante-quatre ans, il était temps que sa vie recommence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il s’est remis au violon. Partout. Sous les arbres, dans les ruelles, à côté des containers, dans les bouches de métro, dans les marches de l’Oratoire, à l’entrée des théâtres, à la sortie des supermarchés – il jouait du violon, de nouveau. Oui, ç’aurait pu être cela son histoire. Celle qui explique pourquoi les notes qui émanaient de son instrument étaient si tristes, si intenses, si vraies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme au passé trouble, à l’accoutrement dépareillé et au violon prodigieux interprétait sans effort un concerto sublime. Et moi j’attendais. Parmi une foule de gens qui attendaient, eux aussi. Au fond, on passe sa vie à attendre. Accompagné d’autres gens qui attendent et à qui on n’adresse jamais la parole. On attend en silence. Il n’y a que les échos de quelques violons pour venir fracasser cette solitude inconfortable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À côté de moi, un couple d’adolescents. Dix-huit, dix-neuf ans. Ensemble depuis six mois (aussi bien dire une vie entière, à cet âge), mais ensemble pour plus très longtemps. La jeune fille pleure, et pleure, et pleure. Or, comme si elle avait peur de déranger notre silence, à nous, gens qui attendons sans dire un mot, elle pleurait sans bruit. Aucun son, aucun cri, que de grosses larmes bien rondes qui déboulaient sur sa joue comme des pans entiers de montagne qui s’effondreraient, se jetteraient à la mer. Il y avait une flaque d’eau à ses pieds – peut-être parce qu’il avait plu, mais sûrement parce qu’elle avait trop pleuré. La pauvre. Elle était en train de se faire laisser sur un air de Schumann. Un air interminable de Schumann. Le concerto n’en finissait plus de s’étirer, de se prolonger, de finir pour mieux recommencer, de se plaindre, de souligner la douleur de cette pauvre, pauvre fille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son copain – ou ex-copain, devrais-je dire –, après mille accolades et des promesses de garder contact, l’a laissée là, seule comme une femme qui vient de se faire larguer. Il s’est engouffré dans le métro, n’a pas regardé derrière lui, alors que c’est tout ce qu’elle souhaitait, qu’il se retourne, qu’il revienne sur sa décision, qu’il regrette déjà. Mais non, le regret n’appartenait qu’à elle. Le regret de ne pas être sortie à une autre station. À une station où les violoneux itinérants jouaient des airs plus gais. Des airs qui vous donnent envie de vous aimer pour toujours, non pas de vous quitter. Changer la trame sonore de ce mauvais film. S’il vous plaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, même si le temps se calculait en chansons, nous ne serions pas à l’abri des grandes douleurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allée voir la fille. Je lui ai donné un mouchoir, sans rien dire. Et j’ai à mon tour laissé la bouche de métro m’engloutir, puisque ça faisait trente minutes que j’attendais mon ami et qu’il ne s’est jamais pointé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-4655668013541928701?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/4655668013541928701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=4655668013541928701' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4655668013541928701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4655668013541928701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/11/soundtrack-of-our-life.html' title='The soundtrack of our life'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1689506022464559963</id><published>2008-11-09T19:40:00.000-05:00</published><updated>2008-11-09T21:09:20.662-05:00</updated><title type='text'>Le coup</title><content type='html'>Vendredi soir, j’ai pris mon courage à deux mains-fraîchement-manucurées (y’a des gens qui se rongent les ongles quand ils sont stressés, moi, je me fais des manucures, j’trouve ça plus constructif) et j’ai appelé mon beau chirurgien. Ça a l’air de s’être déroulé simplement dit vite de même, mais évidemment que je n’ai pas été capable de faire ça simple, il a fallu que je complique un peu tout. Je ne pouvais pas juste décrocher le combiné, composer le numéro et dire Oui, bonsoir, c’est Sophie, vous vous rappelez de moi? Oh que non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première tentative. J’avais les mains qui shakaient. Je n’arrivais pas à composer le numéro, mes doigts étaient beaucoup trop tremblotants. Fallait que je me calme. J’me suis enfilé un gin tonic. Deux en fait. En cinq minutes. Ça allait mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième tentative. Je ne tremblais plus. J’étais molle à souhait. Mon cerveau aussi. Je n’arrivais pas à trouver une manière adéquate d’entamer la conversation – Oui, salut, c’est… Non. Pas salut, ça fait trop ti-cul. Faut que j’ai l’air un peu femme… Oui, bonsoir. Je… Hmm. On dirait que je suis une sondeuse et que je m’apprête à lui poser des questions sur ses habitudes sexuelles en période de campagne électorale. Ça prend quelque chose de sérieux mais de relax. Allo, tu… je veux dire vous… Est-ce que je peux te tutoyer? C’est qui? Ah! Scuse! C’est Sophie, la… Bordel, j’y arriverai jamais. J’ai niaisé tellement longtemps comme ça, avec le combiné collé sur l’oreille sans composer le numéro qu’il n’y avait même plus de tonalité au bout du fil. Et j’avais l’oreille engourdie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième tentative. Au moment où j’allais reprendre le combiné pour me lancer une bonne fois pour toute, la sonnerie a retenti. Une chance que mon cœur était trop occupé à se morfondre au sujet de son béguin pour le beau docteur, autrement, je crois qu’il se serait tapé une crise cardiaque. Oui, allo? « Bonsoir. Mon nom est Mohamed. Pourrais-je parlé à la maîtresse de la maison ou à la personne qui est en charge des… » Désolée monsieur, je ne peux pas répondre à vos questions sur mes habitudes sexuelles en période de campagne électorale, je n’ai pas de vie sexuelle en ce moment et j’essaie justement d’en avoir une en tentant plus ou moins fructueusement d’appeler un jeune adonis qui me plaît beaucoup, vous voyez, alors je vais devoir raccrocher très rapidement afin de l’appeler pour lui demander s’il n’aurait pas envie de me faire l’amour par hasard ce soir. Alors au revoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatrième tentative. Celle-là, faut que ça soit la bonne. Parce que ma volonté et ma détermination sont en chute libre et j’suis pas sûre que dans cinq minutes j’aurai encore le guts de sévir. Alors ça y’est. Je prends un grand respir. J’appuie sur les touches, une à une, délicatement, presque avec tendresse, avec, en tout cas, tout ce dont je suis capable de concentration. Je ne dois pas faire d’erreur. « Pharmacie Morin, le labo, bonsoir. » Oh, désolée, je me suis trompé de numéro! « Pas de problème. Bonne soirée. » Eh merde. Pourtant, me semble que j’ai peser sur les bons pitons?! 514-254-75**. Ben oui, c’est ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinquième tentative. Bon, ça suffit. Téléphoner à un garçon, c’est pas censé être si angoissant merde! Qu’est-ce qui va arriver au pire? Rien! Il est intéressé, tu le sais déjà, c’est lui qui t’a laissé son numéro sans que tu lui demandes, me semble que c’est un signe assez clair ça! Alors t’arrête de faire ta mauviette et tu le composes ce numéro. Cinq. Un. Quatre. Deux. Cinq. Quatre. Sept. Cinq. Un. Trois. « Pharmacie Morin, le labo, bonsoir. » Euh. Oui. C’est encore moi. Je viens juste d’appeler, y’a trente secondes, et j’ai dit que je m’étais trompé de numéro, mais là, je pense que c’est vous qui vous trompez! « Ah oui? Et pourquoi est-ce que je me tromperais?! » Ben c’est pas vous qui êtes censé me répondre! Moi je veux parler au Docteur Dinkelmann! « C’est pas une clinique ici, c’est une pharmacie. » Je vois ben ça, mais c’est pas dans une clinique non plus que je suis censée appeler, c’est chez le Docteur Dinkelmann, dans sa maison, vous comprenez? « Non, je suis désolé mais je ne vous suis pas. Voulez-vous parler au pharmacien de service? » Non merci. À moins qu’il puisse me fournir des calmants sans ordonnance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pauvre conne. Je suis une pauvre conne. Je pensais que mon beau chirurgien m’avait laissé son numéro. Ce que je peux être cruche. Il avait juste noté le numéro d’une pharmacie au verso d’un papier d’ordonnance et il a utilisé le même papier pour écrire ma prescription.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On repassera pour la romance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1689506022464559963?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1689506022464559963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1689506022464559963' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1689506022464559963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1689506022464559963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/11/le-coup.html' title='Le coup'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1641719117446979299</id><published>2008-11-05T13:53:00.011-05:00</published><updated>2008-11-05T22:17:35.518-05:00</updated><title type='text'>On joue au docteur?</title><content type='html'>Ce matin, je suis allée à l'hôpital. Je devais subir une chirurgie mineure - une sorte de nodule, de kyste ou je ne sais trop qui encombre ma plantureuse poitrine depuis quelques mois et que je désirais me faire enlever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme à peu près tout le monde, je n'aime pas les hôpitaux. Ça me stresse de mettre les pieds là, même quand c'est pour rendre visite à quelqu'un. Je me sens automatiquement malade, dès que je passe la porte d'entrée de ces usines à microbes. L'air goutte l'alcool à friction 70%, la couleur des murs - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jaune vomi&lt;/span&gt;, SICO numéro 14657 et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vert-de-gris tirant sur le kaki-gastro&lt;/span&gt;, BÉTONEL numéro 89623- est drôlement semblable à celle des visages des patients, qui arborent tous une mine d'enterrement. Je me perds toujours dans les corridors labyrinthiques, ne comprenant rien aux panneaux censés me guider. Et cette odeur, incapable de dire ce que c'est - un mélange de formol, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Purel&lt;/span&gt;, de café-qui-vient-des-machines-pis-qui-goutte-le-caliss et de vieux restes de boucane de cigarettes, dont les murs sont restés imprégnés, même si ça fait des décennies qu'on ne fume plus dans les hôpitaux. Non, vraiment, je n'aime pas ces endroits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, comme je suis dotée d'un courage légendaire, j'ai vaincu ma frousse et mon dégoût et je me suis rendue à mon rendez-vous. Je suis arrivée pile poil à l'heure, ce qui est surprenant, puisque j'étais convoquée pour 7h30 et que 7h30, c'est l'heure où, normalement, j'entre dans ma phase de sommeil paradoxal. Ce matin, pas de paresse: je me suis tirée du lit à 6h30, j'ai pris une douche, engranger une banane, siphonner un jus de fruits et enfourché ma bicyclette. 7h28, j'étais essoufflée, mais présente au poste. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ding! Ding! Ding!&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Madame la réceptionniste! Je suis là! Puis-je-voir-le-docteur-et-m'en-aller-au-plus-sacrant-merci!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'a remis une splendide jaquette bleue - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prada&lt;/span&gt;, Collection automne-hiver 2008 -, des pantoufles tout aussi splendides et tout aussi bleues - signées &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chanel - &lt;/span&gt;et un sac de plastique dans lequel mettre mes effets personnels - celui-là n'était pas griffé par contre. Accoutrée comme la chienne à Jacques - j'vous jure que Jacques, il se payait ma gueule oui! Jamais il n'avait vu sa chienne habillé aussi sexy! - je suis sortie de la salle de bains et l'infirmière de me dire «Vous l'avez mis à l'envers » J'ignorais qu'il y avait un sens - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Votre bout de tissu ressemble plus à un rideau qu'à une robe madame, désolée, mais j'avais pas vu qu'il y avait un bon côté et un mauvais. &lt;/span&gt; J'ai aussi trouvé le don de mal mettre les petites pantoufles bleu-ciel-trop-bleu-pour-être-vrai. J'ai demandé à l'infirmière de pardonner ma maladresse - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est que je ne fréquente pas souvent cet endroit, voyez-vous, j'suis pas trop habituée avec son code vestimentaire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'infirmière, qui me trouvait un peu étourdie, mais plutôt divertissante, a pris ma température - 37,1, j'étais heureuse de constater que je ne m'étais pas transformée en animal à sang-froid dernièrement -, ma pression - normale, thank God, y'a au moins une chose que je sais bien faire: avoir une bonne pression -, et mon pouls - 112 battements minutes! Ok, ça, c'est moins normal. Le stress. Oui, c'est ça: le stress. Je m'étais effectivement déjà sentie plus détendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le médecin ne finissait pas de ne pas arriver. J'étais la première patiente prévue sur la liste et déjà, on avait du retard. Bien heureuse de ne pas avoir pris mon rendez-vous en fin de journée, sûrement que j'aurais passé demain. Après plusieurs minutes d'attente, on a conclu que le médecin était trop occupé pour venir travailler, alors on a demandé au médecin en résidence de s'occuper de mon cas. Ou, devrais-je plutôt dire, on a demandé au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;séduisant&lt;/span&gt; médecin en résidence de s'occuper de mon cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le beau pas-encore-tout-à-fait-docteur-mais-ça-s'en-vient-bientôt Guttenbaker ou je ne sais plus trop quel autre nom austro-hongrois hyper sexy qui sonne comme un requiem de Beethoven dans les oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le beau docteur Beethoven Guttenbaker. Qui a un léger accent anglophone quand il parle. Et des yeux pétillants lorsqu'il sourit. Mais je ne vois pas son sourire parce qu'il porte un masque bleu-ciel-je-crois-que-je-suis-au-paradis-et-vous-êtes-sûrement-un-ange-venu-pour-me-secourir. C'est donc lui qui allait m'opérer. My, my, my.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une des infirmières m'a mis une espèce de patch autocollante sur la cuisse, qui allait leur permettre de suivre mes signes vitaux pendant l'intervention. Une énorme patch; je savais pas que l'épilation des jambes était incluse dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;deal&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beethoven-van Quaker-chose (je sais pu, c'était peut-être Wagner... non! Gutenberg... ou peut-être Salenberg?) a attendu que je m'installe confortablement sur sa table d'opération pour me demander « Puis-je voir votre sein mademoiselle? » Éblouie par son charme irrésistible, j'en avais oublié la raison de ma présence dans cette salle froide et métallique, alors j'ai été plutôt surprise par sa question -&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Mes seins? Euh... vous trouvez pas que vous allez un peu vite en affaire?!&lt;/span&gt; Je ne sais pas s'il fut séduit ou découragé par ma réponse, je n'ai pas été capable de détecter la nature de l'émotion que sa voix de jeune homme au flegme européen essayait de dissimuler. Toujours est-il qu'il m'a lancé « Eh bien mademoiselle, je veux bien aller plus lentement, mais j'ai d'autres patients à voir après vous, alors va falloir vous déshabiller assez vite. » Au fond, qu'est-ce que j'avais à chialer: je passe mon temps à dire que je cherche un gars qui sait ce qu'il veut et qui ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu'il pense. J'avais un merveilleux prototype devant moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Désinfectant». «Bistouri». «Scalpel». Dans sa bouche, ces mots sonnaient comme des poèmes de Rimbaud. J'aurais tout donné pour qu'il me les murmure à l'oreille... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bistouri&lt;/span&gt;... Oh oui!! J'en étais là dans mes fantasmes médicaux quand j'ai senti son sexe frôler ma main. Son sexe. Ma main. Frôler. Frisson. Grande chaleur. Les deux en même temps. Il ne faisait pas exprès, il ne s'en rendait probablement pas compte, que son viril engin frottait sur le revers de ma main droite, il faisait juste sa job et pour mieux voir ce qu'il faisait, il avait besoin de s'approcher un peu plus de la table, plus près, plus près, encore plus près, oui, je, oui, oui... L'infirmière a lancé, sur un ton légèrement inquiet: «Le pouls monte docteur. On est à 120. » Et cette fois, c'était pas à cause du stress.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'étais plus stressée du tout. Grâce à l'anesthésie locale, je ne sentais rien lorsque mon Docteur-Grey-juste-à-moi me charcutait la poitrine. Et grâce à ses beaux yeux bleu-ciel-comme-ce-dont-doit-avoir-l'air-le-ciel-au-dessus-de-la-mer-du-Nord, je ne sentais plus rien de la douleur qui taraudait mon cœur de célibataire depuis quelques semaines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout au long de l'opération, mon médecin-en-résidence-de-qui-j'aurais-volontiers-visiter-la-résidence-s'il-m'avait-invitée me posait des questions (je pensais que y'avait uniquement les dentistes que ça amusait, de vous faire la conversation pendant que vous êtes dans la pire des positions) - « Vous faites quoi dans la vie? » &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Étudiante... en littérature... j'écris, je veux dire, un peu, des fois là... je veux écrire... des... des textes là&lt;/span&gt;... « Des romans? » &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oui, c'est ça, des romans. &lt;/span&gt;«Oh! Intéressant!» &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous trouvez?&lt;/span&gt; «Bien sûr. Quand vous sortirez votre premier livre, vous viendrez me le dédicacer?» &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Euh... oui. Bien sûr. Et ... et vous... est-ce que vous pourriez m'autographier la poitrine une fois que vous aurez terminé?&lt;/span&gt; Il a ri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il a arrêté de me poser des questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde. Je peux pas croire que j'ai dit ça... Moi pis ma grande gueule... C'est la langue que j'aurais dû me faire enlever aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Voilà mademoiselle, c'est terminé» &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Déjà?! &lt;/span&gt;«Eh bien, oui! Je peux réouvrir et recommencer si vous voulez!» &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, ça va... Je vous remercie. Mais... je... j'étais bien là, couchée, c'est... c'est confortable ici, hein? &lt;/span&gt;« Vous n'êtes pas trop douillette!» &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, c'est vrai, j'suis pas très capricieuse. En fait c'est faux, j'suis très capricieuse. Mais j'ai d'autres qualités vous savez. &lt;/span&gt;«Je n'en doute pas. Comme vos points de rousseur. C'est très joli.» Ffffffffffff (son que produit le corps d'une fille qui vient de fondre sur place parce qu'un homme beau et intelligent vient de lui faire un compliment).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chance que l'infirmière avait déjà retiré la patch-autocollante-preneuse-de-pouls-et-arracheuse-de-poils, parce que sûrement que j'aurais fait sauter sa machine avec mon rythme cardiaque qui a triplé en une seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Vous vous sentez bien, mademoiselle?» &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oui... oui... juste un peu étourdie...&lt;/span&gt; «C'est normal, ne vous en faites pas. Il risque d'y avoir de la douleur aussi. Je vais vous prescrire des analgésiques.»  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Merci... vous... vous... &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;«Moi, moi, moi avoir un autre patient qui attend dans le corridor, alors je vais devoir vous escorter jusqu'à la porte.»&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;J'ai fini par décoller, n'ayant pas réussi à trouver d'autres excuses pour prolonger mon séjour auprès de mon bellâtre. Armée d'une prescription d'anti-douleur&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;s&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;j'ai quitté l'hosto, déçue de ne pas avoir trouvé un moyen d'obtenir un rendez-vous galant. J'imagine que de toute façon, ce n'est jamais une bonne chose qu'un gars vous ait vu les seins avant même de vous avoir invitée à souper; ça ne peut pas mener à une relation solide, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou peut-être que oui. Faudrait que je lui demande... Comment? En l'appelant au numéro qu'il a laissé derrière ma prescription! Une chance que la pharmacienne l'a vu et a eu la gentillesse de me demander «Le numéro derrière le papier, est-ce important?», lorsque je lui ai remis mon ordonnance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en reviens pas encore. C'est pas contre toutes les règles éthiques et autres serments d'Hypocrate ce qu'il a fait là? Oui. Ça veut dire que j'ai affaire à un vrai rebelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est encore plus intéressant que je ne le croyais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1641719117446979299?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1641719117446979299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1641719117446979299' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1641719117446979299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1641719117446979299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/11/on-joue-au-docteur.html' title='On joue au docteur?'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-2993064516415154282</id><published>2008-10-25T21:51:00.003-04:00</published><updated>2008-10-25T22:22:43.237-04:00</updated><title type='text'>Une journée pluvieuse dans la vie d'une exhibitionniste déprimée</title><content type='html'>Être célibataire par temps pluvieux, y'a plus heureux comme situation. Mais y'a pire aussi. Comme être célibataire pendant un ouragan. Le vent emporte toutes vos revues porno, celles qui vous tiennent compagnie quand la solitude des draps et la place vacante dans votre lit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;king size&lt;/span&gt; se font insupportables, et ça, des revues porno qui volent de tout bord tout côté, c'est vraiment pathétique comme image.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui était une journée pluvieuse comme seule la fin octobre sait nous les offrir. Et aujourd'hui, j'étais plus célibataire que jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis levée à 10h30, alors que j'avais mis mon cadran pour me réveiller à 8h45. On dirait bien que je ne trouvais pas de raisons suffisament convaincantes pour me lever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis fait un bol de café au lait dans lequel j'ai trempé le pain aux bananes et chocolat que je m'étais fait hier soir - je sais, mes vendredis soirs sont complètement endiablés, ne m'en parlez pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai plié le linge propre qui était resté en tas sur le dessus de la laveuse. J'ai rangé la vaisselle qui avait passé la nuit à sécher sur le comptoir. Effectivement, toutes les activités ménagères étaient de merveilleuses excuses pour ne pas faire ce que j'avais à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis finalement mise à la tâche. J'ai sorti stylo, feuilles lignées et bouquins et je me suis mis à lire pour préparer ce fameux exposé que j'aurai à faire dans moins de deux semaines à l'université. Attriquée comme une demeurée -t-shirt étiré et robe de chambre en rétine blanche sur le dos, bas de laine pour hommes aux pieds et bandeau retenant mes cheveux gras pour cause de grève de douche ce matin -, j'ai lu avec presque motivation pendant deux heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je méritais une pause. Alors j'en ai profité pour vider mon garde-robe à la recherche d'un papier que je cherchais depuis quelques jours et sur lequel je n'avais pas encore réussi à mettre le grapin. Je ne l'ai pas trouvé, mais à la place, je suis tombée sur des vieilles partitions de clarinette. Je me suis sentie comme si je venais de découvrir le tombeau de Champlain; fallait absolument que je joue une de ces pièces que j'avais tant pratiquées lorsque j'étais dans l'harmonie de la polyvalente. Il y a bientôt quinze ans. Ouch. Ressortir mon instrument, celui auquel je ne touche presque plus: une autre bonne excuse pour ne pas faire ce que j'avais à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, je me suis dit que ça serait bien de bouger un peu. Comme si la pluie ne suffisait pas, j'ai décidé d'aller me mouiller encore plus en allant à la piscine du quartier. J'ai fait des longueurs pendant une demie heure, dans le corridor «Lent». Je ne me sentais pas l'orgeuil d'aller dans le «Moyen» aujourd'hui, alors je me suis contentée de nager en compagnie des p'tites grosses et des octogénaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis douchée, j'ai enfilé mes vieux joggings, mes bottes de pluie, mon imper rouge et ma tuque mauve et je suis arrêtée à l'épicerie du coin faire quelques provisions pour souper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes longueurs avaient beau être «lentes», elles m'avaient creusé l'appétit. En revenant à l'appartement, je me suis gavée de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tostitos&lt;/span&gt; avec crème sûre et salsa, histoire de bien récupérer toutes les calories que j'étais parvenue à brûler en allant à la piscine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, j'ai lu encore un peu. C'était censé être une journée d'étude aujourd'hui, après tout.... Mais mes yeux se sont mis à fermer tout seul, et ne me sentant pas la force de lutter contre les forces naturelles du sommeil, j'ai consenti à faire un petit roupillon. J'ai dormi en cuillère avec le chat qui ronronnait goulument. C'est une image aussi touchante que désespérante...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au réveil, je me suis cuisinée un petit plat de pâtes, rien de compliqué - pesto, asperges et tomates séchées, on connaît des ingrédients moins appétissants. J'ai savouré le tout devant le mauvais film qui jouait à un des quatre canaux que je reçois avec mes oreilles de lapin. Une fois le festin terminé, j'ai éteint le téléviseur, allumé la musique et me suis remise à la tâche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une vingtaine de pages, une soudaine envie de baiser m'est montée au cerveau - ou m'est descendue dans les pantalons, je ne sais trop. J'ai stoppé ma lecture et je me suis masturbée en pensant à deux ou trois gars différents. Aucune image n'arrivait à m'exciter réellement; il est temps que je me trouve un nouvel amant. J'ai quand même fini par jouir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis lavé les mains, j'ai attrapé mon portable et je me suis dit: «Tiens, et si je racontais ma journée sur mon blogue. Ça fait mille ans que je n'ai pas écrit.» Et voilà, c'est ce que je suis en train de faire en ce moment. Révéler les petits secrets de mon existence misérable comme on dresse une liste d'épicerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être célibataire par temps pluvieux, y'a pire. Mais vraiment, on peut facilement trouver plus excitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne me reste plus qu'à souhaiter que j'ai au moins un lecteur masculin et que celui-ci s'avère être plutôt joli, moyennement sportif, beaucoup intello, qu'il aime la musique, le cinéma, la bonne bouffe, les voyages et le plein air et qu'il est du genre à se laisser séduire par des exhibitionnistes déprimées comme moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-2993064516415154282?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/2993064516415154282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=2993064516415154282' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2993064516415154282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2993064516415154282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/10/une-journe-pluvieuse-dans-la-vie-dune.html' title='Une journée pluvieuse dans la vie d&apos;une exhibitionniste déprimée'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-4438899300604295590</id><published>2008-07-12T17:57:00.003-04:00</published><updated>2008-07-12T19:06:39.100-04:00</updated><title type='text'>Suite et fin d’une histoire qui commence</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;On a garé la voiture au pied de la montagne et on a gravi cette dernière à la course. Je suis arrivée au sommet en premier, essoufflée comme un poisson rouge qui aurait tenté de dépasser une baleine – est-ce que ça se peut, être essoufflé quand on est un poisson? Qu’importe. Rendue en haut, les vêtements d’entraînement trop grands pour moi qui constituaient ma tenue de soirée étaient tout humides. Vraiment, on repassera pour le &lt;i style=""&gt;sex appeal&lt;/i&gt;. Je me suis accrochée au fait que les odeurs que l’on dégage naturellement, bourrées de phéromones, peuvent avoir un effet séducteur très puissant sur le sexe oppposé, histoire de me convaincre que j’avais encore des chances de charmer Jee ce soir-là…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Putain, t’es en forme toi! Ou t’as triché et pris un raccourci?!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ni l’un ni l’autre. J’pouvais juste pas te laisser gagner! L’orgueil qu’on appelle. Une belle invention…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ouais, ça, je sais que t’en manques pas! Faut toujours que t’ailles le dernier mot, hein?!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;C’tu veux j’te dise…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Rien, alors.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu vois, tu peux pas t’empêcher de répondre, tu peux pas me laisser clore la discussion!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;C’est faux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Haha!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ok, peut-être que…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu continues!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bordel…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Arrête!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;T’es pas &lt;i style=""&gt;game&lt;/i&gt; de fermer ta trappe!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ça, c’est LA chose qu’il ne faut pas me dire dans la vie : t’es pas &lt;i style=""&gt;game&lt;/i&gt;. On pourrait me faire faire à peu près n’importe quoi juste en me disant que je ne suis pas &lt;i style=""&gt;game&lt;/i&gt;. J’y peux rien, je crois que c’est un défaut de fabrication que j’ai, mon cerveau se met à bouillonner quand il entend ça, mes glandes sécrètent de l’adrénaline en quantité industrielle, tous les muscles de mon corps se contractent et se mobilisent pour prouver à mon interlocuteur qu’il a tout à fait tort de croire que je ne suis pas en mesure de relever son défi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Dans ce cas-ci, ce sont tous les muscles de mon visage qui sont entrés en service pour s’assurer que ma petite bouche ne s’ouvrirait plus. Je ne suis pas &lt;i style=""&gt;game &lt;/i&gt;de me fermer la trappe? Voyons voir. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Il y a plusieurs façons d’avoir le dernier mot; parmi elles, se taire est probablement la plus efficace. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bon! Je savais que si je te disais ça, tu allais te la boucler!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu vas tenir longtemps tu penses?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Moi je gage que tu peux pas faire plus que 2 minutes…38 secondes…et cinq huitième. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Et je suis généreux!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu peux pas t’empêcher de parler, petite pie!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Jee s’est mis à me chatouiller, simplement pour me provoquer. Le salaud. Mais j’allais tenir bon. J’allais tenir bon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu vas ben finir par crier pour appeler à l’aide!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je suis la fille la plus chatouilleuse au monde. Vraiment. Mais j'allais tenir bon. J'allais tenir bon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu t’es mise dans de beaux draps ma jolie!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bon, le chatouillage n’est pas suffisant pour te faire réagir; je vais devoir trouver une technique plus adéquate!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Qu’est-ce que tu dirais de ça?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Jee a collé ses lèvres contre les miennes. Il essayait d’enfoncer sa langue à l’intérieur de ma bouche, mais je tenais mes lèvres fermement closes, bien décidée à ne pas le laisser entrer. Ce n’est pas lui qui était supposé m’embrasser, c’est moi. Et ce n’est pas de cette façon là que ça devait se passer. On n’était pas censés s’embrasser juste pour dire, juste pour le &lt;i style=""&gt;kick&lt;/i&gt;, juste pour fermer la gueule à l’autre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ok. Un point pour toi. Mais ce n’est que partie remise, traître. Les &lt;i style=""&gt;smoked meat&lt;/i&gt; vont être frettes, passe-moi le mien s’te plaît.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’ai gagné, j’ai gagné!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu n’as aucun mérite. Tu as utilisé des armes illégales.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ah, parce que y’a une règle quelque part qui dit qu’on n’est pas supposés s’embrasser?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Euh… oui! J’te rappelle qu’on est juste des &lt;i style=""&gt;amis, &lt;/i&gt;toi et moi. Malheu… euh, euh. (Éclaircissement de gorge, faire semblant qu’on s’étouffe un peu.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Malheureusement?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’ai pas dit ça.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je sais. T’as dit malheu… euh, euh. Ce qui, si je traduis, veut signifier «malheureusement».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’ai pas dit ça.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;T’as pas dit ça mais tu le pensais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Arrête là.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ben en tout cas, si toi tu le pensais pas, moi je le pensais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Deuxième manière la plus efficace pour me faire fermer la gueule : s’appeler Jee et me dire qu’on trouve cela dommage de n’être que mon ami. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Regard confus, mains qui tremblent, bouche qui devient sèche soudainement. À quoi il joue, merde?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;À quoi tu joues merde?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Pourquoi tu ne t’es pas laissé embrasser? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Parce que c’est à peu près la seule limite qu’il y a entre nous Jee : on ne s’embrasse pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ok, mais t’en avais envie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je le sais. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je sais que tu voulais qu’on parle ce soir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je sais que tu sais pas comment me le dire…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Mais que tu en meures d’envie…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Veux-tu, je vais te faciliter la tâche?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Avoueye donc!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Mais faut que tu te laisses faire cette fois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Et il a de nouveau collé ses lèvres sur les miennes. Or, cette fois, oui, je n’ai pas formé de barrage en pinçant le bec. Je me suis complètement abandonnée à ce baiser inattendu. À ce baiser inespéré. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu vois, c’est meilleur quand tu ouvres la bouche!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Qu’est-ce qu’on est en train de faire là?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;De s’embrasser.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Oui, ça, j’avais remarqué. Mais pourquoi tu m’embrasses, Jee?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Parce que j’en ai envie et toi aussi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Envie, d’accord, mais envie de quoi au juste?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’ai envie d’être ton chum. J’ai envie d’être celui que j’ai toujours été pour toi, mais le petit bonus en plus! J’ai envie de te tenir par la main dans la rue. J’ai envie de t’amener souper chez mes parents en leur disant «Tadam, voici ma nouvelle blonde!» et qu’ils fassent le saut lorsqu’ils vont se rendre compte que c’est toi. J’ai envie que tu m’appartiennes, parce que j’suis tanné d’être jaloux des gars que tu ramènes des bars les vendredis soirs. J’ai envie que tu ne sois plus obligée de te taper un mec différent tous les week-ends pour te sentir femme et attirante, j’ai envie qu’il y ait juste un homme dans ta vie pis que ça soit moi. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 53.4pt; text-align: justify; text-indent: -32.1pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;                   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Veux-tu?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-align: justify; text-indent: -14.15pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;       &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Dis donc, as-tu volé cette réplique là à Freddy Prince Jr ou quelqu’un dans le genre, dans un de ces fameux films de fille?!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-align: justify; text-indent: -14.15pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;       &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Non, c’est Freddy qui m’a volé mon punch dans son dernier mauvais, très mauvais film.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 53.4pt; text-align: justify; text-indent: -32.1pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;                   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ah, ok. J’étais pas sûre si c’était lui qui avait dit ça ou Matt Damon...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 53.4pt; text-align: justify; text-indent: -32.1pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;                   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bon, t’as fini de parler cinéma là, et tu me &lt;i style=""&gt;frenches&lt;/i&gt;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je ne pouvais rien répondre à cela, que le plus sensuel baiser que j’étais capable de donner. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je crois qu’on s’est embrassés comme ça pendant à peu près deux heures. Les &lt;i style=""&gt;smoked meat &lt;/i&gt;ont eu le temps de devenir froids au moins trois fois. Mais ce n’était pas très grave, on n’avait plus vraiment faim.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Le reste de la soirée s’est déroulé sans paroles, ou à peu près. Les seuls mots utilisés furent ceux du cœur. Et les seuls gestes posés, ceux de deux corps qui enfin se sont trouvés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;***&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;FIN DE L’ÉPISODE&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Nota bene &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;: je pars en vacances trois semaines, alors ne vous surprenez pas si je ne donne pas beaucoup de nouvelles…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Pendant ce temps, profitez du beau temps, au lieu de surfer sur le web!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-4438899300604295590?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/4438899300604295590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=4438899300604295590' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4438899300604295590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/4438899300604295590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/07/suite-et-fin-dune-histoire-qui-commence.html' title='Suite et fin d’une histoire qui commence'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-2924778761617019958</id><published>2008-07-09T14:32:00.001-04:00</published><updated>2008-07-09T15:49:46.484-04:00</updated><title type='text'>Un amour X-large pour emporter s’il vous plaît</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;La serveuse m’a amené mon double martini. J’ai sorti mon portefeuille de mon sac à mains pour régler la note, mais Jee s’est interposé en disant que c’est lui qui payait, puisque c’était à sa demande que nous étions venus là prendre l’apéro. En bonne fille des temps modernes que je suis, j’ai refusé que l’homme paye pour moi, trop orgueilleuse, trop fière, trop plein de choses niaiseuse, alors je me suis obstinée un peu avec lui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ben non, c’est beau. Je vais payer mademoiselle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Arrête donc de faire ta féministe à deux sous là, c’est pas parce que je te paye un drink qu’automatiquement tu deviens soumise à moi et à tous les autres hommes! Tenez mademoiselle, gardez la monnaie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Non mademoiselle, redonnez-moi le dix dollars, prenez mon vingt à la place. Ça n’a rien à voir avec mon supposé féminisme à deux sous tu sauras, Jee Bédard!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ah non?!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Jee m’a arraché des mains le dix dollars que la serveuse avait consenti à me redonner, pour mieux le lui tendre à nouveau. J’ai poursuivi le petit manège en reprenant encore le billet des mains de la demoiselle qui commençait à être franchement exaspérée. Ses soupirs découragés soulevaient la mèche de cheveux qui pendait devant ses yeux. On aurait dit une mauvaise scène de film américain. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bon, décidez-vous là, j’ai d’autres clients à servir moi!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Elle a relâché le billet que j’étais en train d’essayer de lui arracher avec une force exagérée. Résultat : j’ai tiré inutilement fort sur le dix dollars, mon coude fut propulsé par derrière, pour atterrir exactement là où se trouvait le plateau rempli de bières et autres substances alcoolisées de la serveuse, à qui j’ai donné une nouvelle raison, encore meilleure celle-là, d’être frustrée. L’équivalent d’environ cent dollars de consommations s’est retrouvé sur le sol. Une marre de malt et de houblon liquides s’est formée sous mes pieds. Jee s’est mis à rire comme un perdu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Au moins ton martini lui est sain et sauf : tu pourras te saouler pour oublier ta honte!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Je n’ai rien répondu. Je me suis contentée de me précipiter aux toilettes pour éponger la bière qui s’était répandue sur ma robe et qui n’allait pas tarder à sécher et à empester le fond de tonne. C’est en m’affairant devant le miroir à frotter vigoureusement ma petite robe noire – semblable à celle qu’ils utilisent dans les pubs pour nous faire croire que l’anti-sudorifique qu’ils essaient de nous vendre ne tache pas les vêtements, mais on sait toutes que c’est n’importe quoi – que je me suis rendue compte que je n’avais toujours pas remis ladite robe à l’endroit. Assurément, je ne faisais qu’empirer ma condition, à chaque geste que je posais. On allait me couronner reine de la maladresse et de la stupidité d’ici minuit. J’aurais voulu volontairement gâcher cette soirée, je n’aurais pas trouvé meilleure tactique. L’avantage dans tout cela, c’était que vraiment, je ne pouvais pas descendre plus bas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Et c’est quand on n’a absolument plus rien à perdre qu’on trouve généralement le courage d’agir. Je suis retournée dans le bar sans même prendre le temps de mettre ma robe du bon côté. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Le &lt;i style=""&gt;boss boy &lt;/i&gt;finissait de nettoyer mon superbe dégât et Jee, de se payer ma gueule. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;On s’en va.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Mais t’as même pas pris une gorgée de ton double martini encore!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’ai pu soif. J’ai déjà en masse bu, mais au lieu d’être par la bouche, ça été par les pores de ma peau. Allez! Viens t’en!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ahh! J’t’adore toi! Toujours de l’humour, même dans les situations où t’as l’air complètement taré! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Merci. Viens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’ai empoigné Jee et l’ai traîné jusque sur le trottoir, pendant qu’il rigolait et saluait les clients et les employés du bar, avec le même sourire idiot que Miss Connecticut sur son char allégorique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bon. J’voulais voir de quoi avait l’air le nouveau bar : c’est fait. J’suis mieux d’en avoir profité, parce que j’pense ben que c’est la dernière fois que je mettais les pieds ici!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;De toute façon, ils vendent leurs drinks ben trop cher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;T’as pas à chialer, t’as rien payé!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Hey, c’est moi qui l’ai payé mon verre je te ferais remarquer monsieur, c’est pas toi!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Non, c’est pas moi, mais c’est pas toi non plus : on a payé ni l’un ni l’autre, avec tout le tapage que t’as fait, la serveuse a été distraite et on a tous les deux gardé notre argent! Bonne technique!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;C’était pas volontaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Essaye pas! Petite voleuse!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’suis pas une voleuse!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Mais si! Une jolie voleuse! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bon, la ferme pis débarre les portières que je rentre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Woh! No way que tu t’assieds dans ma voiture imbibée de bière de même! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Niaise-moi pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’te niaise pas! Tu vas te faire sécher un peu avant!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’en avais assez. Il se foutait de ma gueule de plus en plus. Son petit sourire en coin me faisait chier. Quel con. Il voulait avoir le dernier mot? Eh bien pas question! Monsieur ne veut pas que j’entre dans sa bagnole avec ma robe pleine de bière? D’accord.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;J’ai retiré ma robe, comme ça, en plein centre-ville, en plein jour, en pleine folie, en pleine arrogance, je ne pouvais pas laisser Jee gagner sur ce coup là.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Heureusement que j’avais pris soin de mettre mes plus beaux sous-vêtements avant de partir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bon, je peux embarquer maintenant?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Jee n’a rien dit. Son petit sourire en coin a soudainement fait place à une bouche béate et à un regard désarçonné. Il a déverrouillé et j’ai pu aller me cacher dans l’auto. J’ai pris la couverture qui traînait sur la banquette arrière pour me recouvrir et j’ai gentiment fait un &lt;i style=""&gt;fuck you&lt;/i&gt; à un quinquagénaire qui passait par là et qui se montrait un peu trop excité par mon striptease improvisé. Jee, lui, n’en revenait pas encore, il avait toujours la main sur la poignée, ne se décidant pas à entrer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu viens?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;T’es complètement cinglée, tu le sais ça?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Qu’importe. J’ai faim. Go.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Tu comptes aller au resto en tenue d’Eve ou?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Non. Pu envie d’aller au resto. Pourquoi on n’irait pas se chercher deux gros Schwartz’s bien gras qu’on pourrait bouffer sur la montagne après?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;On?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ok. Tu. Tu vas aller nous les chercher et moi je vais t’attendre dans le char, à moitié toute nue!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Bon plan. Et quand je reviendrai, est-ce que tu te seras rhabillée, parce que là, j’suis pas sûr que la montagne soit autorisée aux naturistes!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;T’as ton linge d’entraînement dans le coffre?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Oui. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Ça sera ça ma tenue de soirée alors.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;CONTINUONS LE SUSPENS… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-2924778761617019958?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/2924778761617019958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=2924778761617019958' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2924778761617019958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2924778761617019958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/07/un-amour-x-large-pour-emporter-sil-vous.html' title='Un amour X-large pour emporter s’il vous plaît'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-8547821566714682490</id><published>2008-07-03T14:58:00.000-04:00</published><updated>2008-07-03T15:44:59.236-04:00</updated><title type='text'>Les plans d'nèg'</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;J’avais tout prévu. Passé des nuits entières à mijoter mon plan. Tout se déroulerait comme je le désirais, je ne pouvais accepter qu’il en soit autrement. Il fallait que ça marche. Il fallait que les choses se passent bien. Il fallait que les choses se passent tout court. J’en avais assez de me retenir, plus question d’attendre et de rater ma chance. C’est ce soir-là que je me lançais. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Dans le vide. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;J’en étais à pratiquer mon petit discours romantique à deux cennes – Jee, je t’aime. Toi et moi on est faits pour être ensemble, ne le vois-tu pas? Prends-moi! Jee, je t’en prie, prends-moi! Déshabille-moi, maintenant, tout de suite! – quand le téléphone a sonné; Jee appelait pour me dire qu’il s’en venait me chercher cinq minutes plus tard. Merde. Je n’avais pas vu le temps passer, trop obnubilée que j’étais par mes fantasmes et les dialogues que je nous inventais, à Jee et à moi. À trop rêvasser, j’avais oublié de m’habiller. Une débile n’arborant qu’une petite culotte et un soutien-gorge devant sa fenêtre de chambre, qui n’a pas pris soin de tirer les rideaux et qui gesticule passionnément et balance des refrains d’amour à un ami imaginaire. Voilà ce que j’étais. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Une débile.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Qui s’apprête à bousiller une amitié extraordinaire sous prétexte qu’elle est amoureuse du garçon censé être son simple copain. Quelle conne. Mais je n’avais plus le choix…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Coup de klaxon. Jee est là. Et moi je n’y suis plus, mais alors là plus du tout. Mes jambes se mettent à trembler, mon corps à jouer à saute-moutons; je n’ai plus de salive ni de jugement. Je m’affole, je cours à travers tout l’appartement à la recherche de mon sac à mains – que j’avais stratégiquement placé à côté de la porte, avec mes clés, mon parapluie et tout ce que je ne voulais pas oublier. Mais c’était là trop de logique pour la pauvre fille perdue que j’étais soudainement devenue. Jee, je t’aime. Prends-moi! Jee, je t’en prie, prends-moi! Déshabille-moi, maintenant… Je n’avais que ces mots en tête, ils formaient un brouillard dans mon cerveau qui m’empêchait de voir le reste. Plus vite je lui ferais mes révélations, mieux ce serait. Qu’il parte à rire, qu’il me dise non et qu’on en finisse, bordel. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;J’ai agrippé mes effets personnels, verrouillé la porte – quand même, c’est bien que j’y ai pensé – et dévalé les escaliers en trombe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Salut beauté. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Jee… Je…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Ça va?! T’as l’air bizarre!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Ah… euh… non, non, ça va. Je… j’étais pas tout à fait prête quand t’as appelé, c’est pour ça, je me suis un peu dépêchée… Je…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Oh. Ça doit être pour ça que t’as mis ta robe à l’envers!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Shit. Ça commence bien encore. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Tu me donnes deux secondes, je remonte la mettre du bon côté?! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Ben non, laisse faire ça, tu le feras au resto!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;J’vais avoir l’air fine encore, de rentrer accoutrée de même!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Moi j’te trouve plutôt sexy comme ça!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Bouche ouverte, rien qui sort. Un point pour Jee. Il a démarré la voiture et on s’est dirigé vers le resto. Mon estomac était aussi à l’envers que ma robe, je me demandais bien comment j’allais réussir à avaler quoi que ce soit. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Tu veux qu’on aille prendre l’apéro avant? Y’a un nouveau bar qui vient d’ouvrir, à côté de là où on va, j’aurais bien aimé aller y faire un tour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Ok. Une p’tite shoot d’alcool, ça ne me fera pas de tort. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;T’es sûre que ça va toi?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Oui, oui. Fais-toi en pas. Stressée un peu, c’est tout.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;La job?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Ouais, c’est ça. La job.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;La job que tu me donnes. Les efforts que je fais. Pour avoir l’air naturel. Pour agir normalement. Pour être moi, pour être belle, pour être cool, pour être celle avec qui t’as du plaisir, comme toujours. Pour être celle qui t’aime mais que ça ne paraît pas trop. Pas tout de suite. Plus tard les révélations. Plus tard. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Pour l’instant, plus d’alcool.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Un double martini s’il vous plaît.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;À SUIVRE…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-8547821566714682490?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/8547821566714682490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=8547821566714682490' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8547821566714682490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8547821566714682490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/07/les-plans-dng.html' title='Les plans d&apos;nèg&apos;'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-8518585295796728358</id><published>2008-06-27T16:18:00.000-04:00</published><updated>2008-06-27T16:59:59.689-04:00</updated><title type='text'>La provocation – première partie</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;J’en ai assez de passer pour la bonne fille, la sage, la prude, la celle qui agit toujours selon ce qu’on attend d’elle. On travaille toute une vie à se bâtir une réputation, mais ce qui est le plus difficile, c’est de la défaire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;On joue tous un rôle. On entre dans des catégories. Pour certaines personnes, on ne sera jamais qu’un collègue, un voisin, un colocataire, alors que d’autres nous percevront comme un confident, une personne sur qui on peut compter pour se sortir de la merde, une baise occasionnelle, un bouc émissaire, quelqu’un à qui on ment. On ne parvient que très rarement à se sortir de ces carcans. L’opinion que les gens ont de nous peut changer avec le temps, mais il est plutôt rare qu’on réussisse à passer d’une catégorie de relation à une autre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Jee est mon ami depuis longtemps. On s’est toujours bien amusé ensemble. Sans trop chercher à comprendre pourquoi. Ç’aurait probablement tué notre complicité que d’essayer d’en saisir les rouages et les raisons. Mais tout le monde autour se l’est pourtant déjà posé, la question. – Pourquoi vous sortez pas ensemble? – Ça serait un bon p’tit gars pour toi, de me répéter sans cesse ma mère. – Pourquoi donc que vous formez pas un ti-couple vous deux, vous m’faites penser à moi pis ton grand-père, dans l’temps, de surenchérir ma grand-mère. Discours usuel, que je me suis habituée à entendre sans écouter. N’importe quoi. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Jee est mon ami. Depuis longtemps. Jee est mon ami. Depuis. Jee. Mon. Longtemps. Ami. Un mantra que je prononce en boucle, comme pour endormir la véritable nature de mes sentiments.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;On en a déjà parlé lui et moi, un peu à la blague. Une amitié gars-fille, comme la nôtre, c’est rare – Ouais. Personne y croit on dirait. – Ils sont juste jaloux. – Et avec raison! S’ils savaient, tout le bon sexe qu’on a ensemble! – Haha, le bon sexe, oui… – Mais c’est vrai qu’on est chanceux de s’avoir. – Oui. – Faudrait pas gâcher ça en couchant ensemble. – Non, faudrait pas. – Non. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Faudrait pas. Mais depuis quelques semaines, je ne pense qu’à ça. Au début, ce n’était que pour la frime, que pour me tester moi-même, me faire rire, un peu, m’imaginer ce que serait la vie si Jee… Je repoussais assez rapidement les images trop osées qui pouvaient me venir en tête. Je ne voulais pas vraiment savoir, au fond, ce que serait la vie si Jee. Mais plus j’essayais d’étouffer ces pensées vicieuses, plus elles prenaient de l’ampleur. Elles revenaient en force la fois suivante. En tâchant d’oublier, parfois, on accentue le souvenir. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Il s’agit ici du souvenir d’une chose qui n’est jamais arrivée, mais dont l’absence me gruge de plus en plus. Je n’y tiens plus. Il faut que je sache.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;C’est donc ce soir que je mettrai mon plan à exécution. Je n’en peux plus d’être confinée à la catégorie amie. C’est surtout que j’ai peur qu’on se soit trompés, lui et moi. Qu’on se soit attribué la mauvaise catégorie. Que nous soyons passés à côté de quelque chose de merveilleux sous prétexte que les limites de notre catégorie ne nous permettaient pas d’aller plus avant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Les limites ne sont-elles pas là pour être franchies? Pour une fois, je veux aller trop loin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-8518585295796728358?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/8518585295796728358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=8518585295796728358' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8518585295796728358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/8518585295796728358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/06/la-provocation-premire-partie.html' title='La provocation – première partie'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1204595293640948133</id><published>2008-06-17T22:36:00.005-04:00</published><updated>2008-06-17T23:12:41.373-04:00</updated><title type='text'>Ce n'est pas une montagne</title><content type='html'>HOMMAGE À RENÉ MAGRITTE EN TROIS TEMPS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas une montagne ce ne sont que les jours accumulés il faut bien que quelqu'un paie pour toute cette pluie qui ne tombe pas et les enfants qu'on force à ravaler leurs larmes sèchent les rivières et tu verras le chemin renaître de leurs cendres de grandes traces grises à suivre lors des trop grandes lumières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas une montagne ce sont les cumulus de juin qui s'agglutinent à l'approche du solstice forment une nouvelle frontière entre le jour et la fin de ce que tu appelais jadis - le monde - mais ce n'était encore qu'un avant-goût de ce que serait ta vie après son départ&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce n'est pas une montagne c'est ton corps qui recouvre l'horizon fatigué de sa course autour d'une planète sans révolution on t'avait dit qu'elle viendrait à toi tu as cru bon attendre mais n'est venu qu'un vent sec charriant le souvenir de mains et de rocs auxquels tu n'as fait que rêver puis plus rien - sous prétexte que - tu es encore là où tout a commencé c'est de l'horizon que l'on naît de sa ligne transparente au bout de nos doigts qui pointent sans pouvoir toucher&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1204595293640948133?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1204595293640948133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1204595293640948133' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1204595293640948133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1204595293640948133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/06/ce-nest-pas-une-montagne.html' title='Ce n&apos;est pas une montagne'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-2196190845368134930</id><published>2008-06-07T15:07:00.001-04:00</published><updated>2008-06-07T16:15:40.758-04:00</updated><title type='text'>Poésie du dimanche - parce qu’on est samedi mais qu’on vit toujours un pied dans l'avenir</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;SILLON&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Le train file un morceau de toi arraché à mon chandail qui pend – ne tire pas – tout pourrait tomber et les choses si belles se défaire sans que plus jamais nous sachions les remettre à leur place on avance dans le jour qui tire – lui aussi à sa fin alors que – cette impression que tout commence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;MÉTÉORITE&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;le train va et nos corps suivent enfin les choses prennent le sens qu’on voulait leur donner nos révolutions à n’être plus vaines ta lente traversée de mon corps comme d’une stratosphère jusqu’à un océan qui n’existe pas encore où aller nous exploser sans faire de vague &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;TRENTE NŒUDS&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;sur les nappes turquoises les voiliers blancs d’ogive sondent une &lt;i style=""&gt;terra incognita&lt;/i&gt; – ils espèrent découvrir îles nouvelles et grèves vierges alors que sous leur coque déferle l’inconnu – à leur insu cette mer – personne n’avait vu que je t’aimais mais on croyait les mers trop grandes pour être manquées l’infini à tout coup déjà révélé et les voiles toujours capables de nous y mener il faudrait apprendre à faire un peu moins confiance&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;LES JOURS RÉCIPROQUES&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;à cette époque où tout encore était à apprendre et les limites à cartographier j’aurais dû m’intéresser un peu plus à la géographie et moins à ton corps sans frontière autre que l’amour que nous ne partageons pas quand la terre est sans issue les corridors sont tout ce qu’il reste à arpenter&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;SOLSTICE DE JUIN&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;nous coupons à travers les champs sans rien cueillir vraiment que les restes d’une ancienne récolte nous allons vers l’été à toute vitesse mais toute vitesse n’est pas bonne à dire la lumière n’était peut-être pas faite pour toi et moi – il n’y aura dans le feu de la st-jean qu’un peu plus de paille qu’à l’habitude&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-2196190845368134930?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/2196190845368134930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=2196190845368134930' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2196190845368134930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/2196190845368134930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/06/posie-du-dimanche-parce-quon-est-samedi.html' title='Poésie du dimanche - parce qu’on est samedi mais qu’on vit toujours un pied dans l&apos;avenir'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-3152788304966905727</id><published>2008-06-04T17:00:00.002-04:00</published><updated>2008-06-04T17:03:01.704-04:00</updated><title type='text'>Portrait d’une femme en mouvement</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;Nous allons bientôt partir. Les passagers sont tous assis. Sauf une. Mais personne ne s’indigne de son retard – nous n’oserions pas lui faire des yeux qui grondent, de peur de la casser. Cette femme n’est pas une femme, c’est une silhouette, fragile et grise. Elle traverse le wagon, sa serviette ramenée contre la poitrine, les bras croisés. Elle n’a que ce seul bagage, minuscule, mais il semble qu’il contienne beaucoup de tristesse. Ses traits sont las et ses pas, des soupirs. Ils la mènent juste devant moi. Elle s’arrête. Prend son billet. Regarde son billet. Regarde le numéro inscrit au-dessus du siège. Du billet à l’affiche, de l’affiche au billet, les yeux ont dû faire l’aller-retour à quinze reprises. Rassurée – probablement ne voulait-elle pas rater son coup cette fois, assez d’occasions furent déjà gâchées –, elle prit place à mes côtés. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;Nous allons passer le voyage ensemble, mais nous ne nous parlerons pas. La proximité ne fait pas la parole. Le train est à l’heure et moi dans la lune. Je fais défiler les pages de mon livre comme les séquences d’un film muet. Les images ne me disent rien. Encore d’autres qui ne parlent pas. Le silence est brisé par le vrombissement sourd de la machine qui se met en marche. Je fais semblant de faire un mots-croisés en jetant des regards furtifs à ma voisine. Elle ne me remarque pas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;Elle regarde droit devant elle, les bras toujours en croix, serrant la serviette contre son cœur en morceaux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;***&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;Ça fait quatre heures que nous roulons. Nous y serons bientôt. Mes jambes sont engourdies et mon ventre affamé. J’ai à peine touché au sandwich sec acheté au dépanneur de la gare, avant de partir. Je joue avec la croûte, récolte les miettes tombées sur la tablette du bout de l’index et m’amuse à faire des trous dans l’assiette de polystyrène avec le couteau en plastique; tout pour me faire oublier que j’ai une terrible envie d’uriner. Les désavantages d’être du côté fenêtre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;Je n’ose pas déranger ma voisine. J’ai peur qu’elle soit comme une somnambule, qu’elle devienne extrêmement violente si je tente de la sortir de son état léthargique. Depuis notre départ, c’est à peine si elle a remué le petit orteil pour tenter vainement de replacer son bas résille dans sa chaussure. Peut-être a-t-elle cligné des yeux, mais c’est tout. Elle fixe toujours l’horizon. Mais l’horizon est limité : il se trouve à quelques centimètres de son visage – le banc du passager d’en avant. Je me demande ce qu’elle y voit. Si c’est l’avenir, celui-ci risque d’être décevant, car sa moue placide ne laisse présager aucun événement heureux. &lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;***&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;br /&gt;Next station stop, finale destination, Toronto. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;J’ai hâte d’arriver. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;Mais je sens qu’elle, cette femme-ombre, elle ferait tout pour retarder notre entrée en gare. C’est à se demander pourquoi, pourquoi elle l’a pris ce train. Pourquoi n’est-elle pas restée sur le quai; pourquoi n’a-t-elle pas répondu au commis qui la pressait poliment de gagner son siège &lt;i style=""&gt;Je ne viendrai pas, finalement&lt;/i&gt;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;Probablement parce que parfois, continuer d’avancer est la seule chose qui puisse nous garder en vie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-3152788304966905727?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/3152788304966905727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=3152788304966905727' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/3152788304966905727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/3152788304966905727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/06/portrait-dune-femme-en-mouvement.html' title='Portrait d’une femme en mouvement'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1166967555002661370</id><published>2008-05-23T17:55:00.004-04:00</published><updated>2008-05-23T18:49:23.574-04:00</updated><title type='text'>Le grand retour - eh non, il ne s'agit pas de l'émission avec Angèle Coutu.</title><content type='html'>Bon. J'écris ce message et j'ignore si quelqu'un daignera le lire; étant donné mon impardonnable manque d'assiduité des derniers mois, je comprendrais qu'il ne reste plus aucun lecteur fidèle à ce blogue! Or, une gentille et loyale personne anonyme m'a écrit un commentaire la semaine passée pour me laisser savoir que je «vous» manquais. Qui est ce vous, je l'ignore, mais bon, semble-t-il que certaines gens se préoccupent encore de mon sort, malgré toute ma nonchalance et mon ingratitude! J'avoue que ça m'a fait un p'tit v'lours, comme on dit dans le jargon textile. Et voilà, ça m'a convaincue de revenir faire un tour sur la blogosphère, voir si j'y avais encore ma place...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai démarré ce blogue il y a un an presque jour pour jour... Wow. Une année entière... et quelle année! Des milliers de trucs sont arrivés, certains plus dramatiques que d'autres; des morts, des ruptures, des rencontres, des surprises, des rêves, vous avez suivi avec intérêt les hauts et les bas de ma petite vie - certains m'ont même confondue avec Sophie Paquin! (mais non, pas vrai!)-, pendant ces quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis contente d'avoir partagé tout cela avec vous; vous m'avez parfois été de bons conseils et toujours, vous fûtes encourageants (wow, c'est rare que j'utilise le passé simple à la deuxième personne du pluriel!). Cependant, la question que je me pose aujourd'hui, c'est est-ce que j'ai envie de continuer à me livrer aussi ouvertement dans cet espace public? Je ne sais plus s'il convient pour moi de tenir mon journal intime de manière aussi transparente... Non pas que je sois devenue prude ou que j'aie honte de vous révéler ce qu'est devenue mon existence, mais c'est que je ne ressens plus le besoin de me confier de manière aussi pressante. J'ai envie de vivre les choses de manière un peu plus «intérieure». J'en suis là dans ma vie, simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, si je vous ai fait part ici de ma petite réflexion, c'est que je songe à reprendre la plume, oui, mais à modifier un peu le contenu qui se retrouvera ici. Disons que l'approche sera différente. J'ai envie de vous faire lire davantage de fiction - bribes de nouvelles, poèmes, réflexions, etc. C'est que voyez-vous, dans les derniers mois, je me suis rendue compte que l'écriture était un élément essentiel dans mon existence - je sais, ça paraît paradoxal, puisque j'ai si peu écrit ici! Mais à l'université j'ai été amenée à produire beaucoup d'essais, etc. - et j'en suis à me demander si je ne voudrais pas en faire un «métier». En d'autres mots, que diriez-vous de devenir mes lecteurs privilégiés, ceux à qui je soumettrais des ébauches de textes en construction et autres tentatives littéraires?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà la proposition que j'avais à vous faire aujourd'hui. Êtes-vous prêts à me suivre dans cette nouvelle aventure?! Saurez-vous me pardonner mes récentes écartades et embarquer dans mon univers fictionnel avec le même dévouement  dont vous avez su faire preuve auparavant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie B. reprend du service; il n'en tient plus qu'à vous maintenant de faire vivre ses écrits par vos lectures et commentaires...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1166967555002661370?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1166967555002661370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1166967555002661370' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1166967555002661370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1166967555002661370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/05/le-grand-retour-eh-non-il-ne-sagit-pas.html' title='Le grand retour - eh non, il ne s&apos;agit pas de l&apos;émission avec Angèle Coutu.'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-1911932593234628866</id><published>2008-02-16T20:55:00.004-05:00</published><updated>2008-02-16T21:05:45.122-05:00</updated><title type='text'>Quand la grève ne passe pas...</title><content type='html'>Je suis honteuse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon dernier message date du 26 janvier... Zut. Je m'excuse de mon infidélité!&lt;br /&gt;Je suis une piètre blogeuse. Mais je suis convaincue que vous comprendrez, vous qui avez démontré tant de compassion à mon égard, lorsque j'étais seule et que la vie me donnait du fil à retordre; maintenant que mon existence se fait plus clémente, vous vous douterez que je me plais à en profiter et à ainsi passer moins de temps sur le 2.0.!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fermetures de blog furent très tendance dernièrement; beaucoup ont choisi de fermer boutique pour mieux aller voir ailleurs s'ils y étaient. Je ne suis pas prête pour l'instant à mettre la clé dans la porte, mais j'avoue qu'en ce moment, je n'ai absolument pas le temps de nourrir ma petite bête. Un blog, c'est encore plus exigeant qu'un Tamagoshi ma foi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin. Je ne fais que vous avertir que mes apparitions ne risquent pas de se faire plus fréquentes au cours des prochaines semaines, mais venez quand même faire un tour une fois de temps en temps, dès que j'aurai l'occasion, je mettrai quelques pensées et potins en ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant, je me replonge dans mon travail sur la figure paternelle dans les films hollywoodiens. Un samedi soir. Hmm. Vive la mi-session.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-1911932593234628866?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/feeds/1911932593234628866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3405059799668040773&amp;postID=1911932593234628866' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1911932593234628866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3405059799668040773/posts/default/1911932593234628866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmainsvides.blogspot.com/2008/02/quand-la-grve-ne-passe-pas.html' title='Quand la grève ne passe pas...'/><author><name>Mélissa Verreault</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06575791836381530595</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-0dIIx_dz3K0/ThyyHPtS9PI/AAAAAAAAALU/uxWUhpHKTdU/s220/Melissa%2BVerreault%2BCO.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3405059799668040773.post-9140418934640902632</id><published>2008-01-26T16:11:00.001-05:00</published><updated>2008-01-26T16:20:09.607-05:00</updated><title type='text'>Gagnant du FAMEUX concours</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_yheUd0xvCR0/R5uiNEb4okI/AAAAAAAAAC4/AhGyoRXTPMY/s1600-h/ducimus.bmp"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_yheUd0xvCR0/R5uiNEb4okI/AAAAAAAAAC4/AhGyoRXTPMY/s400/ducimus.bmp" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159896143495733826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors, alors, après tout ce temps d'attente, on vous révèle enfin les MAINS GAGNANTES du prestigieux concours &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les mains vides 2008 &lt;/span&gt;! Il s'agit d'une oeuvre du célébre Ducimus, artiste multidisciplinaire émérite. D'ailleurs, Ducimus, comme le stipulaient les réglements du concours, tu as le droit à une pub gratuite pour ton site, si jamais tu désires que je mette un lien menant à ton site personnel sur ma page, tu n'as qu'à me faire signe ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachez qu'il n'est cependant pas trop tard pour m'envoyer des clichés de vos mains, afin que celles-ci servent d'accueillant décor à mon blogue. Vous pouvez me les faire parvenir à :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;lesmainsvides@gmail.com.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon week-end à tous, moi, j'm'en retourne faire des travaux!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3405059799668040773-9140418934640902632?l=lesmainsvides.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmain
